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Thynéon
Timonier Korrigan Timide
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Message par Thynéon » ven. 30 août 2013 00:36

Extraits de Traité d'histoire interplanaire, par Jenri Daenko, édition de l'an 621 fabriquée à Alta. Propriété de la Guilde des Libraires.

[...] Le problème de l'histoire des plans connus est qu'elle est finalement dérisoire en comparaison des plus sombres heures de notre passé, des heures que nos ancêtres ont dû affronter avec une peur panique, nous pouvons le supposer, au ventre. Aucun de nous ne pourra plus jamais comprendre ce que signifie vraiment la peur, et la destruction massive. Cependant, tous s'accordent à dire que ces heures noires sont la conséquence des errances d'un peuple honni : Les elfes.

Comme chaque race intelligente, les Elfes possédaient leur propre magie avant de rencontrer d'autres peuples. Il faut même aller encore plus loin : les Elfes sont ceux qui ont permis les prémices de ce qui est notre civilisation aujourd'hui ! Aussi bien les coups durs que les glorieuses avancées. Il y a plus de de onze siècles, les elfes du plan d'Elvian mirent au point le premier portail interplanaire. Leur magie, le voyage par téléportation, prenait son essor, et pour la première fois dans l'histoire des plans connus, une race allait enfin pouvoir en rencontrer une autre ![...]

[...]Il est important de dire que dès lors, les elfes prirent la tête de la civilisation. Par orgueuil, ils refusèrent d'enseigner à qui que ce soit l'art de leur magie, et jusqu'à aujourd'hui, personne n'en a encore percé le secret jalousement gardé. Véritables gardiens de portes sanctuaires, les elfes d'Elvian se hissèrent au sommet de la société qu'ils venait d'ouvrir : la société interplanaire ! C'est une conséquence logique. Ils maîtrisaient dès lors les échanges, et leur modèle économique s'en retrouva propulsé. [...]

[...] Même s'ils étaient les meneurs de la civilisation, les autres races connues n'étaient pas en reste. Les Elfes se posaient en maîtres et régnaient sur les aspects commerciaux et transitoires. Rappellons qu'à l'époque, les peuples sous leur glorieuse aura dorée étaient les Nosians, les Carmens, les Nains, les Vegelans, les Tsens, les Selymfs et les Faurhs. Les Selymfs se montraient des chercheurs avisés et entêtés. [...]

[...] La curiosité des Selymfs les poussa à constater que de toutes les magies jusqu'àlors rencontrées, la leur était la plus obscure. Cela ne signifiait pas la plus mauvaise. Mais il était indéniable qu'elle était profondément reliée à ce que les élémentalistes appelleraient volontiers "L'élément Ténèbre". Leur soif de savoir les poussa à s'interroger sur l'existence d'une magie similaire quelque part dans le Grand Vide Astral. Ils coopérèrent avec les Elfes, chez qui ils avaient distillé cette curiosité. [...]

[...] La découverte des Selymfs fut l'évènement le plus traumatisant de notre histoire. Ils finirent par localiser quelque chose d'infiniment noir et puissant. Un portail fut ouvert sur le plan du Regret. On dit que le laboratoire Selymf tomba en deux minutes seulement. Il faut bien comprendre qu'à l'époque, les portails interplanaires étaient légions. Des portes ouvertes vers absolument toutes les destinations, plusieurs sur chaque plan pouvant mener à un même autre plan. Par exemple, les archives dit que depuis Ambisfore, le plan des Selymfs, il existait pas moins de 11 portails reliés à Keman, le plan des Tsens. Seul Ersarie, le plan des Vegelans, ne comptait qu'un seul portail. Les Vegelans ont toujours été d'une méfiance maladive envers les non-Végélan posant pied chez eux. Mais finalement, c'est ce qui fait qu'aujourd'hui, leur plan est itnact.[...]

