Rapport d'investigation saison 3

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fox p
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Rapport d'investigation saison 3

Message par fox p » ven. 10 août 2018 20:27

Nouvelle saison de Delta Green!
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Zoug
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Re: Rapport d'investigation saison 3

Message par Zoug » dim. 26 août 2018 16:09

Juillet 2008 :

Prêt de trois ans ont passé depuis que nous avons empêché le concert de Mike Houston d’avoir lieu avec les graves conséquences qui auraient suivies. Pour nous récompenser, Élise a été « promue » et passe désormais son temps à analyser des échantillons de sang et d’urine. Pour ma part, après une enquête interne sur ma petite escapade new-yorkaise, je me retrouve à faire la circulation. Au lieu de traquer des monstres, je me retrouve à faire traverser des gamins devant leur école. Passionnant.

Côté vie privée, ce n’est pas beaucoup mieux. Betty a reçu des photos de moi avec Élise et est devenue très jalouse. Il n’y avait pourtant rien de compromettant sur ces satanées photos !

Pour couronner le tout, Chan a disparu de façon subite après la mort de Debbie. Et nous n’avons plus aucune nouvelle de Delta Green, non plus. Seule petite lueur d’espoir : Élise et moi avons gardé le contact.

Et c’est ainsi que je reçois un SMS de mon agent fédérale préférée. Elle me demande de venir à New York au plus vite. C’est reparti ! Sans aucune hésitation, je décide de répondre à son appel. Je pose des congés en prétendant que ma tante est malade et file vers la Grande Pomme.

Élise me récupère à l’aéroport et me raconte ce qui s’est passé.

Pendant qu’elle procédait à des tests urinaires, elle est tombée sur une enveloppe. C’était une invitation à une nuit à l’opéra. Elle doit se rendre immédiatement au muséum d’histoire naturelle pour y voir le Professeur Wu.

Lorsqu’elle est arrivée, il était heureux de la voir, mais également très énervé. Le 12e volume du cycle « Les révélations de Glaaki » avait de nouveau disparu. Il lui montra une vidéo prise par une caméra cachée par ses soins depuis nos dernières aventures. Vers 23 heures, l’avant veille, un homme habillé en gardien entre dans le bureau de Wu avec son passe et prend le livre avant de s’en aller.

Wu est étonné par le comportement de l’homme, qu’il connait bien car travaille au musée depuis des années. Il s’appelle Rodolphe Chapman et donne son adresse à Élise. C’est à ce moment qu’elle m’a envoyé son SMS.

Elle s’est ensuite rendue chez l’homme, dans le Bronx, en se faisant passer pour une livreuse de pizza. Il était chez lui, la voix ensommeillée.

Après m’avoir résumé la situation, nous nous rendons ensemble au musée. Il y a beaucoup de monde. Il fait très chaud et le musée est climatisé. Ceci explique peut-être cela.

Je découvre la vidéo, mais il n’y a rien de plus remarquable que ce que m’a raconté Élise. Nous décidons d’aller voir celles du système de surveillance du musée. On y voit le gardien qui retourne à son poste et range le livre dans un sac.
Wu nous explique qu’il avait ressorti le livre pour l’étudier il y a trois jours. Cela lui arrive régulièrement. Personne d’autre ne savait que le livre était sorti. Le Professeur nous explique que le livre est ardu à lire et nous observons qu’il a de nombreux tics nerveux lorsqu’il nous en parle.

Je lui demande de surveiller discrètement l’attitude du gardien de nuit, pendant que nous irons fouiller son appartement.

Nous nous rendons dans le Bronx et voyons Rodolphe sortir de chez lui avec son sac et se diriger vers le métro. Nous décidons de le suivre, mais il se rend au musée normalement en lisant son journal. Une fois sûrs qu’il est bien parti travailler, nous nous rendons dans son appartement.

Élise met bien dix bonnes minutes à crocheter la serrure. Elle a perdu la main à faire ses tests urinaires, la pauvre. L’appartement est petit et bien rangé. Nous n’y découvrons rien de particulier. C’est celui d’un homme sans histoire, visiblement amateur de pêche à la mouche.

