L'héritage du Feu... La légende

Image
Répondre
Avatar du membre
Markjan
Modérateur
Messages : 2860
Enregistré le : mar. 26 févr. 2008 01:00
Date de naissance : 18 févr. 1965

L'héritage du Feu... La légende

Message par Markjan » dim. 6 nov. 2016 01:47

Le Hurlement du roi Charognard

Au commencement, lorsque Rovagug perfectionna la voie de la destruction, les terres étaient jonchées de morts. Les corneilles, les larves, les coléoptères, les vers et les autres créatures rampantes de la terre se plaignirent à Rovagug.
- « Vous tuez et mutilez trop vite ! », s’écrièrent-ils. « Nous ne pouvons dévorer toute la viande que vous nous donnez ! S’il vous plaît, tuez plus lentement les peuples de la terre. »
- « Quoi ? », tonna Rovagug d’une voix qui ébranla les fondations de la terre. « Ma glorieuse destruction jamais ne cessera, ni ne ralentira ! »

Pourtant, dans l’obscurité, se délectant de la boucherie engendrée par le dieu de la destruction, observait Lamashtu, la Mère des monstres, et elle entendit la plainte des modestes créatures. À cette époque sombre où la mort recouvrait la terre et où l’air empestait, elle observa certaines tribus d’hommes, ses disciples et ses fidèles dévots, manger la chair des cadavres comme le faisaient les corneilles, arrachant les yeux et se repaissant des entailles les plus sanglantes.

Elle guida des meutes de hyènes vers ces cannibales et leurs natures ne devinrent qu’une. Des rangs de ces hommes-bêtes infestés de vermine s’élevèrent les premiers gnolls, des demi-hyènes qui savourent la puanteur de la charogne et glorifient chaque cadavre comme offrande à leur sombre mère. Et la reine démoniaque se délecta de sa propre perversion et prit plaisir aux terribles chants hurlants de ces monstres.

Nés de la dévastation, de la folie et de la corruption de l’âme, les homme-bêtes se répandirent sur le monde et, là où ils se livrèrent à la maraude, ils s’adonnèrent à leur soif de chair assassinée. Assurément, tout dieu sain d’esprit se doit de les mépriser, et ainsi nous guerroyons sans cesse contre ceux qui cherchent à se nourrir des corps des héros et des innocents. Quelque part au coeur de la démence qui existe entre les étoiles, la Mère de la perversion et Maîtresse de la folie pousse toujours son rire cruel, tandis que sa vorace progéniture, les rongeurs d’os et les dévoreurs de charogne, se gorge de notre chair.

Les gnolls sont parmi les premières des abominations et leur mort est une bénédiction. Souvenez-vous de ceci lorsque leur rire hantera vos pas !

Avatar du membre
Markjan
Modérateur
Messages : 2860
Enregistré le : mar. 26 févr. 2008 01:00
Date de naissance : 18 févr. 1965

Re: L'héritage du Feu... La légende

Message par Markjan » dim. 6 nov. 2016 01:51

La Demeure de la Bête

A l’époque où les dragons et les génies s’affrontaient et que les gens se cachaient par crainte des hordes de Rovagug, ils adressaient leurs prières à Sarenrae, déesse de la lumière, de la compassion et de la guérison. Mille fois, la Fleur de l’aube banda leurs blessures et leur insuffla le courage.
Mais, après mille et une réponses apportées aux blessés et aux mourants, Sarenrae ignora leurs suppliques.

Au lieu de cela, la Fleur de l’aube parla aux autres dieux. « Rovagug fait s’écrouler des régions entières et ensevelit des villes. Aucun pouvoir curatif ne peut aider les morts et nous ne devons aucune compassion à la Bête hirsute et à son interminable boucherie. J’ai un plan. »

Avec son épée de lumière, Sarenrae fit un trou brillant dans le monde, dans une région éloignée des Terres venteuses où même les génies erraient solitaires et abandonnés de tous.
L’archidiable Asmodéus attira le dieu de la destruction et de la colère vers cet endroit, lui promettant un pouvoir plus grand, un chaos plus important et la fin de toutes choses.

