El intimio diario del Sanchez

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JudgeDeath
Démon Actarusien
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El intimio diario del Sanchez

Message par JudgeDeath » mar. 12 mars 2013 10:19

Sanchez lustrait délicatement sa moustache à la courbure orgueilleuse avec le précieux petit pot de cire qu'il tenait délicatement dans le creux de sa main. Il tentait se faisant d'ordonner mentalement ses informations, et d'en extraire des hypothèses...
  • James Starkweather : ce personnage très médiatique dissimule probablement de nombreux secrets, et celui entourant sa relation houleuse avec Acacia Lexington est à élucider prioritairement... se pourrait-il que Lexington ait commandité l'assassinat de Douglas pour nous retarder ? Peu plausible... la discorde entre Starkweather et Lexington tient vraisemblablement de leurs tempéraments intransigeants et inflexibles. Leur rencontre romanesque lors d'un idyllique safari en Afrique à tourné court.
    06/09/1933. Starkweather à menti au sujet de Douglas. Les deux hommes devaient se retrouver aujourd'hui pour discuter. Encore un rendez-vous manqué pour JB. Est-ce Starkweather qui a convaincu Lexington de se rétracter sur ses déclarations relatives au décès de son père? Se connaissaient-ils alors et se cotoyaient-ils toujours ? Et si oui, y avait-il une relation de sujétion entre eux ?
    07/09/1933. Starkweather n'a pas plus de substance qu'une icône de gentleman. Il n'a pas apprécié mes audacieuses initiatives concernant la mort de Douglas. Moore est venu benoîtement m'apprendre je n'étais plus dans ses bonnes grâces... comme si je me souciais le moins du monde de leurs opinions. Personne n'éclipsera l'apothéose qui me revient !
    12/09/1933. Starkweather s'est lancé dans une opération de charme ! il en est devenu méconnaissable. Ou c'est un aveu de duplicité, ou il est d'une naïveté indécente. Je m'interroge... après tout, il m'a donné carte blanche, alors ou est le piège ? c'est peut-être qu'il n'y à plus rien à trouver provisoirement, piégé que je suis sur ce maudit navire ? On peut également mettre en corrélation la métamorphose de Starkweather avec le simple fait d'avoir "levé l'ancre et pris le large". Il y à peut-être un fond de vérité dans les articles de presse qui le dépeignent comme un aventurier du bout du monde. Peut-être n'était-il pas tout à fait à l'aise à New York, trop près d'Acacia Lexington dont la simple évocation du nom déclenche une tension manifeste chez lui. Un point qui aurait tendance à le soulager des griefs que je lui porte et rendre le personnage très ordinaire.
  • Acacia Lexington : née en 1902, cette aventurière mondaine new-yorkaise cultive habilement le secret. Le suicide/assassinat de son père en 1928 et les déclarations confuses et contradictoires d'Acacia à l'époque installe le destin de cette jeune héritière dans la légende. Elle semble se passionner de photographie. J'ai le sentiment que Starkweather lui a joué un bien mauvais tour à l'époque.
    06/09/1932. Je suis parvenu à décrocher une rapide entrevue au manoir Lexington pour le lendemain. Le sésame de ce très officieux interview, la mort de Douglas. Acacia à peut-être une théorie à ce sujet ? Douglas possédait le numéro de Lexington, ils se connaissaient. Je ne pourrais malheureusement pas honorer ce rendez-vous.
    07/09/1933.J'ai rencontré Acacia Lexington dans son manoir familial. Cette jeune femme volontaire et déterminée ne s'encombre pas de mondanités. Elle n'a pas semblé troublée le moins du monde par mes sous entendus au sujet de l'exemplaire des « Aventures d'Arthur Gordon Pym ». Je suis quelque peu désappointé. J'oscille entre l'image de la douce manipulatrice et celle de l'innocente vertueuse... quoiqu'il en soit, je ne risque pas de la revoir de sitôt. Bonne chance à vous Miss Lexington.