[...] A cause de ces différents portails, le Regret déferla comme une nuée de sauterelles. En l'espace d'une journée, la guerre frappait aux portes de chaque plan. Des hordes de démons et de mort-vivants s'entassaient devant les portails pour les protéger, afin de permettre l'arrivée d'autres troupes. Rapidement, toutes les armées des plans connus entrèrent dans la Guerre du Regret. Mais il advint vite que l'ennemi était en surnombre effrayant : pour chaque soldat tombé, une goule prenait sa place dans les rangs du Regret. Ce fut une guerre aussi bien physique que psychologique. Beaucoup de légendes naquirent à propos du Regret, et il est difficile de faire la part des choses aujourd'hui. Est-ce un châtiment divin ? Est-ce une abomination infernale venant d'enfers supposés ? Beaucoup pensent qu'il s'agit juste d'une civilisation particulièrement aggressive, comparable à la nôtre. [...]

[...] Les Carmens furent de véritables pionniers dans l'art de repousser le Regret. Leur magie s'adapta à l'ennemi pour devenir vindicative, formant des paladins et des héros. Mais il y eu énormément de pertes. On peut déplorer la destruction intégrale d'Ambisfore et de Keman, les plans originels Selymfs et Tsens. Kaleth, le plan des Faurh, ne fut pas intégralement réduit en poussière dans le Vide Astral, mais aujourd'hui, sa taille est à peine celle d'une région, quand on sait qu'il s'agissait d'un des plans les plus grands connus de l'époque. [...]

[...] Les efforts conjoints de toutes les armées permirent de repousser le Regret jusqu'aux portailes elfiques. Là, les Nosians eurent l'idée richissime de sceller ces portails par une magie puissante, afin que plus jamais ils ne puissent être traversés. Il fallu de nombreux sacrifices pour permettre la prise de portails, qui étaient une priorité par rapport au front. Mais lorsque le Regret, sur un monde, était coupé de tout renfort, il devenait plus aisé de l'effacer. Grâce à cette volonté de couper les ressources de l'ennemi, les dieux en soient loués, nous sommes aptes à vivre librement aujourd'hui. [...]

[...] Les Nosians étaient paranoïaques, et avaient remarqué que le Regret était capable d'évoluer dans le Vide Astral. Selon eux, maintenant qu'ils connaissaient les plans, ils était très possible que le Regret vienne de lui-même par le Vide, sans portail. Cela prendrait sûrement plusieurs décénnies, voir plusieurs siècles, si ce n'est quelques millénaires, mais cette peur était dans les esprits de tous. Un grand projet vit alors le jour : le projet des Trois Tours. Le projet démarra en l'an 17 du calendrier Post-Regret.[...]

[...] Les Selymfs et les Tsens étaient désormais sans plan, exilés d'une demeure réduite en poussière. Littéralement. Les Selymfs développèrent une culture basée sur le pardon, et le respect du passé et des ancêtres, afin de ne jamais recommencer ce genre d'erreur. Aujourd'hui encore, ils se sentent globalement responsable pour cette vague de destruction. Les elfes furent ceux qui avaient subis le plus de pertes, au regard de la population. Même si leur plan était encore habitable, il n'y avait quasiment plus aucune ressource : étant l'épicentre des portails, le Regret avait tout rasé. De peuple glorieux et meneur, ils passaient à un peuple sans aucun avenir. [...]

[...] Les elfes se mirent à avoir des activités secrètes. Ils pensaient qu'il était impossible pour eux de se relever de la Guerre du Regret. Alors, ils cherchèrent de nouveaux plans, afin de trouver de nouvelles ressources, pour rebâtir Elvian et sa grandeur. C'est alors qu'ils rencontrèrent le peuple Kronn, et son étonnante magie, la Magie de Création pure. Ils étaient capables de générer de la matière à partir de rien, défiant jusque là des lois magiques étroites. [...]

[...] Il ne fallut que quelques mois pour que les Kronn, race pacifique à l'origine, devinrent les esclaves des Elfes. Ceux-ci n'eurent pas de mal à reprendre un essor interessant, et revenir sur le devant de la scène politique et économique. Elvian ne connu pas une deuxième gloire, mais profitait d'un second souffle extrêmement enrichissant. Tellement que cela attira l'attention des Nosians. [...]

