Les parchemins d'aventure

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Thyr
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Re: Les parchemins d'aventure

Message par Thyr » mer. 1 déc. 2010 18:00

C'est gravement blessé que Daidoji Seiren est améné au poste de magistrature. Tandis que ses camarades opterent pour questionner Hida Go, non sans avoir intégrer un nouveau compagnon le frère d'Hida Ninsei, Hida Mitsunari. Cet homme recherché, faisant partie de la garde seigneuriale, c'est à son poste que les yorikis tenterent de lui soutirer des informations. Mais les maigres renseignement qu'ils récoltent ne font qu'accroitre leurs soupsons sur un des personnages les plus influent de la région, l'Hatamoto, Yasuki Yorinaga. Par la suite les nouvelles émanant de la santé du dueliste du groupe ne sont pas très bonnes. L'artiste et l'archer en sont affectés. Ensemble ils décident de demander l'aide d'une des personnes les plus étrange de la région, le shugenja du Daimyo, Kuni Mihoko. Celle ci arrive a soigner les blessures de l'enqueteur de la famille Daidoji. L'entrevue qui précéda ce sauvetage miraculeux fut des plus enigmatiques et c'est troublé que Tsuruchi Gidayu demanda une audience future et personnelle avec cette femmes ayant passé quelque années dans la mystérieuse foret des Kitsunes.

En poursuivant leur enquete, les yorikis arrivèrent dans un hameau dont ils savaient etre le lieu de rencontre de nombre de ronins. Ceux ci s'étant rassemblé pour une récolter un contrat que la rumeur disait nombreux dans la région. Dans l'auberge principale du hameau des teinturiens, le groupe fit la connaissance de deux ronins portant un mempo sensiblement proche de ceux ayant agressé le duelliste le jour précédent. Le conteur fut tres interlocqué par cette rencontre. Tandis que les assistants de la magistrature impériale engagèrent el combat non sans subir quelques blessures importantes. En effet Daidoji Seiren reçu un méchant coup de katana dans la cuisse, tandis que le courtisan du Clan du Scorpion perdit beaucoup de sang, ayant le poignet sérieusement entaillé. C'est moroses et ayant failli perdre le carnet que le groupe revint à la cité des gobelins rouges ruminant une rage et une douleur contenues. L'investigation semblait de plus en plus ardue.

Le jour suivant le groupe du supporter l'absence des deux frères Hida, qui devaient faire leur rapport à leur supérieur et père, Hida Fumika, le duelliste Grue et le courtisan Scorpion trop faibles et blessés pour poursuivre l'enquete et le conteur Grue qui était mandé par le seigneur pour un étrange et prestigieux entretien. C'est donc accompagné d'un ronin, Yoshimo et de Mirumoto Asshura présent dans la région pour trouver des forces vives acceptant de préter allégeance un moment au Clan du Dragon dans sa lutte contre le Phénix, que Gidayu continua les investigations. Ils découvrient que les noms et les adresses présentes dans le carnet correspondaient tous à des samourais du Clan de la Tortue, implantés dans la région. Leurs points communs étant d'être tous agé d'au moins une grosse quarantaine d'années et d'être des marchands présents sur les quais. Dans les documents étudiés (archives de comptes, legs d'échoppes ...), un nom revenait régulièrement, celui de Kasuga Hisato. Il semblerait à la conclusion de ce deuxième chapitre que de nombreuses pistes furent entremeler mais hélas pas encore totalement exploitées.
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Mazteck
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Re: Les parchemins d'aventure

Message par Mazteck » ven. 25 févr. 2011 20:07

Chapitre 3


En ce 12e jour du mois du tigre, nous apprenons une nouvelle mort énigmatique.
Nous nous apprêtons à vérifier par nous même après notre convocation par le Daimyo de ce matin.

Le Daimoyo apprend à Kinnosuke que "Doji Magasami sera présent à la Cour d'Hiver".
Il s'agit de jeune frère du champion du Clan de la Grue.
Il se renseigne aussi sur le jardin en préparation.

Le Daimyo nous ayant laissé aux bons soins de notre supérieur, nous rendons visite au Magistrat Otomo.
Ce dernier nous invite à une cérémonie du thé puis nous interpelle sur les enquêtes en cours.

J'apprends par la même occasion l'existence d'un carnet codé concernant une enquête en cours.
Dans ce carnet, je constate que certains symboles sont potentiellement des idéogrammes Yobamjin.
Il y a aussi quelques morceaux d'autres langages Gaijin, y compris du Senpet pour les passages les plus spirituels.
A approfondir.

Une confrérie de ronin offrent leur service au plus offrant.
Il portent des mempos, ce qui a visiblement suffit à Otomo pour les considérer comme appartenant au Clan du Scorpion.