  • J. B. Douglas : même pas eu le temps de le croiser que le voilà disparu. Avec Pabodie et Dyer, il était l'un des ultimes survivants de la première expédition. Sa perte est extrêmement dommageable. A la différence de Pabodie, Douglas avait toujours la volonté de gagner l'Antarctique. Dyer est-il toujours vivant ? Dyer aurait-il confié ses services à Lexington ? Pour dresser des hypothèses plausibles sur les agissements de chacun, il est nécessaire de découvrir ce qui s'est réellement produit lors de la première expédition.
    06/09/1932. Dans une lettre datée du 5 septembre, écrite de sa main à l'attention de son frère Philippe, Douglas indique n'avoir jamais souhaité participer à l'expédition Starkweather, et ce en dépit des déclarations publiques de ce dernier. JB était en effet déjà engagé auprès d'un autre commanditaire, mais de qui exactement ? Il semble avoir été en relation avec Lexington, peut-être travaillait-il pour elle ? Peut-être avait-elle sollicité en vain ses services tout comme Starkweather ?
    Quelques jours avant son arrivée sur New York, JB a fait parvenir une malle contenant certains de ses effets personnels à son frère Philippe résidant dans l'état de New York. Sa mort «accidentelle » sur les quais, et la fouille méthodique de sa chambre à l'hôtel Westbury la même nuit, renforce la thèse de l'assassinat. Néanmoins celle de l'accident reste toujours plausible. Il faut découvrir qui était en compagnie de Douglas sur les quais le soir de sa mort.
    07/09/1933. Douglas voulait retrouver trois anciens marins des Miskatonic/Arkham, Wykes, Grimes, Brewer, dans un débit de boisson nommé le « Purple Cup », afin de les dissuader de retourner en Antarctique.
  • Philippe Douglas : Le frère de JB Douglas devrait recevoir la malle de son frère prochainement, où peut-être l'a t-il déjà reçu. Il est possible qu'elle contienne ce pourquoi JB est mort. Bien entendu, ce ne sont que de simples suppositions, mais j'ai comme le sentiment que ces expéditions déchaînent de bien sombres passions. Les dénouements tragiques de l'expédition Miskatonic de 1930 trouvent encore aujourd'hui de bien funestes échos.
    Multiples rendez-vous de prévus entre JB et Philippe : 10h40-12h55-3h10-8h45. Qu'est ce que tous ces heures peuvent bien signifier ?
    06/09/1932. Hansen à récupéré les journaux de bord de Douglas recouvrant la période allant de 1920 à 1933, Philippe pourra légitimement réclamer leurs restitutions afin que nous les consultions. Mais en aurons-nous seulement le temps ?
    07/09/1933. Au final, Willmer n'a pas trouvé la malle de JB Douglas chez son frère Philip. Diable, cette histoire se complique ! Est-il possible qu'elle soit allée entre les mains du notaire Brackman ? Je me fais une raison, il est trop tard pour récupérer le livre des « Aventures d'Arthur Gordon Pym », pour peu que cet ouvrage ai jamais existé...
  • William Moore : Moore est un géologue. Lui et Starkweather se sont rencontrés dans l'Himalaya. Est-il l'âme damnée de Starkweather ? plutôt renfermé et distant, quelconque même... un scientifique affairé ? un homme de paille ? Il me faudra à nouveau tenter de lui soutirer des informations quand son emploi du temps le permettra, mais n'est-ce pas tout simplement une excuse ?
    07/09/1933. Moore a prêté une oreille attentive à mon récit. Il a même contribué à la mise en commun des informations sur les cas Douglas/Sothcott/Lexington. Etrangement, son esprit d'ouverture m'inquiète plus qu'il ne me rassure.
  • Lake : je dois consulter avant le départ de l'expédition la retranscription des enregistrements de Lake. Ils devraient être accessibles à la bibliothèques de New York.
  • Charlene Whitston : jamais rencontrée. Une géologue talentueuse à ce qu'on en dit.
