Les mémoires d'Esteren

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Oldtimer
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Les mémoires d'Esteren

Message par Oldtimer » jeu. 12 juil. 2012 23:14

Loch Varn

Première séance

Nous sommes encerclés. Je sens un frisson de peur me parcourir l'échine alors que de nombreuses silhouettes se meuvent en périphérie de mon champs de vision. Quatre personnes se trouvent autour de moi et semblent être aussi désorientées que moi. Où sommes nous? Qui sont ils? Je prie intérieurement l'Unique de me venir en aide. Pour seule réponse, une volée de carreaux. Il va falloir trouver un abri. Un de mes compagnons d'infortune nous crie de le suivre dans un couloir en ruine. Nous nous frayons un chemin dans les ruines, trop pressés pour échanger un mot. Leur visage me semblent familier... mais par l'Unique! Que m'arrive t'il? Je ne me souviens de rien...

Nous traversons plusieurs salles et couloirs au pas de course. La bâtiment est dans un sale état, des pavés descellés, des cuvettes rouillées éventrées gisent de ci et de là. L'un de mes compagnons nous signalent la sortie alors que nos poursuivants arrivent du bas de l'escalier que nous venions d'emprunter. Nous bloquons la sortie avec des cadavres avant de fuir le bâtiment. Nous traversons la plaine qui nous fait face au pas de course et nous arrivons dans la forêt.

Un feu de camp y brûle. Des gens campent là: un vieillard et deux hommes d'armes. Je vais à leur rencontre, accompagné d'un de mes compagnons portant les frusques de ces prêtres païens appelés Demorthen. Visiblement les hommes nous connaissent.
Par l'Unique, je ne comprend plus rien!

D'après ces inconnus, nous étions en exploration dans ses vieilles pierres. Une ruine magientiste visiblement.
Comme pour répondre au vieillard qui nous assurait que nous étions fous et que les ruines étaient abandonnées, le groupe de guerriers qui nous avait attaqué un peu plus tôt a fini par franchir la porte principale des ruines.

Les deux hommes d'armes qui escortaient le vieillard se ruent dans leur direction et vers une mort certaine alors que nous prenons la fuite.
Le demorthen chute dans une petite creuvasse et le temps que nous nours organisons pour le remonter, les guerriers sont presques sur nous.
Une estafilade au visage, un coup à l'aine ; ma vue se trouble et le sang me monte à la gorge. Je distingue une silhouette au dessus de moi, l'éclat d'une lame qui se lève, une intense douleur.

Je me réveille en hurlant. Tout va bien, je suis vivant. Que l'Unique soit loué, tout cela n'était qu'un vilain cauchemar.
Modifié en dernier par Oldtimer le jeu. 26 juil. 2012 13:05, modifié 2 fois.

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Pierstoval
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Re: Les mémoires d'Esteren

Message par Pierstoval » ven. 13 juil. 2012 15:15

Pinaise, c'est absolument excellent, je vais m'épargner la tâche de faire les CR si tu les fais aussi bien ! :D
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Oldtimer
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Re: Les mémoires d'Esteren

Message par Oldtimer » jeu. 26 juil. 2012 13:04

Deuxième séance

Aaaaah ! Un cauchemar, ça n’était que ça. Je plisse les yeux et observent les alentours. La mémoire me revient alors. La chapelle Sainte Nyline en Taol Kaer. La première étape de notre longue route. Jabère voulait que nous la remettions en état. D’ailleurs celui-ci dort silencieusement non loin, sur ce vieux lit de bois que nous avions réparé la veille. Je me lève pour me dégourdir les jambes ; le soleil n’est pas encore levé. Je vais aller écrire quelque temps, cela me calmera.