Concernant le dernier mort, nous n'avons pas encore eu le temps d'enquêter mais Gidayu pense qu'il y a un lien avec la présence de Maho. Il s'agit du frère de Hida Go, Hida Robun.

Sortis de chez le Magistrat, nous rencontrons Hida Odajiro en route.
Il se montre agressif, violent. Je le suspecte d'avoir des penchants sadiques.
Il n'attend visiblement qu'une occasion pour s'en prendre à nous.
Il cherche Hida Go, signalé pour désertion (disparu il y a 2 jours, Mercredi).
Il veut que l'on dise à Hida Go de rejoindre la Garde et de se constituer prisonnier.

Nous reprenons notre route en direction de la morgue.

Nous sommes de nouveau interrompus.
En effet, un ami d'Hida Go nous aborde.
On se met à l'écart, à sa demande, et nous en profitons pour manger un morceau.
Il pense que son ami Hida Go a besoin d'aide et qu'il est préférable qu'il tombe entre nos mains plutôt qu'entre celles des gardes.
Il me semble sincère et presque attristé par la situation.
Il nous donne la liste des endroits ou Hida va frequement :
Ses quartiers
Le Dojo
Le Parc des Cerisiers
Le Gunzo (tripot, maison close, fumerie d'opium)

Hida Go etait, selon cet ami, proche de son frère.
Le frère habitait dans un quartier de la garde.
Hida Go parlait fréquement d'une femme, Umeka, qu'il allait voir régulièrement le Jeudi.

Nous reprenons notre route en direction de la morgue.
Elle se situe dans le quartier des Eta.
Nous y sommes accueillis par Yagamata.
Il nous apprend que l'abbé du temple d'Hida a certifié l'absence de signe de souillure sur le cadavre.
La victime est complètement vidée de son sang malgré l'absence totale de blessure.
On a constaté des projections de sang depuis son corps comme si tout avait été comprimé comme après choc violent.
Certains pouvoirs d'outremonde pourraient expliquer ca mais certaines choses ne colle pas :
- la victime est restée passive
- tout pouvoir de l'outremonde entraine forcément un trace de souillure, ce qui n'est pas le cas

Nous décidons de faire une halte au Gunso afin de chercher la piste de Hida Go.
L'établissement est crasseux et les filles vraiment de mauvaise "qualité".
Nous demandons à parler à Umeca et nous montons avec elle à l'étage.
Mon Yojimbo garde l'entrée afin de s'assurer que personne ne sort de l'établissement.
Nous interrogeons la fille à propos d'Hida Go.
Elle l'a vu hier, comme tous les jeudi, mais il avait un comportement particulier.
Il était énervé et apeuré. Il n'est resté que 5 minutes.
Il a demandé à "Ne pas le laisser dormir" et il a parlé de son frère qu'il n'a pas su protéger.
D'après la fille, il n'était ni ivre ni drogué, mais ses yeux étaient emplis de peur.
Je sens la peur de la fille mais aussi sa sincérité.
Personne d'autre n'est encore venu l'interroger à ce sujet.

C'est a ce moment qu'Hida Odajiro entre dans l'établissement et commence a insinuer des choses désagréables.
Il en est presque au stade de s'en prendre à mon Yojimbo.

Après quelques échanges acerbes, nous sortons de l'établissement.

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Re: Les parchemins d'aventure

Message par Tibère » sam. 19 mars 2011 09:06

Suite aux récents évènements, Tsuruchi suivi de Kitsuki, a décidé de demander une audience auprès du daimyo pour laver l'affront que venait de porter Odajiro envers l'empereur. En effet, bastonner un Yoriki a montré son estime pour l'empereur.
Le daimyo nous a reçu et Tsuruchi a eu du mal à dissimuler sa colère, chose qui surpris notre daimyo. Il s'en suivit une longue discution et le daimyo proposa de régler lui même l'affaire concernant odajiro et engageat sa promesse sur le fait qu'il ne recommencerait plus jamais. Nous avons déceler que odajiro n'est pas sous l'autorité directe de notre daimyo. Nous avons accepté ce qui été plus honnorable que glorieux mais Tsuruchi a bien fait comprendre qu'il n'y aurait pas de deuxième affront de toléré.

Ensuite, nous nous sommes dirigés vers le dojo où Hida go avait l'habitude d'aller. Nous avons échanger avec le maître des lieux, un personnage très charismatique. Mais Go n'était pas venu depuis plus de 5 jours. Nous avons pu remarquer que cet homme sage pouvait nous être d'un grand soutien contre yorinaga.