Avant de quitter l’immeuble, Élise décide de fouiller la boite aux lettres de Rodolphe. Nous y sommes pris en flagrant délit par une vieille dame nous prenant pour des témoins de Jehova déposant des prospectus. Contente de trouver des gens à qui parler, elle nous invite à boire le thé.

Nous tentons de la faire parler de Chapman, son voisin. À travers un flot ininterrompu de paroles sur sa vie, son mari, ses vacances et ses albums photo, nous parvenons tout de même à apprendre que Rodolphe est un homme tranquille, qui serait devenu professeur de mathématique, s’il n’avait pas refusé son incorporation en 1962.

Nous arrivons enfin à nous échapper des griffes de cette gentille grand-mère et retournons au musée. Ce dernier est fermé, Rodolphe nous ouvre et nous demandons à voir le Professeur Wu. Tout en nous rendant dans le bureau de Wu, nous discutons avec le gardien qui nous parait tout ce qu’il y a de plus normal et sympathique.

Nous demandons à Wu une copie de sa vidéo et d’occuper le gardien pendant que nous fouillons son sac, sans rien y découvrir.

Une fois chez Élise, nous visionnons la vidéo image par image et nous constatons que les yeux du gardien sont révulsés, lorsqu’il s’empare du livre.

N’ayant pas trouvé le livre chez lui, nous nous demandons si l’échange n’aurait pas eu lieu dans le métro. Élise a un contact qui pourrait nous permettre de voir les bandes. Elle lui raconte un bobard à propos du copain de sa mère, mais le gars n’en croit pas un mot. Au final, il se fout des raisons d’Élise, tout ce qu’il veut c’est un rendez-vous avec une fille. Préssés par le temps, nous décidons de faire appel à une professionnelle.

Une fois son besoin satisfait, nous regardons les vidéos. Nous y voyons Chapman qui croise un homme avec une tête pour le moins étrange. Le gardien ouvre son sac et donne le livre. Lorsque nous montrons la scène au Professeur Wu, il sursaute, regarde dans un carnet et nous dit de laisser tomber. Nous envoyons juste un message à Delta Green avec une image du type en disant que désormais le 12e volume est entre ses mains.

Élise reçoit un coup de téléphone. Un homme avec une voix à l’accent arabe lui fixe un rendez-vous au club apocalypse. Il nous y attend. Ce nom de club nous dit quelque chose. C’est de là qu’était parti le dernier appel reçu par Finley.

Arrivés là-bas, il nous raconte qu’il a quelque chose d’intéressant pour nous, à propos d’un vol de livre. Deux hommes se sont rencontrés dans un des salons privés et ont discuté d’un vieux bouquin. Prévenu par une de ses filles, notre hôte a regardé la scène grâce à une caméra.

Lorsqu’il nous montre la vidéo, nous y voyons l’homme qui a récupéré le volume dans le métro. Il est toujours de dos. Le patron du club, qu’il l’a vu clairement nous le décrit. Aucune trace de la vision étrange que nous avons eue lorsque nous avons regardé les images du métro. Nous récupérons une clé USB du film et partons.

Des recherches sur le club nous apprennent qu’il date au moins des 70's et que c’est « the place to be ». On cherche la tête de l’autre type dans les fichiers et nous tombons sur un certain Igor Doubief. Fils d’immigrés hongrois, professeur d’histoire. Il a fait de la prison pour détournement de mineurs. À sa sortie de tôle, il crée un mouvement survivaliste qui deviendra la secte « Le Peuple de la pierre ».

Nous nous rendons à son adresse actuelle, il s’agit d’un entrepôt. Personne dehors, nous décidons d’aller fouiller les lieux. Le crochetage est fastidieux, mais nous finissons par entrer. La première porte que nous franchissons nous amène dans une salle de prière avec la représentation d’un monolithe.

