Le KATAPESH - Terre d'aventures !

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Markjan
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Le KATAPESH - Terre d'aventures !

Message par Markjan » sam. 30 août 2014 16:29

Le Katapesh !

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Pays de l’aventure, du frisson et de la drogue, où le passé et le présent se fondent dans les anciennes ruines et les vieux monolithes érodés qui réapparaissent soudain après des siècles d’oubli.

Les tempêtes de sable balayent les dunes et dégagent les flancs plats des pyramides. Des caravanes se perdent dans la savane et découvrent les restes d’anciens villages dont les habitants ont disparu en laissant quelques reliques derrière eux.

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Il n’y a qu’une seule loi à Katapesh : « Faites ce que vous voulez, mais n’entravez pas le commerce ».

Les souvenirs et les bijoux des ruines érodées l’ancien Katapesh affluent vers la cité du même nom pour se retrouver sur les étals et dans les boutiques de la ville du commerce. Ici, le collier en or battu d’un pharaon osirien est posé, pêle-mêle, à côté de blocs de pesh bien lisses tandis qu’un énigmatique maître du Pacte passe non loin, de sa démarche glissante, le visage dissimulé par un masque pour éviter que les gens ne basculent dans la folie à sa vue.

Le Katapesh peut revêtir bien des aspects : hostile, violent, malhonnête, opportuniste, primitif, pieux ou même beau, mais jamais monotone. Bienvenue dans le bazar du bizarre, étranger.

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--> La carte (cliquer sur la vignette):

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Le Katapesh comprend divers types de terrain et de climats, tous aussi variés que les marchandises de ses souks. À l’ouest et au nord, d’impressionnantes montagnes se dressent comme des fers de lance et bloquent le chemin vers l’Osirion. Des collines aux pentes plus planes et certains cols permettent de gagner ce pays par le nord, mais la plupart des voyageurs préfèrent s’y rendre en bateau. Ces montagnes sont habitées par des gnolls qui connaissent les passes et les cols mieux que n’importe qui. Ceux qui tentent de traverser les montagnes sans s’y être préparés finissent généralement sur un bateau... comme esclaves dans le ventre d’une galère en route pour les Foires de chair.

Au sud des Pics d'Airains, une chaude et verte savane s’étend sur des kilomètres. Des bosquets d’arbres, dont les longues branches poussent seulement au sommet du tronc, forment de vastes ombrelles qui protègent partiellement du soleil. De maigres rivières et des mares stagnantes offrent leur eau aux nombreux animaux qui sillonnent les plaines fertiles comme les girafes, les lions du Katapesh, les gazelles et autres. À cette savane succèdent parfois des jungles luxuriantes qui se développent autour de points chauds, des cheminées souterraines qui réchauffent la zone et transforment l’eau douce en eau boueuse et sulfureuse. Dans ces endroits, la flore prospère.

Plus au sud encore, la plaine se dessèche et laisse la place aux étendues arides des déserts. Et c’est là que se trouve le grenier du Katapesh, le berceau de la richesse des habitants, car c’est dans cette région que pousse le pesh. Ce cactus bulbeux et très épineux produit une sorte de lait que les fermiers font fermenter pour obtenir le pesh, la célèbre drogue légère du pays, qui provoque une douce euphorie. L’idée de cultiver du pesh et de gagner de grosses sommes d’argent suffit à justifier que l’on affronte les dangers du désert : les scorpions, les rats-chacals, les anguilles des sables et les anciennes malédictions.

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CLIMAT

Katapesh profite d’un climat stable tout au long de l’année, sauf durant la période des violentes tempêtes qui a lieu au début du printemps et à la fin de l’automne.
Le soleil brille constamment durant la majorité de l’année et imprègne la terre d’une chaleur sèche.

Au nord du Katapesh, la barrière des montagnes forme un bouclier météorologique naturel qui dirige la pluie vers la savane en contrebas et laisse les territoires bordant l’Osirion au nord dépourvus d’humidité. Sans les montagnes, le Katapesh développerait rapidement un climat similaire à celui de son voisin septentrional.