Après, nous nous sommes dirigé vers le jardin des cerisiers où nous avons rencontrer un jardinier bien aimable et qui est en admiration devant tous les signes des fortunes. Il avait vu Hida Go le matin même se recueillir devant des roseaux au bord de l'eau. Nous avons trouvé un Kanji à terre avec le nom de Robun. Mais nous avons assisté à un spectacle magnifique : la poussée du premier bouton de cerisier... signe des fortunes?

Enfin nous sommes allez chercher des renseignements dans la chambre de Go mais là... rien...

En rentrant, nous avons décidé d'envoyer Suwa et Jungabe surveiller la morgue. En pleine nuit, ils sont venus nous réveiller car Go avait été aperçu. Dans la morgue se trouvait Hida Go auprès de son frère. Il était nu et porter une cicatrice étrange sur le bras. Il s'en est suivi une discution étrange. La cicatrice devenait de plus en plus étrange au fil de la conversation et ses yeux se sont changés en une couleur noirâtre. Il nous a dit :
- j'ai vu les portes de Yumedo
- j'ai vu l'essence de Jigoku
- le sorcier à la tauge brune, c'est le spectre à la rose séchée. (lien avec les dires de Yasuki Yaku...)

Puis tsuruchi vu le mal surgir de trop prêt et décocha ses flêches... mais impossible de faire quoi que ce soit. Le Gaijin de kitsuki fût projeté à travers la palissade et Hida go, enfin ce qu'il restait de lui sauta dans le four brûlant et s'évapora dans une fumée étrange.

En sortant de la pièce nous avons remarqué un symbole situé sur la cheville de Robun : un serpent autour d'une branche....

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Helios
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Re: Les parchemins d'aventure

Message par Helios » lun. 21 mars 2011 01:40

A peine arrivés à Aka Bakemono Toshi et tout juste accueillis par la magistrature en plein milieu de la nuit, Bayushi Kyoden ainsi que Tamori Daichi virent entrer à la magistrature: trois personnes dont un gaijin aux mensurations hors du commun de Rokugan.

C'est alors qu'à la suite d'un échange de regards entre les uns et les autres, fit irruption dans la pièce, un homme âgé avec une pipe: Otomo Eijiro, le magistrat d'émeraude.
Il s'est entretenu avec les yorikis revenant de leur mission mais resta bref et concis dans son discours.
Il pris connaissance des récents évènements concernant Hida Go par Tsuruchi Gidayu ainsi que des sujets qu'il avait mentionné avant de se donner la mort par crémation. Il nous conseilla, alors que les projets fussent de prévenir Hida Yodo, d'aller s'entretenir au préalable avec Yasuki Yaku.

C'est donc au moment où Tsuruchi-san, Kitsuki et le Gaijin emmenèrent les nouveaux yorikis qu'ils leurs révélèrent les détails importants, selon eux, de la situation alarmante et peu rassurante d'Aka Bakemono Toshi en ces instants.

L'entretient, au plus sombre de la nuit, fut très intense en révélations ainsi qu'en émotions.
Le conseil à en tirer fut d'essayer de contacter les anciens membres du clan du faucon de la famille Toritaka recueillis par le clan du crabe. Cependant les membres de cette famille les plus proches sont réuni au sein d'une ambassade parcourant actuellement les terres du clan du renard. En effet, ces fameux Toritaka ont la réputation d'être accoutumés du monde des esprits et leur aide quand à certains éléments de l'enquête pourraient être précieuse.
De plus, alors que les morts des victimes soient encore assez incompréhensibles, Yasuki-sama nous a fait part du fait que Tsuruchi-san ayant tué un Maho-tsukai, vraisemblablement un disciple d'après lui, crée un paradoxe car il sent que l'énergie négative des environs se fait de plus en plus lourde et oppressante, alors qu'elle devrait, bien au contraire, diminuer...

Suite à cette atmosphère de doutes et d'appréhensions que le groupe décida de se retrouver à l'aube, après une nuit de sommeil bien méritée, pour s'entretenir avec Hida Yodo sur ces sujets de grave importance.

Etrangement, Otomo Eijiro fut nommé "-sama" par le Daimyo dans une atmosphère pour le moins étrange.
Au cours des discours avisés de Tsuruchi-san, Hida-sama, dont la mine se faisait de plus en plus sombre, eut une réaction, quand à notre projet d'entrer en contact avec les Toritaka, en mentionnant "la vallée des esprits". Il nous informa du fait que l'Ogosha, le gardien Toritaka et fils du Daimyo, serait en voyage avec quelques bushis au sein des terres du clan du renard puis se retira.

C'est à la suite de cet entretient fort enrichissant pour les yorikis que Tsuruchi Gidayu proposa un entretient, préalable à notre voyage vers le clan du renard, avec la Shugenja du Daimyo : la mystérieuse Kuni Mihoko, qu'il a l'air d'affectionner particulièrement. En effet, ayant étudié au sein du clan du renard, elle pourrait tout à fait être une mine d'information pour la suite des investigations...