La dernière pièce est un appartement. On y trouve tout un attirail sado-maso et un homme mort. Il a été tailladé, émasculé, étouffé et violé pour compléter le tout. Cela a dû avoir lieu il y a 96 heures. Pas mal d’affaires semblent avoir disparu. Ça sent la fuite. Nous trouvons un livre : « Le peuple du monolithe » et en fouillant dans l’ordinateur nous découvrons qu’ils ont fait une vingtaine de réservations pour la Hongrie, il y a 48 heures

Il est 4 heures du matin, nous sommes épuisés, mais Élise veut faire des recherches sur le monolithe. Nous perdons énormément de temps, mais finissons par trouver une référence dans la région de Temeswar. Ni une, ni deux, nous prévenons la cellule et réservons un vol. En route pour la Hongrie !
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Re: Rapport d'investigation saison 3

Message par fox p » dim. 26 août 2018 17:32

J'adore! Encore ces résumés sont vraiment l'une des choses qui donnent envie de s'y remettre.
Le rapport est ouvert sur Roll20.
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Re: Rapport d'investigation saison 3

Message par Zoug » sam. 6 oct. 2018 18:43

Juillet 2008 : Hongrie

Et voilà, on est à Budapest en Hongrie, un coin paumé au milieu de l’Europe. En plus, on est à poil. C’est à dire sans armes. Je n’aime pas ça.

À l’aéroport, nous allons louer une voiture. Le gars baragouine dans un sabir incompréhensible. Pas foutu de parler notre langue comme tout le monde. Nous arrivons tant bien que mal à nous faire comprendre et il nous file les clés d’une voiture « normale » : une Zatasva. La vache ! Je ne préfère pas voir ce qu’ils appellent une petite voiture dans le coin. Pas sûr qu’il y ait un moteur dans ce truc.

Nous allons à la bibliothèque pour trouver des informations sur le village où nous nous rendons à la poursuite d’Igor, car même sur internet, nous n’avons rien trouvé. Heureusement, nous tombons sur quelqu’un de civilisé qui parle américain et fait les recherches pour nous. Stregoicavar se trouve en Transylvanie pas loin de la Roumanie.

Après nous avoir imprimé le parcours, tout du moins le début des 5 heures de route que nous devrons faire, elle trouve un livre avec l’histoire du village. Ça craint. Il s’y est passé des choses plutôt crades dans le passé : sacrifices humains, incestes, enlèvements. De plus, le bouquin confirme la présence du monolithe noir.

Nous n’avons aucune nouvelle de Delta Green depuis que nous leur avons envoyé notre message pour prévenir que nous partions à la recherche du 12e volume.

Avant de partir, nous nous rendons dans un magasin de chasse, on ne peut pas rester sans armes. Après une âpre négociation, le gars nous dégotte 2 vieux mausers avec quelques munitions et nous complétons le tableau avec des couteaux de chasse, au cas où.

Arrivés à Gyula, on nous indique vers où aller, mais c’est flou. Personne n’a d’informations précises sur le village. Nous en profitons tout de même pour nous équiper avec des affaires de randonnées. On ne sait jamais.

Plus on pense s’approcher, plus la route est sinueuse dans la forêt. Plus on avance, plus il fait sombre. Puis, il se met à pleuvoir. L’ambiance est inquiétante. On roule au pas. Il est deux heures de l’après-midi et pourtant, on a l’impression qu’il fait nuit. On arrive dans le village, on voit que les maisons sont habitées même si l’état général sent la décrépitude. À part nous, on n’entend pas un bruit. Même pas un animal. Et on ne voit personne. Seule une brume de plus en plus intense semble vivre en ces lieux.

Une fois sur la place du village, nous voyons une grosse Audi neuve devant l’auberge. Son immatriculation est russe. L’ambiance nous fait hésiter à sortir de la voiture. Mais la brume commence à s’infiltrer malgré les fenêtres fermées. Nous sortons donc et allons vers l’église dont la porte claque. À l’intérieur, nous constatons qu’elle n’a pas dû être utilisée depuis des siècles.

Élise trouve une planche avec des clous qui a sûrement été arrachée récemment de la porte qu’elle fermait. Il ne reste plus un seul signe religieux dans l’édifice. L’atmosphère est carrément flippante et malsaine.

Lorsque l’on ressort, le brouillard nous semble s’être concentré sur l’église. Bizarrement, il n’y a même pas de cimetière. Par contre, au sud-est, nous découvrons un petit sentier qui s’enfonce dans la forêt. Mais on n’y voit que dalle. Et sans lampe, ce n’est pas la peine d’insister.