Deux fois l’an, au moment des équinoxes, les vents d’est froids venus de l’océan Obari se heurtent aux vents d’ouest chauds venus de l’étendue Mwangi et provoquent une période de pluies diluviennes durant plusieurs semaines. Ces tempêtes inondent la savane et remplissent à nouveau les nombreux lacs endoréiques (des bassins creusés dans la terre qui recueillent l’eau de pluie mais ne sont en aucun cas reliés aux rivières) qui subviennent aux besoins des habitants du désert et leur permettent de survivre durant les mois de sécheresse.

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GEOGRAPHIE

La vaste masse continentale qui forme le Katapesh est constituée de plusieurs zones distinctes. Au sud, les étendues désertiques bordent le fleuve et forment une barrière naturelle entre le Katapesh et le Nex.

À l’ouest, les déserts se transforment en plaines rocheuses dont l’altitude s’élève pour donner naissance aux montagnes de la Muraille.

Au nord, les déserts laissent la place à des savanes herbeuses parsemées de zones arides. La plupart des champs de pesh sauvage s’étendent dans ces terres sablonneuses entre les plaines.
Plus loin au nord, les pics d’Airain dominent l’horizon et forment la frontière entre le Katapesh et l’Osirion.

Enfin, la frontière orientale du Katapesh laisse brutalement place à un littoral déchiqueté le long de l’océan Obari. De fréquents ports naturels offrent un refuge aux nombreux navires qui sillonnent les eaux entre le continent sur lequel se tiennent le Katapesh et son île satellite, où se trouve la ville d’Okéno.

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FAUNE

Des animaux d’une force et d’une beauté remarquables vivent au Katapesh, mais des monstres vicieux et dangereux y ont également élu domicile. Les régions méridionales et désertiques du pays abritent quantité de vermines monstrueuses de tout poil : dhabbas (des genres de chacals qui sont originaires de ces terres), basilics, chameaux, chevaux sauvages, geiers, chacals-garous et anguilles des sables.

Des troupeaux de chaméopards et de calopi, de même que des groupes de lions du Katapesh et de chiens esquiveurs errent dans la savane.

Dans les montagnes, les gnolls constituent la plus grande menace, mais les voyageurs rencontrent également des pugwampis (généralement désignés avec dédain sous le vocable de « rats-chacals »), des béhirs, des dragonnes, des yrthaks, des athachs, des lièvres, des chèvres des montagnes et des pumas.

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COMMERCE

Le pesh, un narcotique distillé à partir des cactus pesh, est la plus grande exportation du Katapesh. Les marchands des pays voisins exportent le pesh vers des lieux aussi lointains qu’Absalom et le Chéliax, passant parfois la drogue en contrebande afin d’éviter les taxes ou les lois interdisant l’usage de substances provoquant une dépendance.

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Le Katapesh fait également le commerce d’esclaves, et les galères esclavagistes d’Okéno descendent et remontent le long de la côte, transférant leur cargaison vivante aux caravanes traversant les terres jusqu’à l’Osirion et le Qadir. Certains pays, et notamment l’Andoran, s’opposent à l’attitude laxiste du Katapesh envers l’esclavage et refusent de s’engager dans une quelconque forme d’échange avec ce pays.

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Les flux commerciaux qui traversent Katapesh sont toutefois tellement importants que peu de nations ont les moyens de se permettre un boycott aussi généralisé et la plupart d’entre elles ferment les yeux sur les aspects les moins ragoûtants de l’industrie katapeshienne. Les bazars proposent tout ce qu’il est possible de trouver. À Katapesh, les marchands ont à leur disposition du minerai brut, du pesh, de la soie, des peaux d’animaux, des gemmes, de l’ivoire, des herbes et des épices rares, des esclaves, des objets manufacturés de valeur et des oeuvres d’art, que ce soit pour le commerce ou l’exportation. Les importations comprennent les produits agricoles tels que le blé, le riz, les lainages, la toile, le bois de charpente, et l’alcool.

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COUTUMES

Sous la chaleur du désert, ou dans les montagnes infestées de gnolls, refuser l’hospitalité à un voyageur dans le besoin équivaut à un meurtre. Mais Katapesh forme le coeur d’une nation mercantile. De nombreuses coutumes se sont donc développées autour du concept d’hospitalité. Les voyageurs riches ou en sécurité doivent offrir de la nourriture et un abri aux voyageurs dans le besoin.