à suivre...
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Re: Les parchemins d'aventure

Message par MrDiabolik » jeu. 14 avr. 2011 20:14

Extrait du journal d'un Scorpion:
Le 16ème jour du mois du tigre 1158,...

...L'entretient avec cette fameuse Shugenja, qui a eu lieu au petit matin, fut riche en enseignements de toute sorte.
D'une part, il semblerait que notre ami Tsuruchi Gidayu, intrépide samouraï du clan de la mante puisse connaitre quelques hésitations en sa présence. Comment le lui reprocher, Mihoko-san est une femme tout à fait charmante, et si ces talents de shugenja sont au moins aussi brillant que l'éclat de son visage, elle doit être vraiment redoutable.
Au delà de toute ces considérations, qui n'ont d'intérêt que parce qu'elles permettent de nous faire découvrir une autre facette de mon compagnon, Mihoko-san nous aura apporté son aide en nous confiant une carte pour nous rendre sur les terres du clan du Renard, et un certain nombre de correspondance que l'ami Tsuruchi semble se faire un devoir de mener à notre destination...

Le reste de la journée nous aura permis à chacun de mettre en place ce voyage. On nous a dit que les terres du clan du Renard se trouvaient à quelques douze jours de marche.

Misao-san s'en est allé revoir Mihoko-san, tandis que Tsuruchi-san, fort de son expérience sur les routes, était déjà parti en quête de notre équipement pour pouvoir affronter sereinement nos longues journées de marche.

Pour ma part, je suis allé voir l'ambassadeur du clan du Renard, en poste dans la cité d'Aka Bakemono Toshi... Un personnage atypique si l'on en croit ses manières. Certainement attachant, mais particulier. J'imagine déjà quel cela va être d’entrer sur un territoire recouvert de personnes comme lui...Enfin, il m'aura confié une lettre et quelques conseils pour nous rendre la bas, c'est déjà fort généreux de sa part, et je l'en remercie. Et a vrai dire, si ce n'est la façon qu'il a d'appréhender ce si noble moment qu'est le repas, et les boulettes étrangement grasses qu'il peut avaler comme s'il s'agissait de sucreries, il m'a laissait une bonne impression.

Je suis incapable de dire par contre, ce qu'a pu faire Tamori-san...il s'est rendu au palais sans plus d'explications que ça. Certainement des affaires personnelles à régler...ou peut être lui aussi quelqu’un à aller voir… il me semble que le premier jour de mon arrivée, je l’ai vu accompagné... Nous verrons bien.

La journée, après tout ça, est arrivée à son terme. Le lendemain matin fut un peu rude, mais qu'importe...

Après avoir donné consigne à nos hommes, nous sommes donc partis. Et tout laissait entendre que ça allait être un voyage relativement tranquille. Tsuruchi menait le groupe, en connaisseur, suivit de Kitsuki-san et son géant de Gajin, qui semble aussi bavard que Tsuruchi-san en présence de cette charmante shugenja... Juste devant moi, Tamori-san...et le poney et notre jeune compagnon Jungabe, qu'il m'a semblé opportun de faire venir avec nous pour s'occuper de nos affaire et notre animal... puis moi, derrière, essayant difficilement de sortir de ma nuit.
Mais quelque chose m'y aida. D'abord, ne comprenant pas bien la raison pour laquelle nous nous sommes arrêté, l'ami Tamori nous a fait la preuve de son don particulièrement exceptionnel de s'attirer les faveurs des dames lui aussi...peut être un peu trop jeunes, mais passons... Après un épisode dit "de la boite de thé", nous nous sommes vu gratifié de l'insupportable compagnie de cette gamine dont les yeux pétillent peut être un peu trop à mon gout....qu'elle se tienne à carreau, sinon, ils ne pétilleront plus très longtemps...

Après quelques heures de marche, nous somme arrivés en soirée au village de Sabishi Nohara Mura. Si le Daimyo ne m'aura pas laissé une grande impression de par sa superficialité, cela ne m'aura pas ôté de l’esprit ce constat : Si à chaque chemin nous ramassons tous les Hemin du coin, la traversé risque d'être plus pittoresque que prévue...

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Helios
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Re: Les parchemins d'aventure

Message par Helios » mar. 19 avr. 2011 05:03

Nous étions donc arrivés à Sabishi Nohara Mura, après une bonne journée de marche. Suite à notre visite de courtoisie au Daimyo local, que la générosité ne risque pas d’étouffer, j’ai donc suivi mes compagnons qui semblaient impatients de retrouver le confort et les bienfaits d’une assiette pleine.