Vers le nord-est par rapport à la place où est notre voiture, nous découvrons un lac noir. Pas une vague, pas un poil de vent. Même lorsque je lance une pierre à un mètre du bord. Pas de vague. Une sensation de mort flotte en ces lieux.

Je rejoins Élise qui était partie en courant, car affolée lorsque j’ai ramassé la pierre pour la balancer dans la flotte. La brume s’insinue sous nos vêtements. Mais nous allons tout de même faire un tour au nord-ouest. En visitant une maison vide, nous avons l’impression que les habitants ont disparu subitement plutôt que partis. Et cela assez récemment.

En continuant vers le nord-ouest, nous tombons sur un vieux manoir assis sur un pic rocheux. Il y a une croix et sur la croix je vois qu’il y a un signe. Bordel ! C’est le signe que les « terroristes » de l’aquarium s’étaient tailladé sur le torse. Le manoir à l’air entretenu. Est-il habité ? On verra ça plus tard. Pour l’instant, on va à l’auberge.

L’auberge est vide. La clé de la chambre 4 manque au tableau. On se dit qu’on ira y faire un tour, mais avant on va chercher nos affaires dans la voiture. On en profite pour fouiller l’Audi. Dans le coffre, on trouve un fusil d’assaut, que l’on s’empresse de récupérer. Dans la boite à gant, il y a une carte d’état-major du coin avec des photos satellites. On voit qu’il y a un point noir dans une clairière au sud-est : le monolithe. On trouve également un téléphone satellite, ça peut être utile.

De retour à l’auberge, la chambre est fermée. Élise tente de la crocheter, mais impatient, je finis par défoncer la porte. Le lit est fait, mais cette chambre est une vraie mine d’or. Matériel vidéo et informatique, mais surtout des armes et du matériel militaire russe.

Tous les ordinateurs ont grillé, mais on trouve quelques papiers en russekof. On envoie ça avec le téléphone satellite de la voiture, il s’agit de rapports russes datant des années 50. On y parle de culte satanique mené par la famille Doubief. Celle de notre Igor. En 1954, l’armée russe est intervenue pour éradiquer le culte. Ce fut un demi-succès, car le culte prit fin, mais la famille Doubief s’est échappée aux US et ils n’ont pas réussi à détruire le monolithe. Le dernier rapport est récent, il date de 96 heures. Une équipe a été envoyée pour contrer le retour d’Igor.

On s’équipe, certes assez lourdement, mais ça nous rassure dans cette ambiance maléfique. Lorsque l’on s’engage dans l’escalier nous tombons sur une femme en uniforme russe qui hurle en nous voyant et s’enfuit en courant. Nous la suivons, mais Élise se vautre royalement.

Voyant qu’Élise n’a rien de grave après sa chute je fonce dehors. Mais la silhouette a disparu. Je retourne voir Élise qui se relève et nous sortons. Le vent est plus fort et nous entraine vers l’est. Bizarrement, la brume elle va vers l’ouest. À la réflexion, c’est n’est pas du vent. Nous avons l’impression d’être attirés comme par un aimant.

Nous allons à contre-courant vers le manoir pendant que nous voyons des objets entrainés vers le monolithe. Arrivés en haut, nous sommes face à une énorme porte à deux battants. Élise se baisse pour actionner l’anneau d’ouverture, pendant que je me plaque le dos au mur pour surveiller. Prêt à tout. La porte s’ouvre sur un grand hall. Nous entrons et claquons la porte derrière nous, mais un peu de brume est entrée.

Le manoir est entretenu, pourtant des traces de souillure apparaissent çà et là. L’ambiance est pesante. En haut de l’escalier, un homme émacié nous regarde. Nous avons l’impression qu’il pourrait sortir du tableau sur lequel il est peint. La brume tourne autour de l’escalier.

Nous commençons à fouiller les pièces du bas et débutons par une grande salle à manger. Sur le mur se trouve un tableau de la famille Doubief dans les années 50. Selon certains angles, je vois apparaitre des choses étranges derrière les sujets principaux du tableau. Des hommes serpents ? Élise pour sa part ne voit rien de particulier. Pourtant je suis sûr qu’ils sont là, accroupis, faisant une sorte de révérence aux Doubief. Et puis, non. Je ne suis plus sûr de rien. C’est sûrement Élise qui a raison et il n’y a rien.