Je ne lève la tête que quelques heures plus tard alors que des bruits se font entendre à l’extérieur de la chapelle. Jabère aussi les a entendus et nous nous regardons d’un air inquiet. Je mets la main sur la poignée de mon épée, tâche de prendre un air imposant et vais à la rencontre de nos visiteurs surprises. Nous nous jaugeons du regard et quelle n’est pas ma surprise alors que je crois les reconnaitre. Ne serait-ce pas les personnes de mon cauchemar de cette nuit ? Mon étonnement et mon mal aise se font croissant quand ils m’annoncent de but en blanc, qu’ils m’ont également vu dans leur rêve. Par l’Unique et bien l’on peut dire que ce païen est des plus directes…

Jabère nous rejoints et je détourne ce début de conversation qui ne me plait guère en leur demandant ce qu’ils font par ici. Visiblement le fief dans lequel nous nous trouvons traverse quelques troubles, le feu d’alarme de l’Angarde était allumé et ces gens se rendent en Loch Varn pour y apporter leur aide. Je n’ai pas bien saisi qui dirige leur groupe et dans quelles mesures leur aide éventuelle serait précieuse. Le prêtre païen nous propose de les accompagner. Je m’apprête à refuser quand Jabère me coupe la parole et leur répond que je serai ravi de les suivre. Il me dit que cela serait utile à ma formation et me glisse à l’oreille que ce sera également l’occasion de jauger les forces des Demorthèns du coin et de convertir quelques paysans. Je reconnais bien là le Vecteur ! Il en sera ainsi. Je prends mes affaires, laisse Jabère à la chapelle et suis ce groupe étrange jusqu’à un village à quelques heures de marche.

Au village, nous sommes accueillis par un grand homme entre deux âges à la grosse barbe blonde. Celui-ci nous accueille familièrement et nous demande de le suivre dans une grande bâtisse en bois et au toit de chaume pour assister à une réunion. Tout cela est de plus en plus étrange… A ce que je comprends, cet homme nommé Jargal - l’ansaiélir du village - nous connait. Apparemment, il nous a même envoyé en exploration dans les ruines d’une usine magientiste. Le cauchemar de cette nuit aurait-il un peu plus de réalité que ce que je pensais ? Je murmure quelques mots à l’Unique pour qu’il m’aide à démêler tout cela.
En plus de Jargal, sont présents à la réunion un Varigal nommé Jearon ainsi qu’un Demorthèn appelé Deorn. Ce dernier me semble un petit peu colérique et excessif. Il est de plus en plus excédé alors que son homologue - Mor, qui m’avait interpelé à la chapelle - s’entête, assurant de pas connaitre ces gens et qu’ils viennent juste d’arriver dans la région.

Alors que les esprits s’échauffent, Pirane - un artiste à ce que j’en ai compris - prend congé visiblement troublé.
On finit par nous expliquer la situation. Une usine magientiste, abandonnée il y a une cinquantaine d’année, semble être la source de ce qui nous arrive. Le poison extrait de la terre par ces savants fous aurait courroucé Gluta, l’esprit protecteur des lieux. Un phénomène étrange, que le prêtre païen a appelé « Terre brune », corromprait la terre, les plantes et les animaux alentours. Il nous raconte également que l’esprit aurait perturbé nos esprits, ce qui expliquerait nos rêves étranges et que nous nous ne souvenions pas de ce qu’il s’est passé.

Je raconte alors mon rêve supposant qu’il contenait plus d’éléments tangibles que l’on pourrait croire au premier abord. Cela calme Deorn et il est décidé que nous irions à l’usine le lendemain accompagné de Deorn et Jearon. Jargal nous propose de loger chez les habitants du village et nous prenons congé. Avant le coucher, j’ai une longue conversation théologique avec mes hôtes. Je leur raconte les exploits des hérauts de l’Unique et ils semblent subjugués. Leurs âmes ne sont peut-être pas perdues après tout…

Un hurlement me réveil en sursaut. Il provient de la maison dans laquelle était logé Pirane. Je m’y rends le plus vite possible, ne prenant le temps que d’emporter avec moi mon épée longue et ma cape chaude pour me protéger autant que faire se peut du frimas de l’hiver. Quand j’arrive, je ne suis pas seul sur les lieux, Ean a également accouru et nous trouvons Pirane avec une femme mortellement blessée dans ses bras. Elle lui ressemble et il semble très affecté. Serait-ce sa sœur ? Le propriétaire de la maisonnée arrive presque nu, une fourche dans les mains. Il nous sommes de partir de chez lui et d’emporter nos problèmes ailleurs. Et bien ! En voilà un qui aurait bien besoin de la miséricorde de l’Unique et de sa compassion… Nous enterrons la défunte sœur de Pirane sans plus tarder et je prie pour le repos de son âme, ce que Deorn n’apprécie pas. Je crois que je viens de me faire un ennemi…