Asmodéus dit : « Contemple cette faille dans le monde. Si tu l’examines de plus près, tu pourras apprendre de quelle manière le monde fut défait en ce lieu et tu pourras le défaire toi-même. »

Rovagug tendit ses membres filiformes et ses yeux aveugles vers la brèche. Ses millions de dents en mordillèrent les bords irréguliers.

Sarenrae poussa Rovagug dans la faille avec l’aide des autres dieux, car aucun n’était capable de contenir longtemps la Bête.

Asmodéus scella la brèche de lumière au moyen d’une clé de ténèbres que lui seul pouvait tenir, et ainsi fut créé le puits de Gormuz.

Les dieux célébrèrent leur victoire sur la démence vorace qui aurait pu détruire l’ensemble de la création, mais Rovagug était encore en vie. On dit que le prince des Enfers, Asmodéus, dieu de l’esclavage, sourit et que, depuis ce jour, il est heureux...
Car quoi qu’il puisse advenir, il possède l’unique clé de la prison éternelle de Rovagug et, de fait, il détient le destin du monde entre ses mains noires et griffues.

Avatar du membre
Markjan
Modérateur
Messages : 2860
Enregistré le : mar. 26 févr. 2008 01:00
Date de naissance : 18 févr. 1965

Re: L'héritage du Feu... La légende

Message par Markjan » dim. 6 nov. 2016 01:53

Le Prix du Chacal

Alors que la faille se refermait derrière Rovagug, le maître de la destruction comprit qu’il avait été trahi. Mais le dieu des désastres n’avait guère de temps à consacrer aux regrets. Il était entouré de toutes parts par une pression écrasante de métal en fusion, de feu et de roche.
La Bête déchaîna sa rage sur le tissu planaire, fit de l’air avec de la terre, transforma le feu en eau et se creusa un vaste antre dans la pierre. Rovagug finit par se créer un espace suffisant où il se sentit en sécurité et la faim se mit à le tenailler.

Sans âmes à consumer, il dévora des montagnes cachées et les arrosa avec du magma et du fer en fusion. Il creusa la terre et, pendant un an, il grignota de nouveaux tunnels et de nouvelles cavernes dans les profondeurs. Et alors que les couloirs s’effondraient, il connut à nouveau la joie de la destruction.

Pourtant, cela ne le rapprocha pas de sa vengeance. Il lui fallait plus d’yeux, plus de pattes, plus de griffes. Le dieu n’avait jamais envisagé de créer des rejetons mais cette solution s’imposait à présent.
Il puisa dans l’essence des pierres et des bêtes les plus viles et ainsi naquirent ses enfants. À ces rejetons impies, il offrit des carapaces d’adamantium, des griffes capables de déchirer la terre et des corps qui rampaient et se tordaient. Il en envoya six, dans toutes les directions, et aucun ne revint. Il en envoya six autres, puis encore six autres, sachant qu’un jour, leurs tunnels atteindraient sûrement la surface ou un portail.

Mais au fil du temps, il comprit qu’il ne pouvait pas en envoyer trop car chacun d’eux l’épuisait.

Ainsi les rejetons de Rovagug se firent moins nombreux, même si la Bête les imprégna tous du besoin urgent de trouver un chemin pour sortir de sa prison. Certains parvinrent à atteindre le monde de la lumière et, ayant hérité de la sauvagerie de leur créateur, ils se mirent en devoir de tuer tous les vivants qu’ils trouvèrent.
Mais aucune de ces monstruosités ne revint jamais dans les profondeurs car elles étaient aussi colériques que leur père et, dans leur abandon meurtrier, elles oublièrent que Rovagug cherchait à se libérer.

Répondre

Retourner vers « Pathfinder "L'Héritage du Feu" by Markjan »

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 5 invités