Dans cette auberge du ‘Voyageur Prudent’, Akaï, le patron, fit tout ce qui lui fut possible pour nous satisfaire. Alors que les plats s’annonçaient et que nous occupions la table la plus imposante en compagnie du Senpet de Tsuya et de Jungabe, je remarquais la vingtaine de personnes qui semblait se tenir bien à l’écart de nous… J’en fis que peu attention car le fumet du riz à l’anguille retint de suite mon attention. Les légumes à la sauce soja et le riz en quantité conséquente ne fit qu’accroitre ma reconnaissance pour cet aubergiste qui semblait vouloir s’attirer les grâces de mon appétit. Si je me délectais de ce repas, auquel je ne manquais pas de faire honneur, je fis attention à la jeune Tsuya qui mangeait en face de moi et qui, sûrement par habitude, semblait se jeter sur son bol comme s’il pouvait lui être retiré d’un moment à l’autre. Afin qu’elle apprenne à profiter pleinement des ressources de ce délicieux repas, mais aussi à respecter mes compagnons, qui n’avaient émis aucune objection à sa présence à notre table ; geste ne manquant pas de me montrer que Bayushi Kyoden, hostile à ce qu’elle nous accompagne, ne serait pas aussi rude qu’il semble l’être ; je lui dis de manger calmement et lui lançais quelques regards le lui faisant comprendre, aux moments où elle recommençait.

Au terme ce délicieux repas qui me reput, chacun en reconnu la qualité. Kyoden remercia l’aubergiste, qui ne demandait aucun paiement, en lui donnant quelques Bus. Pour ma part, je lui offris une calligraphie arborant le Kanji de la générosité, lui faisant honneur ainsi qu’à la qualité de son auberge.

Me préparant à célébrer ma Cha no Yu quotidienne, pour assurer une détente avant le repos du guerrier, je proposais à mes compagnons de se joindre à nous. Seul Ankefehni, qui resta près de la porte de notre chambre dortoir, ne prit part à ce plaisir. Pour l’occasion, mais aussi pour tenir ma promesse, je laissais aux soins de la jeune Tsuya, le choix de notre dégustation. Elle choisit dans la boite de thé qu’elle m’avait offert : des feuilles de thé d’un sachet en toile accompagnées d’une poudre aux senteurs délicates avec une racine de genévrier… Curieux de se mélange, je ne repris pas son choix qui s’accorderait sûrement, donnant un goût unique à cette préparation. Je fis mes préparatifs pour tirer le meilleur de la racine et préparais l’Usucha comme l’aurait fait ma grand-mère. Ce délicieux moment nous permit à tous de nous apaiser spirituellement et nous reposa convenablement avant de nous coucher. Je m’endormis sans aucune difficulté et me mis à rêver de mes terres natales et de ces plantations de thé qui avaient bercé ma tendre enfance…

Le tendre parfum de l’aube me réveilla en ce dix-septième jour du mois du tigre, il semblerait que chacun ait profité de ce repos bien préparé. J’émets tout de même une réserve quand à notre compagnon du clan du Scorpion qui semble, au contraire, avoir moins bien récupéré que nous autres.

Nous nous mîmes en route selon le même ordre que la veille et alors que les décors se succédaient, nous croisâmes un groupe de cinq marchands, ou ce qui semblait l’être, ne portant que des kimonos vierges de toute indication sur leurs origines. Par précaution probablement, Tsurushi-san décida de ne pas engager la discussion et nous suivîmes le même comportement, faisant confiance à sa grande expérience de voyageur...

A la fin de journée, nous arrivâmes dans un petit village du nom de Fuyu Hashi Mura et purent voir un pont assez joli, qui traverse les eaux de cet endroit. Alors que j’avançais en suivant mes compagnons, les habitant de cet endroit au charme particulier fermaient leurs volets à notre passage, ne présageant rien de bon à première vue. C’est alors qu’un vieil homme se présenta à nous. Il était pour le moins marquant car son allure était on ne peut plus unique : il était coiffé d’une coupe au bol, qui cachait peu sa paralysie d’un côté du visage ainsi que son oreille coupée. Il esquissa un sourire protocolaire et se présenta sous le nom de Yo, doyen du village, avant de nous inviter en sa demeure et de nous y conduire. Sa posture, soucieuse de respecter le protocole, nous faisait le suivre alors qu’il marchait quasiment en crabe pour ne pas nous tourner le dos. Passant devant un entrepôt contenant à coup sûr une réserve de poissons, je feins de ne pas m’en apercevoir pour ne pas manquer de respect à cet homme qui cherchait, de tout son possible, à nous faire honneur.