    10/09/1933. C'est une scientifique un peu coincée et déboussolée dans cet univers masculin. Je me suis mis à courtisé Me Whitston. Ma spontanéité cavalière naturelle ne l'a pas laissé indifférente, entourée qu'elle est continuellement par des scientifiques rébarbatifs à sang froid.
    12/09/1933.Je trompe l'ennui régulièrement en sa compagnie par mon jeu de séduction hors pair... mais elle manque définitivement de frivolité ! Quel gachis...
    19/09/1933. Charlene à fait preuve d'une très belle présence d'esprit en utilisant son manuel du parfait scientifique. Il faudrait que je pense à me munir également d'un tel accessoire. Comme quoi, il n'est pas si difficile d'être savant !
  • Pabodie : ?
  • Sothcott : l'allemand illuminé qui harcelait Douglas.
    07/09/1933. suite au kidnapping de Roerich devant le manoir Lexington, Sothcott et ses hommes de mains lui ont dérobé le fameux document de Dyer susceptible d'infléchir l'ESM et l'EAL. Simple collection de mises en garde ou ramassis d'élucubrations d'aliénés, ce document s'est peut-être volatilisé à bord du canot prenant la fuite sur les docks de New York... le commanditaire derrière Sothcott ? L'expédition allemande ?
  • Nicolas Roerich : Ce célèbre peintre est un ami de Dyer.
    07/09/1933. Roerich est venu convaincre Starkweather et Lexington d'abandonner leurs expéditions. Pour accomplir ce tour de force, Dyer lui a confié un document renfermant des révélations troublantes. Ce document est sans doute tombé entre les mains de Sothcott ou de son commanditaire.
  • L'inspecteur Hansen : c'est le prototype du policeman new yorkais sagace et incorruptible. Il enquête sur la mort de Douglas et contrarie mes propres investigations.
    07/09/1933. J'ai transmis à hansen le signalement de Sothcott et de sa clique. Je l'ai également mis dans la confidence de leurs agissements et déprédations à l'encontre du peintre Roerich et de Hans von Staffen. Ils sont extrêmement dangereux... je crains qu'ils aient des informateurs parmi l'équipage de l'ESM. De nouveaux sabotages sont à craindre.
  • Dyer : mais ou est donc passé Dyer ? Dyer est-il toujours vivant ? Dyer aurait-il confié ses services à Lexington ? Pour dresser des hypothèses plausibles sur les agissements de chacun, il est nécessaire de découvrir ce qui s'est réellement produit lors de la première expédition. Laissons Hansen le chercher pour moi, même si la piste me semble plutôt froide.
    07/09/1933. D'après Roerich, et conformément aux informations de Moore, Dyer se trouverait dans l'océan Pacifique. Il est à l'origine de tentatives de dissuasion des expéditions
  • Gérald Brackman : une connaissance de JB. (?) Les deux hommes devaient se retrouver le 06/09 pour discuter. Encore un rendez-vous manqué pour JB.
    07/09/1933. Brackman serait un notaire en liaison avec les Douglas. Il est possible qu'il est récupéré la malle de Douglas, et ce faisant le livre « Des Aventures d'Arthur Gordon Pym ». Enfin c'est une théorie avancée par le pilote Willmer.
  • Pierce Albermale : Un gentleman qui se prétend expert en météorologie.
    12/09/1933. Mister Albermale à un comportement intrigant. Ce Lord à l'esprit insondable me laisse partagé entre l'intérêt de pure politesse qu'il me témoigne, et le désir de m'avouer quelque chose que je pense déceler dans son regard.
    14/09/1933. Un amateur de chocolat vraisemblablement.
  • Leeroy Vaughan : un étudiant dont le nom m'échappe assez régulièrement. Peu de caractère, trop réfléchi et académique, très ennuyeux au final.
    14/09/1933. Leeroy à fait un cauchemar dans lequel il se fait agresser par Samuel Winslow.
  • Hans von Staffen : une sorte d'explorateur de l'extrême. Le type de personne qui ne vit qu'au travers de sa passion. Il a risqué sa vie pour sauver le peintre Roerich. Son indépendance d'esprit me plaît beaucoup, bien qu'il faille du temps pour aller au-delà de la froideur germanique apparente.