Le bénéficiaire de l’hospitalité doit offrir en retour un paiement que l’hôte refusera. Le bénéficiaire accepte de bonne grâce mais accomplit ensuite un service pour son hôte ou laisse un paiement quelconque caché quelque part que celui-ci trouvera après le départ de l’invité. Les invités qui partent sans laisser de dédommagement d’une quelconque sorte sont accueillis avec froideur par leur hôte et par ses alliés s’ils sont amenés à se rencontrer de nouveau et, avec le temps, peuvent se voir refuser complètement l’hospitalité.

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Les hôtes, les marchands en voyage d’affaires et les visiteurs partageant les mêmes feux de camp et offrent souvent de partager une pipe de pesh avec leurs compagnons. Refuser cette offre est considéré comme un manquement aux manières civilisées, si ce n’est un acte totalement impoli. Un hôte entre toujours dans sa tente avant ses invités, au cas où un serpent ou un dangereux scorpion se soit glissé à l’intérieur.

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TRANSPORTS

Les chariots légers sont capables de traverser les steppes du nord du Katapesh, mais s’avèrent inutiles dans les montagnes et le désert.

La plupart des gens se déplacent à cheval ou à dos de chameau, accompagnés d’autres créatures de cette espèce et de mules supplémentaires qui forment une caravane pour le transport de marchandises.

Les gnomes et les halfelins chevauchent des mules ou des calopi, et se lient parfois d’amitié avec des chiens esquiveurs qui leur servent alors de montures volontaires.

Plus à l’est, les navires centralisent une grande partie du commerce et du transport à destination et en partance du Katapesh. Ils forment également le seul moyen d’accéder à Okéno. De petits esquifs transportent les voyageurs à travers certains marais, mais ceux-ci s’embourbent généralement dans la vase et se montrent peu pratiques sur des distances importantes.

Comme le fleuve principal du Katapesh franchit la frontière avec le Nex à de nombreuses reprises, il n’est pas adapté au voyage légal.

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Re: Le KATAPESH - Terre d'aventures !

Message par Markjan » mar. 16 juin 2015 14:43

La légende de l'Héritage du Feu


Le Hurlement du roi Charognard

Au commencement, lorsque Rovagug perfectionna la voie de la destruction, les terres étaient jonchées de morts. Les corneilles, les larves, les coléoptères, les vers et les autres créatures rampantes de la terre se plaignirent à Rovagug.

- « Vous tuez et mutilez trop vite ! », s’écrièrent-ils. « Nous ne pouvons dévorer toute la viande que vous nous donnez ! S’il vous plaît, tuez plus lentement les peuples de la terre. »
- « Quoi ? », tonna Rovagug d’une voix qui ébranla les fondations de la terre. « Ma glorieuse destruction jamais ne cessera, ni ne ralentira ! »

Pourtant, dans l’obscurité, se délectant de la boucherie engendrée par le dieu de la destruction, observait Lamashtu, la Mère des monstres, et elle entendit la plainte des modestes créatures. À cette époque sombre où la mort recouvrait la terre et où l’air empestait, elle observa certaines tribus d’hommes, ses disciples et ses fidèles dévots, manger la chair des cadavres comme le faisaient les corneilles, arrachant les yeux et se repaissant des entailles les plus sanglantes.

Elle guida des meutes de hyènes vers ces cannibales et leurs natures ne devinrent qu’une. Des rangs de ces hommes-bêtes infestés de vermine s’élevèrent les premiers gnolls, des demi-hyènes qui savourent la puanteur de la charogne et glorifient chaque cadavre comme offrande à leur sombre mère. Et la reine démoniaque se délecta de sa propre perversion et prit plaisir aux terribles chants hurlants de ces monstres.

Nés de la dévastation, de la folie et de la corruption de l’âme, les homme-bêtes se répandirent sur le monde et, là où ils se livrèrent à la maraude, ils s’adonnèrent à leur soif de chair assassinée.

Assurément, tout dieu sain d’esprit se doit de les mépriser, et ainsi nous guerroyons sans cesse contre ceux qui cherchent à se nourrir des corps des héros et des innocents. Quelque part au cœur de la démence qui existe entre les étoiles, la Mère de la perversion et Maîtresse de la folie pousse toujours son rire cruel, tandis que sa vorace progéniture, les rongeurs d’os et les dévoreurs de charogne, se gorge de notre chair.

Les gnolls sont parmi les premières des abominations et leur mort est une bénédiction. Souvenez-vous de ceci lorsque leur rire hantera vos pas.

(A suivre)

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