Il nous pria d’entrer en sa demeure où se trouvaient ses trois filles, qui à son ordre s’affairèrent à nous préparer à manger, alors que nos accompagnateurs : Jungabe, Tsuya et Ankefehni ; restèrent devant la bâtisse. Soudain, alors que chacun d’entre nous patientait attablé et laissait sa curiosité planer sur ce lieu, Tsurushi-san posa une question plus que directe à notre hôte. Le vieil homme, alors que celle-ci portait sur les difficultés à se nourrir des habitants de ce village, répondit qu’il n’y aurait pas de problème pour l’impôt à Yodo-sama. Sa réaction fut toute aussi surprenante que celle de notre ami et guide pour ce voyage. Faisant honneur à tous en ne relatant pas dans ces pages, les actes de chacun sur ce fait, je noterai seulement que nous fûmes deux à ne point nous servir et à faire don de notre repas aux habitants de ce village. Pour savourer les derniers rayons de soleil, Tsurushi proposa à Yo de l’accompagner au pont pour en savoir plus sur cet ouvrage peu commun. Je ne pus m’empêcher de les suivre quand le doyen accepta avec fierté, supposant qu’un enrichissement certain nous attendait. Je ne me trompais pas. Il nous fit part d’un récit de guerre entre Crabes et Scorpions où ce pont, affaibli par la glace, céda sous l’assaut des ennemis, sauvant la région et ses occupants… Nous le remerciâmes tous deux de son récit, passionné et dont on pourrait tirer quelque leçon. Alors que les derniers rayons de soleil caressaient nos joues, il nous fit part d’un autel Mikai qui se placerait sur notre route. Je montrai de suite mon intérêt de cette révélation et lui en demandais un peu plus, alors que Tsurushi-san semblait surpris par mon engouement vif et spontané… Il me révéla qu’il se situerait à deux heures environ de marche et qu’y faire une offrande placerait notre voyage sous les meilleurs augures, quand notre guide et ami répondit que les fortunes nous accompagnaient déjà puis nous rejoignîmes les autres.


Au cours de la soirée, Kitsuki-san s’éclipsa en compagnie de la fille du doyen la plus âgée et assez charmante. Il ne nous a rien révélé sur cette entrevue alors qu’il ne semblait pas quelque peu fatigué à leur retour…

Afin de profiter encore au mieux de notre sommeil, alors que nos hôtes s’étaient retirés dans une autre pièce, je fis mine de me préparer à ma cérémonie du thé quotidienne et vis mes amis Yorikis se joindre à la table. Je souris de plaisir et m’affaira à satisfaire ce petit monde du mieux qu’il me fut possible, effectuant mes gestes avec soins tels qu’ils me furent transmis. Au moment où je la finissais, repensant à tous ces évènements passés, je renversais d’un coup sec, le reste du liquide en excès avec les feuilles, dans une assiette afin d’y lire un quelconque présage… Finissant de ranger mes affaires, je me couchais et m’endormis en un clin d’œil.

Le lendemain matin, alors que nous étions sur le départ, je me remémorais l’assiette et son contenu. Ce que j’y vis m’emplit d’inquiétude et de tristesse : un dragon s’y était formé avec le kanji de la mort dans l’œil, non sans rappeler la même révélation qui me fit recueillir Kumiko. Je sortis avec ma triste mine, n’arrivant pas à me sortir de la tête cette vue accablant, évitant le regard des autres. Pour ne pas les inquiéter mais aussi pour ne pas obscurcir leurs jugements sur la journée qui s’annonçait, je gardais cette révélation pour moi. Peut-être ais-je eu tort.

Nous partîmes donc de ce village de « l’homme à une seule oreille » et une pluie, légère mais pour le moins insistante, commença à nous accabler. Enfin, une stèle se présenta à nous sur le bord de notre chemin où était inscrit : « Ippon Datara » mais aussi : « faites un cadeau à la jambe », alors qu’à côté de celle-ci, une corbeille regorgeait d’ustensiles de maquillage. Ayant un souvenir frappant d’une gravure évoquant ce Mikai à la jambe et l’œil uniques mais aussi recouverte d’un pelage abondant, le tout lui donnant un air dont pourraient rire les plus jeunes, je me souvins que son offrande caractéristique est tout ce qui peut servir au maquillage. L’honorer par une offrande était du meilleur ton car y procéder permet de passer en ami sur ces terres, grâce à cette entité protectrice. D’après ce qui me tourmentait, j’insistais auprès de mes compagnons et ce fut finalement Tsuya qui fit don de sa petite et rudimentaire boite de maquillage, alors que Kitsuki-san promit de lui en offrir une de meilleure facture mais attendant tout de même mon approbation du regard, et lui en fit cadeau. Malgré tout, ce fut moi qui fis l’offrande, étant le mieux supposé à le faire puis nous nous remîmes à la poursuite de notre chemin, au travers de décors surprenants, toujours sous cette pluie devenant de plus en plus harassante. Pour s’assurer de notre sauf-conduit au travers de cette zone plus naturelle et sauvage, où quelques branches nous offraient un abri le temps d’une seconde, notre ami du clan de la mante nous ouvrait la route sur une centaine de mètres, toujours vêtu de ce kimono hors-normes semblant surtout être d’une utilité pratique.