    14/09/1933. Hans à fait un cauchemar dans lequel il s'imagine en lutte avec Myers (un compagnon de chambrée). J'ai soulevé l'hypothèse que ce Myers n'est peut-être pas un gentleman, et que ce rêve est un symptôme de ce malaise.Il est à relever que Griffith, le géologue dont le livre a disparu, est le troisième occupant de leur chambre à coucher.
  • Avery Giles : un étudiant un peu perturbé qui se sent régulièrement obligé d'étaler ses connaissances. Je pense qu'il essaie de s'affirmer comme il peut, mais je ne lui en veut pas d'être envieux et sans-le-sou.
    14/09/1933. Giles à des problèmes pulmonaires. Il a également souffert la nuit précédente. C'est une épidémie !
  • Charles Myers : cet homme ne m'a pas vraiment marqué. Il vient au déjeuner pour sympathiser, puis se replie comme une huitre. Rien que de penser aux huitres, ça m'ouvre l'appétit ! ... Ah mais je parlais de quoi au fait ?
  • Nils Sorensen : ce scandinave ne manque pas de tempérament ! Moi qui pensais les nordiques aussi placides que des crustacés de paellas ébouillantés.
    14/09/1933. L'avantage avec les insatisfaits est que l'on peut lire en eux comme dans un livre grand ouvert, et une menace quantifiable est toujours préférable à l'inconnu.
  • Paul Turlow : le second du navire.
    14/09/1933. Une petite frappe qui joue de son autorité pour assouvir ses instincts frustres et vulgaires. J'ai averti Moore pour son geste impardonnable sur ma personne, j'attends de voir si mon avertissement portera ses fruits. Mon sentiment est que les frictions avec le ramassis de vauriens que constitue l'équipage ne font que commencer.
  • William Griffith : un scientifique, géologue, paranoïaque.
    14/09/1933. J'ai interrogé Griffith au sujet de son livre sur les « Aventures d'Arthur Gordon Pym ». Encore ce maudit livre qui resurgit. Griffith assure qu'il y est question d'Antarctique. Je me suis proposé de la seconder dans ses recherches, même si Moore m'affirme qu'il l'aura égaré par inadvertance. Les évènements les plus anodins renferment parfois des vérités insoupçonnés, et l'existence de ce livre revient sur le devant de la scène avec une insistance surprenante.
  • Samuel Winslow : Il est étudiant, en quoi je ne sais pas ?
    14/09/1933. Winslow n'est pas une personne des plus équilibrés semble-t'il. Il souffre de troubles du sommeil et présente certains symptômes de dépression nerveuse.
    19/09/1933. Winslow est une encyclopédie vivante. Tant mieux, je n'aurai plus qu'a lui poser quelques questions quand il me manque des informations plutôt que d'avoir à complulser de poussiéreux et volumineux manuels.
  • Le capitaine Vredenburgh : Le capitaine d'origine hollandaise qui commande la S.S Gabrielle. Professionnel, et confiant, voilà les deux adjectifs qui caractérisent au mieux celui qui tient le gouvernail de la Gabrielle.
    19/09/1933. J'ai effectué une interview du capitaine Vredenburgh. c'est une figure plutôt lisse et sans aspérité apparente. Il est donc parfaitement dans son rôle, c'est manifestement un capitaine expérimenté, reste à observer ses réactions en période de crise...
    Le Capitaine Vredenburgh :
    26/09/1933. Je l'ai baptisé d'un surnom plus respectueux et conforme à sa nature véritable : "Hareng frit sauce hollandaise"
  • Eddie Wright : Vieille connaissance que je pensais reléguer au rang des souvenirs. Un bon pilote d'avion, enfin pour peu que je m'en souvienne réellement, tous les larbins se ressemblent après tout. Lorsque le passé refait surface pour vous tirer la manche avec insistance, c'est très rarement parce que les choses vont bien...
    19/09/1933. J'ai facilité l'embauche d'Eddie dans l'expédition Starkweather Moore. Nous sommes quitte à présent... enfin j'espère.
    [Date]. Eddie Wright est un imposteur, et j'entends bien mettre à nue ses pathétiques manigances.
Théorie conspirationniste et autres joyeusetés, 10/09/1933 :