Nous continuons vers une autre porte et la brume nous suit tout en s’étalant de plus en plus au ras du sol. Dans une cuisine récente, nous découvrons des couverts sur la table, comme si quelqu’un mangeait au moment où pouf ! Disparu. Là encore, il y a des traces malsaines qui gâchent la vue. Au fond, près d’un énorme frigo américain, se trouve une vieille trappe en bois fermée par un gros cadenas. Le bois est clair, mais on peut observer des taches noirâtres.
On s’accroupit en enlevant nos casques pour écouter. Rien, à part la brume qui en profite pour s’insinuer par nos orifices à découvert. Nous remettons aussitôt nos casques, même si nous étouffons dans nos combinaisons.

Plus loin dans une autre pièce, nous tombons sur une bibliothèque dans laquelle nous trouvons une représentation qui nous intrigue. Deux personnes en train de fuir dans une église. L’église du village sûrement.

En haut, nous trouvons des chambres. Dans l’une d’elles, nous découvrons un point d’impact électrique à l’endroit où devait se trouver la personne avant de disparaître. Du coup, nous recherchons le même genre d’impact ailleurs et nous en trouvons un dans la cuisine et un à côté du chariot dans la salle à manger.

Nous retournons examiner le tableau de l’escalier et là aussi, mais avec plus de mal, je vois des hommes serpents dans le décor. Élise ne voit toujours rien. Dois-je m’inquiéter pour ma santé mentale ou pour sa vue ?

De retour dans la cuisine, nous hésitons à ouvrir la trappe. Nous sentons bien qu’elle évoque le mal. Encore plus que la maison elle-même. Mais, nous pourrions y découvrir quelque chose de salutaire. Après tout, les Doubief ont vécu ici.

Après avoir longtemps hésité, je finis par défoncer le cadenas avec la crosse de mon arme. Derrière la trappe, ça descend par un escalier creusé dans la roche. Nous débouchons dans une grande cave et l’horreur nous saute aux yeux. Partout près des murs se trouvent des amoncellements de crânes et d’ossements d’enfants et même de bébés ! Il y a des rigoles qui devaient récolter le sang. Aux murs, on peut voir des serpes noires de rouille et de sang séché. Il y a également des crocs de boucher. Tout a l’air très ancien sauf le mur du fond qui est récent. Il doit y avoir des milliers de corps et le massacre s’est étalé visiblement sur 100 ou 200 ans. À un moment, j’ai l’impression de voir un crâne bouger. C’en est trop ! Nous sortons et fermons la trappe avec une corde avant de mettre le frigo devant. Enfin, pour être honnête, avant qu’Élise bouge le frigo toute seule, car je suis trop secoué pour y arriver.

Nous décidons de nous rendre au monolithe. Nous avons du mal à le trouver et cela nous prend beaucoup de temps. Arrivés sur place, il fait très sombre, les nuages sont épais et la brume est intense. Des étais sont à la base du monolithe et nous entendons des tambours résonner ainsi que des mélopées. Un flash nous aveugle et nous voyons des hommes lézard qui se flagellent et dansent. La brume s’échappe du pic rocheux, qui semble onduler en son centre.

Je m’arrête et vois Élise qui continue à marcher d’un pas mécanique. Une lumière bleue apparaît en crépitant. Je me précipite pour pousser Élise juste avant qu’un éclair ne touche le sol à l’endroit où elle se trouvait l’instant d’avant.

On se regarde dans les yeux et nous comprenons qu’il ne faut pas rester là. Nous ne contrôlons plus nos gestes et nous courons comme des fous. Presque à la fin du passage nous apercevons une femme blonde. La Russe. Mais nous ne pouvons nous arrêter avant d’arriver au village où nous nous mettons à sangloter. Il est hors de question de nous rapprocher de nouveau du monolithe.

Pourtant, il faudrait aller chercher la Russe, mais j’en suis incapable et Élise y va seule. Lorsqu’elle la trouve, la pauvre femme gratte le sol comme une furie. Elle s’est arraché les ongles dans la terre et chante une comptine enfantine. Près d’elle, Élise découvre un système de surveillance vidéo. Elle récupère trois caméras et revient avec la femme.