Cherchant un lieu où nous pourrions nous restaurer, nous fîmes halte près d’un rocher qui nous protégeait, même partiellement, ne trouvant meilleur endroit. Ce fut après quelques longues enjambées suivant cette collation rapide, que Bayushi-san nous alerta, criant la halte. Nous vîmes notre courtisan effondré au creux des bras de notre ami Scorpion, qui semblait l’avoir saisi de justesse pendant sa chute. Chacun se retourna vers lui et virent stupéfait le diplomate dragon allongé et affaibli. Je me suis précipité à eux pour examiner mon compagnon, dont le Gaijin semblait attendre le moindre signe rassurant. En effet, un front brûlant, un pouls rapide, une poitrine congestionnée ainsi qu’un sifflet dans la respiration ne laisse rien espérer de bon. Je me suis aussitôt mis un foulard près du visage et demandais à tous de s’écarter de lui pour éviter une probable contagion. Dès qu’il vit ce spectacle alarmant, notre compagnon archer parti d’un pas vif et rapide, sûrement en quête d’un abri sec qui nous manquait depuis trop longtemps. Pour ma part, je laissais Kitsuki-san sous la surveillance de Jungabe à qui j’avais laissé mon foulard et m’installa rapidement pour parler aux kamis de cette plaine, puisant dans les ressources qu’il me restait. Mes questions empressées ne furent pas aussi fructueuses de réponses, que celle de cet efficace Tsurushi-san ayant découvert un abri naturel au creux d’une cavité, sous un énorme rocher hors du sentier. Tsuya, dont personne ne remarqua l’absence, était partie dans la plaine et ramena des feuilles de lauriers des plaines, connues pour leurs vertus curatives sur la toux. Alors qu’elle les tendit vers nous, pour aider notre compagnon en triste posture, je la regardais avec un regard empli de soulagement et de fierté auquel elle répondit avec un large sourire. Le fabuleux guerrier Senpet pris son maître sur son dos et l’emmena jusque là, où je pus, avec l’aide précieuse de ces feuilles, soulager sa toux pour le moment. J’ai peut-être commis une erreur en ne l’avertissant pas des signes que j’avais observés dans cette maudite assiette…
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Mazteck
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Re: Les parchemins d'aventure

Message par Mazteck » sam. 14 mai 2011 14:07

En cette soirée du 19e jour du mois du Tigre, au travers du brouillard imposé à mes sens par la fièvre de la pneumonie, je ne perçoit que peu de ce qui se trame autour de moi. Je n'ai conscience que de la présence d'Ankhéféni, d'une autre personne prenant soin de moi (Tamori Daichi me semble-t-il) et d'une discussion étouffée par mes sens en feu entre Tsuya et Tsuruchi Gidayu à propos de je ne sais quelle plante ou décoction qu'ils auraient l'intention de me faire ingérer.

Tout ce qui suit me sera en majeure partie relaté par la suite par mes compagnons de route.

En cette soirée du 19e jour du mois du Tigre, disais-je, un ronin est apparut à proximité de l'abri sommaire sous lequel mes compagnons m'avaient abrité des intempéries battant la région.

Dans un premier temps, par une prudence toute compréhensible, cet intrus fût maîtrisé silencieusement par Bayushi Kyoden et interrogé par Tsuruchi Gidayu.

Cet inconnu semble avoir l'aplomb de se dire envoyé par notre magistrat et être un nouveau collègue !
Intrigué par cet prétention, Tsuruchi Gidayu demande à Bayushi Kyoden de rapprocher l'intrus du feu pour que l'on puisse le distinguer.

Un ronin ! Un ronin portant une tenue grise quelconque, un no-dachi et surtout, l'insigne des yoriki d'émeraude !
Il semble donc bien que notre magistrat nous aie envoyé quelqu'un d'autre en renfort.
S'entame donc une discussion plus relaxée sur la raison de la présence d'un nouveau yoriki.

Sur ces entre-faits, Jungabe nous apprend qu'il a laissé pourrir une partie des provisions par sa négligence. JE trouve mes collègues relativement souples avec lui sur ce coup là, mais cela n'a plus guère d'importance en ce qui le concerne, donc je n'insisterai pas.

C'est a ce moment que notre guide Tsuruchi Gidayu nous annonce avoir sous-estimé la quantité de nourriture nécessaire au voyage et d'avoir négligé de prendre son nécessaire de chasse. Ma foi, ce voyage s'annonce sous de bons auspices.