Alors que le soleil se lève, nous préparons nos affaires et partons pour l’usine désaffectée. Bien que l’entrée ressemble beaucoup à celle de mon rêve d’il y a deux nuits, le reste ne correspond pas. Sur nos gardes, les armes levées, nous pénétrons à l’intérieur de l’usine…

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Re: Les mémoires d'Esteren

Message par wolfie » jeu. 13 sept. 2012 20:28

En l'absence de résumé d'Oldtimer, je m'y risque ;)
(j'ai écrit ça d'un coup, donc je m'excuse pour les oublis et fautes de grammaire, d'expression et d'orthographe :) merci le correcteur inclus dans l'écriture de messages)

Nous sommes presque de retour au village de Varn. Beaucoup de choses se sont passées, certes moins dangereuses que celles que j'anticipais mais je reste circonspect sur la conclusion des récents événements... et aussi sur ce qui s'est réellement passé dans ces lieux que je considère personnellement maudits.

Nous étions dans les ruines de l'usine magentiste... lors de cette exploration, notre petite troupe s'est montrée unie, même assez disciplinée, chacun apportant du sien et montrant ses compétences.
Le début fut infructueux, nous ne trouvions que ruines d'anciens appareils magentistes, cuves souvent vides, des traces de ce liquide noir qui semblait être tout sauf inoffensif... mais au bout d'un moment, nous entendîmes des pas, des pas lourds, difficiles à identifier...
Enfin, la proie s'était montrée, ou était-ce la chasseur nous attirant dans un piège. J'eus un bref et discret sourire en montrant la voie à mes compagnons, continuant même quand ceux-ci m'incitèrent à ne pas prendre trop de risques.
Ean s'associa rapidement à mes efforts pour surprendre celui ou ceux qui ne faisaient guère d'efforts pour rester silencieux. Nous primes un raccourci en escaladant à travers un trou vers le premier étage dès la première occasion rencontrée. Les pas ne changeaient pas de rythme ce qui me paraissait singulier, surtout que nous mêmes n'étions malheureusement pas aussi silencieux que je l'aurai souhaité.

Mais après avoir forcé quelques portes et casiers verrouillés, nous trouvâmes de nombreuses choses assez difficiles à identifier et renforçant nos soupçons par rapport aux travaux menés dans l'ancienne usine: des minerais particuliers, des restes desséchés d'animaux ou peut être même de Feondas, Mor prit quelques échantillons de pierres étranges et d'autres choses. Il partageait probablement l'envie de Deorn de montrer ces lieux comme l'origine du mal des terres brunes de la région. Je restais méfiant car pour l'instant je ne reconnaissais pas les lieux du cauchemar commun que nous avions tous vécus. Néanmoins la nuit approchait et sans nous en apercevoir, l'usine était redevenue silencieuse au moment où nous approchions de ce que je cherchais: une tour avec un escalier en colimaçon... non celui ci n'était pas rond mais carré. Cela me rassura car le rêve n'était pas totalement réel et nous pourrions peut être échappé au sort funeste qu'il annonçait.

La suite est confuse dans mes souvenirs, car les événements se sont précipités... arrivés au second étage, nous nous retrouvâmes à un croisement de couloirs identiques à celui débutant notre cauchemar, et celui ci s'emballa à nouveau. Pendant que la plupart d'entre nous esquivions les carreaux d'arbalète, Pireann fut agressé et tua une personne qui fut à notre grande surprise sa sœur, déjà décédée il y a quelques jours au village... mais elle ne portait pas le bracelet que j'avais trouvé. Avant de pousser son dernier soupir, elle lui cracha qu'il était un traitre ou je ne sais quoi. Nous primes rapidement la fuite, sans chercher à comprendre plus ce qui se passait... descendant au rez de chaussée via l'escalier, nous entendions presque nos poursuivants nous souffler dans le cou. Avec précipitation nous réussîmes à sortir de l'usine sans autre rencontre hostile et en cherchant à savoir quel chemin prendre pour nous éloigner de la menace, nous aperçûmes des traces de pas faisant le tour de l'usine. Il s'agissait certainement de Deorn ou Jearon. Suivant la piste pour prévenir nos compagnons restés dehors, nous remarquâmes que ces traces étaient étranges, il semblait bien y avoir 2 personnes mais l'une d'entre elles semblait trainée ou tirée dans la boue vers un lieu discret derrière l'usine. Je surveillais ardemment nos arrières mais nos poursuivants ne se montrèrent pas... à mon grand soulagement mais sans écarter toute inquiétude par rapport à ces lieux.