Contre toute apparence, je pense Lexington au-dessus de tout soupçon. Comme moi, elle est riche et dotée d'une forte personnalité. Son aura de prestige attise les convoitises les plus basses. Je la pense victime d'une sombre machination. Je n'ai qu'un regret, ne pas m'être engagé à ses côtés dans l'E.A.L.
Je n'ai aucune confiance en Starkweather. Derrière son apparence de gentleman se cache une nature sournoise et fruste. Moore ne m'inspire guère plus. Tous les deux oeuvrent dans un sens caché qui m'échappe totalement à l'heure actuelle. Le mieux est encore d'observer discrétement ce duo infernal et de tenter de faire tomber graduellement les faux semblants.

Le commanditaire de Sothcott reste indéterminé. Il est bien question d'une personne s'enfuyant en canoe à moteur lorsque Von Staffen et moi portions secours à l'artiste Roerich. Je m'imagine parfois qu'il s'agissait de Starkweather, mais cela tient sans doute à mon antipathie pour ce personnage trouble.

26/09/1933. Le complot de la fabuleuse machine industrielle allemandeet son aspiration scientifique hégémonique tend à gagner ma faveur dorénavant.
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Re: El intimio diario del Sanchez

Message par JudgeDeath » mar. 12 mars 2013 10:24

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25 Septembre 1933, S.S Gabrielle quelque part dans l'Océan pacifique.
L'assassinat maquillé de Douglas à New York trouve encore de nouveaux et tragiques développements à bord de la S.S Gabrielle. C'est affligeant de constater avec quelle impunité ce criminel parvient à semer le trouble dans notre expédition, et l'incurie des responsables témoignent à nouveau de l'impréparation et de l'amateurisme avec lesquelles nous sommes menés dans une des régions les plus mortelles du globe. Je soupçonne un ou plusieurs complices à notre intrépide saboteur, et la piste allemande tend à gagner ma faveur dorénavent.
Me voilà donc condamné à déjeuner et souper dans de nauséeux relents d'ammoniac, qui vous accompagne du levé du soleil jusque sur l'oreiller à la nuit tombante. Avoir échappé à l'hypothermie de la chambre froide pour souffrir d'intoxication alimentaire contribue à mon irritabilité. Heureusement que les charmantes et délicates attentions de Me Whitson parviennent à me faire oublier la pesanteur étouffante qui règne à bord.

Eddie et Von Staffen se sont lancés dans une chasse à courre pour débusquer notre indésirable passager. Mais leur méthode trop conventionnelle et prévisible ne peut mener qu'à les mettre d'avantage en danger pour un résultat des plus improbable. L'impuissance tend toujours à précipiter les gens dans le désastre la fleur au fusil, à croire que la Grande Guerre n'a guère fait évoluer les consciences sur ce point. Et puis, un bon limier ne se fait jamais remarqué !
Modifié en dernier par JudgeDeath le ven. 22 mars 2013 14:59, modifié 1 fois.

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Re: El intimio diario del Sanchez

Message par JudgeDeath » ven. 22 mars 2013 14:59

26 Septembre 1933, S.S Gabrielle quelque part dans l'Océan pacifique.
Bon, la situation se clarifie : Starkweather s'est lancé dans une croisade toute personnelle, disons franchement égoïste, avec Me Lexington et semble prêt à sacrifier quiconque l'accompagne, de grés ou de "force". Vredenburgh est aussi pugnace qu'un hareng frit sauce hollandaise. Les anciens membres semblent en dehors de tout soupçon relativement au nihiliste qui sévit à bord, car même en ayant quitté l'Antarctique, ils demeurent fondamentalement un brin "givrés". Mademoiselle Lexington est trop noble pour s'adonner à de telles pratiques ; de surcroit c'est une femme, et les femmes sont par nature trop sensibles et répugnent à l'attentat. Reste les allemands dont nous ne savons rien hormis qu'un de leurs exécutants des basses œuvres infernales et mystiques amateur d' Edgar Allan Poe se nomme Sothcott, et qu'il est prêt à toutes les extrémités pour obtenir ce qu'il veut obtenir.

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Re: El intimio diario del Sanchez

Message par JudgeDeath » lun. 1 avr. 2013 11:28

28 Septembre 1933, S.S Gabrielle quelque part dans l'Océan pacifique.
Notes pour plus tard : un allemand ignore totalement la signification des mots discrétion ou subterfuge, ou encore diversion. Le mot stratagème revêt chez lui une signification particulière, car il est en effet synonyme de charge à découvert, au son du clairon et baillonette au fusil, sous les balles ennemies.