[...] Les Nosians étaient contre le principe de réduire une espèce intelligente en esclavage. Une semi-intelligente, comme la faune monstrueuse qui habitait leur plan, Caer Nosian, était à la rigueur envisageable. Mais l'exploitation des Kronns leur posait un véirtable problème moral. Ils en firent un tribunal public, portant l'affaire à toutes les races connues, leur demandant un soutien indéfectible face à tant de barbarie. S'il fallait s'abaisser à un tel niveau pour renaître, c'était laisser le Regret gagner, clamaient les Nosians. [...]

[...] Seulement 75 ans après la Première Guerre, la Seconde Guerre Interplanaire débuta, la Guerre des Kronns. Les Elfes refusèrent de laisser la liberté aux Kronns, estimant qu'avec les dégâts causés par le Regret, il n'y avait aucune excuse ni aucune honte à exploiter un tel don afin de mieux s'en relever. Les Elfes furent rejoint dans cet avis par les Carmens et les Nains, qui estimaient également que l'esclavagisme des Kronn était un faible prix à payer pour pouvoir renaître de ses cendres. Les Nosians, qui prônaient une liberté moral, furent soutenus par les Faurh principalement. Les Tsens et les Selymfs ne pouvaient pas vraiment donner d'aide, en raison de leurs pertes trop élevées lors de la Guerre du Regret. Les Kronns se rebellèrent enfin, en voyant qu'ils avaient un soutien, et la Guerre des Kronns, une guerre civile, éclata. [...]

[...] Aucun des deux camps, qu'il s'agisse des Elfes/Carmens/Nains, ou des Nosians/Faurhs/Kronns, ne parvenait à remporter l'avantage sur l'autre camp. La guerre civile s'enlisait, et apportait son lot de morts. Les Elfes eurent le cran de détruire le plan originel des Kronns, espérant les affaiblir, mais cela ne fit que renforcer leur détermination à se libérer de ce joug malfaisant. Finalement, les Vegelans, restés neutres et spectateurs jusque là, tranchèrent et prirent position : il fallait cesser l'esclavagisme. Avec leur plan quasiment intact, l'armée Vegelane renversa la situation en faveur du camp Nosian, et la guerre fut rapidement terminée. [...]

[...] Les Nains et les Carmens furent condamnés, en tant que perdants de la Seconde Guerre, à demeurer isolés. Chacun de ces peuples allait être enfermé sur son plan respectif, par une immense magie de sceau que les Nosians préparaient. Nul ne pourrait plus venir sur leur plan, et nul ne saurait en sortir. Un exil finalement plus supportable que l'esclavagisme, ironisèrent les Nosians. Ils étaient autorisés à vivre heureux : plus jamais l'Histoire n'entendrait parler d'eux. En revanche, les elfes refusèrent encore de partager les secrets des portails. Alors, ils furent placés en esclavagisme forcé. [...]

[...] Le projet Trois Tours fut terminé en l'an 102. Ces trois tours gigantesques, si hautes qu'elles en sont visibles depuis n'importe quel point de Caer Nosiann, renferment une magie de sceau défensive surpuissante, protègeant l'ensemble des plans connus du Regret. Même s'ils mettent des millénaires à venir, le Regret ne pourra rien contre nous, se heurant à une barrière infranchissable. Une quantité inimaginable de magie de sceau, draînée pendant presque un siècle, en est à l'origine. [...]

[...] Au regard de ces évènements, tout autre évènement paraît à côté petit et insignifiant. Les Nosians, fortifiés par la Guerre des Kronns, prirent la direction politique, et peu de choses changèrent dans leur manière d'être en près de cinq siècles. [...]

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Re: Informations Générales

Message par Thynéon » ven. 30 août 2013 01:07

Pour information, il existe quatre plans physiquement accessibles à l'heure de la partie : Caer Nosiann, où les monstres et les brigands commencent à pulluler, et l'aventure est à chaque carrefour. Kaleth, le plan Faurh, ravagé par le Regret il ya six siècles. Reconnu pour héberger la prestigieuse Académie, où tout et son contraire s'enseigne. Elvian et Erzarie, les plans elfes et vegelans, sont interdits d'accès. Les elfes, car ils sont sous esclavagisme, les Vegelans car leur politique sur l'immigration et le tourisme est on ne peut plus fermée. Mais cela leur a valu un plan épargné par la guerre.

AFFICHES PLACARDEES UN PEU PARTOUT SUR CAER NOSIANN

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