C'est alors que nous vîmes une scène qui nous figea: en haut d'une petite colline, au milieu d'un cercle de pierres dressées. Jearon tenait Deorn sous la menace de son épée en s’adressant à lui d'une voix étrange: il l'accusait d'avoir ruiner ses recherches, d'avoir nié la vérité il y a 50 ans et de l'avoir empêché d'avoir purifié le sol de la région des terres brunes... Deorn et nous mêmes comprimes qu'il s'agissait de Virzal, l'ancien chef de l'usine magentiste. Jearon était envouté... à ce moment, Ean et moi même tirâmes chacun une flèche du Jearon, qui ne sembla pas souffrir de ces traits qui auraient du le mettre à terre. Il nous chargea Urvan qui s'interposait armé de son épée et de son bouclier. S’ensuivit une mêlée confuse et parfois maladroite mais Mor, si je me souviens bien, finit par neutraliser Jearon, voir définitivement. Pendant que mes compagnons récupérèrent leur souffle et veillèrent à la bonne santé de Deorn, je me mis discrètement à l'écart du reste du groupe soupçonnant une surprise... et je ne fus pas déçu: Ean fut à son tour envouté, dispersant accusations vers Deorn avant de vouloir l'achever, ce qui résulta en une nouvelle mêlée toute aussi confuse, surtout qu'aucun de nous voulions le blesser grièvement. Je ne sais plus lequel d'entre mes compagnons, mais l'un d'entre nous réussit à raisonner Virzal en lui promettant de faire jaillir la vérité de ces lieux, ce qui sembla le satisfaire car Ean retrouva ses esprits.

Nous nous tournâmes alors vers Deorn pour lui poser des questions auxquelles il refusa de répondre. Mes compagnons descendirent vers un laboratoire dont l'entrée était au centre du cercle de pierres et après quelques fouilles trouva une pierre particulière et des notes éclaircissant les événements il y a un demi siècle de cela. Nous avons forcé Deorn à descendre et ce dernier avait pris un comportement enfantin, se débattant, chouinant sans vouloir vraiment parler... nous n'arrivions à obtenir de lui que de brèves accusations de sacrilège envers le sanctuaire de Gluta qu'il avait aménager pour lutter contre les terres brunes, il y a 50 ans.

Nous comprimes que Deorn ne supportant pas la présence magentiste, l'accusa d'être la source du phénomène de terres brunes et organisa la destruction de l'usine ainsi que la probable mis à mort de tous les magentistes rencontrés. Mais le principal laboratoire resta secret et le Demorthen installa un culte à Gluta pour s'opposer aux nuisances magentistes. Malheureusement, ceci ne résolut aucunement le problème des terres brunes... A la vue de ces éclaircissements, nous décidâmes que le sort de Deorn devait revenir au village... à l'évidence, nous ne pouvions prendre une décision... je restais ainsi circonspect sur le fait que la science magentiste pouvait aider les terres de la région et que c'était les actes d'un Demorthen obsédé, qui ruina les efforts de ceux qui cherchaient à purifier le sol. Nous ne pouvions rien faire de plus pour la région sauf essayer d'offrir la vérité à ses habitants et en suggérant l'aide de magentiste pour finir le travail débuté il y a 50 ans de cela. En ceci, Mor, le Démorthen de notre groupe ne s'y opposa aucunement. Ses convictions devaient avoir été testées par ces récents événements.
Que dire des événements qui se sont passés entre les murs de l'usine... était-ce réel ? Etait-ce une hallucination que le cadavre de la sœur de Pireann ?
Je regrettais presque de ne pas avoir rencontré des Feondas... mais les dieux savaient probablement que rares sont ceux qui survivent à la rencontre avec des Feondas. Avec assurance, je le savais aussi *Fenril caresse sa balafre inconsciemment*

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