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Re: El intimio diario del Sanchez

Message par JudgeDeath » sam. 4 mai 2013 15:37

15 Octobre 1933, S.S Gabrielle à quai dans le port de Melbourne.
C'est vraiment le coeur léger que je profite de notre courte escale à Melbourne pour oublier les infâmes désagréments consécutifs aux dernières péripéties à bord de la S.S Gabrielle . De notre diabolique saboteur ne reste qu'un aigre relent écoeurant d'ammoniac, qui plane dans les coursives comme un ultime rappel de sa perfidie, mais que l'air marin aura tôt fait de disperser. Après la tempête succède l'accalmie ! voilà que je me mets à débiter les proverbes iodés de ce pisse-froid de "Hareng frit sauce hollandaise".
Ah ah, je suis et reste un terrestre moi, et ils peuvent tous aller au Diable avec leur stupide procès de Jupiter, ou dieu sait qui ! Alors certes, les music-halls australiens ne peuvent égaler l'atmosphère délicieusement enfiévrée du Moulin Rouge parisien, de l'érotisme sulfureux du French Cancan ou de l'émerveillement des papilles gustatives à la gastronomie française, mais je gage qu'il y aura un air de feria partout ou je poserai mon mocassin verni...

Je ne supporte plus l'idée d'avoir été manipulé par cet imposteur de Wright, pour peu qu'il s'agisse bien de son vrai nom ! Avec l'apparition des actes de sabotage à bord du S.S Gabrielle, j'ai bien cru être indirectement responsable de tous ces méfaits si Wright et le saboteur s'avéraient être la même personne. Fort heureusement, tel ne semble pas être le cas. Néanmoins, la mort du steward de la main de Wright me semble résulter d'un concourt de circonstances bien suspectes... pour ne pas dire inquiétantes ! Quoi de plus naturel que d'éliminer un complice devenu encombrant sous prétexte de jouer les justiciers. Je vais mettre dans la confidence une personne de confiance pour qu'en cas "d'accident malheureux", la vérité puisse néanmoins se faire jour sur cet imposteur.

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Re: El intimio diario del Sanchez

Message par JudgeDeath » mar. 18 juin 2013 12:53

3 Novembre 1933, S.S Gabrielle quelque part dans le cercle polaire antarctique.
La température à sensiblement chuter, et j'ai revêtu en conséquence mon manteau de vison et ma douce écharpe en cachemire, pour arpenter les bastingages. Je suis véritablement d'une élégance à couper le souffle ! Je perçois confusément à présent dans le lointain imaginaire de l'océan austral parsemé de glace vitreuse, cette mystérieuse terra incognita qui sacrera définitivement et durablement ma réussite au monde entier. C'est le parfum de la victoire, la revanche d'un homme sur un destin cruel !
Cette opération de secours de l'équipage d'un baleinier saisi dans la banquise est une bonne occasion d'illustrer l'héroïsme et le courage de cette meute aventurière transpirante, aux instincts élémentaires, qui s'active à bord. Le peuple apprécie toujours ce type de démonstration simple plutôt que les considérations scientifiques par trop obscures. C'est véritablement une aubaine pour nous que le malheur ce soit abattu sur eux...
Modifié en dernier par JudgeDeath le mer. 16 oct. 2013 16:10, modifié 1 fois.

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Re: El intimio diario del Sanchez

Message par JudgeDeath » sam. 12 oct. 2013 13:49

6 Novembre 1933, S.S Gabrielle quelque part dans le cercle polaire antarctique.
Une étrange coïncidence et un surprenant concours de circonstances ont mené la S.S Gabrielle au secours d'un baleinier en perdition, le Wallaroo, battant pavillon panaméen je pense me souvenir. Je ne cesse de m'étonner de l'étrange et inquiétante découverte que Von Staffen, et cet imbécile d'imposteur à la noix de Wright, ont faite.
Sothcott mort ? Encore une fois, comme pour feu le Capitaine Douglas à New York, cette disparition soulève plus d'interrogations qu'elle n'apporte d'éclaircissements. Sothcott avait dernièrement mit la main sur le fameux document de Roerich, celui-là même que Dyer avait rédigé afin que l'ESM et l'EAL restent à quai, pour le transmettre à un mystérieux commanditaire demeuré invisible.
En toute hypothèse, Sothcott jouait son va-tout en tentant de gagner la Barrière de Ross sur le Wallaroo. Mais, en elles-mêmes, les circonstances dramatiques de sa fin relèvent à nouveau du fantastique et de la manipulation.

A l'image de cette traversée d'un océan parsemée d'icebergs menaçants, nous progressons malgré-nous dans une sombre affaire semée d'obstacles et de dangers insoupçonnés...

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Re: El intimio diario del Sanchez

Message par JudgeDeath » mer. 16 oct. 2013 16:12

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