Nous allons au village. La brume est omniprésente. Une fois à l’auberge, Élise tente de remettre la Russe d’aplomb, mais c’est impossible, la pauvre est définitivement perdue.

J’ai réussi à récupérer les vidéos et nous y voyons Doubief qui procède à un rituel avec des gens. Ces fidèles sûrement. Il y a un grand flash et tous disparaissent sauf Igor qui s’enfuit en courant comme un dératé vers le village. Puis trois arcs électriques viennent frapper les caméras. La date sur les vidéos montre que cela s’est déroulé il y a 72 heures.

Derrière nous, nous voyons que la Russe s’est égorgée elle-même pendant que nous étions fascinés par les images à l’écran.

Nous partons pour l’église et cherchons le passage que nous avons vu sur l’illustration. Nous le trouvons rapidement et descendons dans les catacombes après avoir vérifié nos armes. Il s’y trouve des alcôves avec des momies aux formes difformes. Nous arrivons à suivre des traces récentes.

À un carrefour, pendant que je suis baissé en train d’examiner le sol, Élise repère quelqu’un qui coure vers nous en criant : « Votre vie pour la mienne ! » Puis il éructe des mots aux sonorités ignobles. Nous commençons à sentir du sang qui coule de nos orifices. Élise décide de le bâillonner et un combat s’enclenche avec succès pour Élise qui le neutralise. Nous récupérons le volume 12 et un pendentif avec le fameux symbole de l’œil dans l’étoile à 5 branches.

Nous sentons une onde de choc venant de l’extérieur et Doubief se met à pleurer et à nous regarder avec affolement. Élise lui retire son bâillon en le menaçant s’il crie. Il explique de façon confuse que par notre faute, c’est trop tard. Le portail s’est effondré. Ils vont revenir nous chercher. Il voulait faire revenir Xuthltan, mais n’aurait pas dû faire confiance à Antoine Dumont, l’antiquaire parisien. Il ne peut pas détruire le portail seul, mais peut-être avec notre aide a-t-il une chance. Le pendentif est pour lui une protection. Ce n’est pas sa divinité qui est venue, mais autre chose. Quelque chose de beaucoup plus dangereux. Et il est prêt à risquer sa vie pour l’arrêter.

Dehors, nous avons l’impression d’entendre un cor de brume.

Nous retournons vers le monolithe et redonnons sa liberté à Doubief temporairement. Peut-être pourra-t-il vraiment faire quelque chose. Le monolithe a explosé. Nous voyons une roue d’où sortent les anciens habitants du village ou plutôt ce qu’ils sont devenus, des espèces de zombis !

Nous protégeons Doubief grâce à l’arsenal russe pendant qu’il incante. Ces satanés Russes savent faire des armes. Nous sommes d’une efficacité redoutable, mais ils sont si nombreux. Une créature humanoïde, spongieuse et avec des tentacules se rue vers nous et la bataille fait rage. Lorsqu’Élise parvient à toucher la créature une dernière fois et que celle-ci explose, le sol se met à vibrer.

Derrière nous, Igor lance un dernier cri. Une tornade nous fait tomber au sol et fonce vers le portail qui explose. Doubief explose au même moment et le volume 12 tombe au sol et se referme, comme s’il savait son travail terminé. Les derniers zombis tombent à terre, commençant déjà à pourrir.

Nous récupérons le bouquin et le pendentif sans le toucher. Nous ramassons également des morceaux du portail noir, Delta Green saura quoi en faire. Je vois que les éclats de portail comportent des symboles dont la forme me dit quelque chose. J’ai déjà vu ça quelque part. Mais où ?

Dans la chambre des terroristes de l’aquarium ! Ceux qui s’étaient scarifiés avec l’étoile à l’œil ! Était-ce pour ce protéger comme Igor ? Contre quoi ?
Modifié en dernier par Zoug le dim. 7 oct. 2018 08:33, modifié 1 fois.
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Message par fox p » sam. 6 oct. 2018 23:17

Toujours aussi bon :D
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