Des tours de garde son organisés et c'est à ce moment précis que mes chers collègues perçoivent la difficulté de se faire comprendre d'Ankhéféni.
Peut-être devrai-je réfléchir à un code commun pour qu'ils puissent lui faire saisir des idées de bases pour les cas comme ceux-ci où je ne suis plus en état de lui donner des instructions.
Affaire à suivre.

Après une nuit sans encombres, au petit matin du 20e jour du mois du Tigre, mes collègues me façonne un brancard rudimentaire tiré par notre cheval. Je crois que je saisi mieux le pourquoi de certains de mes délires de cette journée de voyage. Peut-être ne délirai-je pas autant que ce qu'il m'a semblé sur le moment.

Bref, nous reprenons donc fièrement le chemin de San tami mura par une belle journée dont je ne garde aucun véritable souvenir non plus.
D'après certaines rumeurs, Tsuruchi Gidayu aurait essayé de chasser, sans succès, mais chacun sait (ou devrait savoir) ce que je pense des rumeurs.

Chemin faisant, nous croisons un artisan de saké avec ses deux jeunes fils auquel Tamori Daichi confit une lettre à destination du magistrat dès qu'il apprend que ces braves gens se dirigent vers Aka Bakemono Toshi.

Au soir, nous faisons halte dans un hameau abandonné dont une seule bâtisse restait (ce qui est important c'est l'imparfait du verbe) en assez bon état pour nous offrir un abris pour la nuit. Tsuruchi Gidayu et Bayushi Kyoden partent en quête de matériel utilisable dans le hameau sans grand succès et Zenshin est désigné volontaire pour préparer le repas.


C'est à partir de cet instant que les choses deviennent vraiment bizarres.
Alors que nous avions commencé à nous restaurer, Tsuruchi Gidayu, parti quelques minutes en vadrouille nous sommes de ne pas manger cette horreur pleine d'asticots.
Pour la plupart interloqués par une telle affirmation, tous à part notre nouveau compagnon s'arretent de manger ou jettent leur nourriture, ne voyant pourtant rien d'autre que du riz dans leurs écuelles.
Voyant le ronin manger une pleine poignée d'asticots, Tsuruchi Gidayu ne peut plus se retenir et vomi le contenu de son estomac puis s'en va se recroqueviller dans un coin de la pièce, en marmonnant à propos de son arc.

Tamori Daichi s'enquière auprès de Zenshin, avec toute la diplomatie qu'il est possible de mettre dans une telle question, ce qu'il a bien pu mettre dans la nourriture. Ce à quoi Zenshin répond qu'il a utilisé les moyens du bord, à savoir les rations de voyage.

Bayushi Kyoden va voir Tsuruchi Gidayu puis s'en écarte en nous annonçant qu'il requiert son arc. Tamori Daichi, toujours prêt à aider, va pour le chercher mais Bayushi Kyoden l'en empêche en faisant remarqué qu'il n'est guère prudent de confier un arc à un homme en pleine délire.
C'est en réponse à ce refus que Tsuruchi Gidayu se précipite sur Bayushi Kyoden et cherche à l'étrangler.

Tamori Daichi tente de mimer à Ankhefeni sans grand succès de ceinturer Tsuruchi Gidayu. Vu le peu d'entrain du Yojimbo pour se mêler de cette histoire et de me laisse sans protection, Zenshin s'en mêle et la mêlée devient générale.

Daishi enjoint Tsuya à prendre nos affaire et à sortir de la pièce avec Jungabe.
Il tente ensuite l'apaisement et cela semble avoir quelque effet car Tsuruchi Gidayu semble plus calme et plus maître de lui.

Soudain, un grand cri se fait entend dehors. Un cri de douleur.
Bayushi Kyoden et Tsuruchi Gidayu sortent et constatent la mort de Jungabe, un poignard planté dans le coup et Tsuya au dessus de lui, auréolée de puissance, ses cheveux flottant dans les airs, ses yeux brillant d'un vif éclat.

Elle projète Kyoden dans un mur avec une force surhumaine quand celui-ci se précipite vers elle.
Des dents et des griffes d'obsidienne ont poussé à Tsuia.
Une Maho Tsukai.

Zenshin attaque mais Tsuya disparait et réapparait 3 mètres plus loin. Elle fait alors un geste vers Zenshin et ce dernier se tient la gorge et tombe à genou.

Sentant que quelque-chose d'anormal se produit, je demande à Ankhéféni de me porter dehors. Ce qu'il fait, suivi de Tamori Daishi.

Bayushi Kyoden, se remettant à peine de son premier cours de vol, sort une sarbacane et la dirige contre Tsuya. Elle reçoit un dard dans le coup et regarde le Scorpion avec rage, son visage transfiguré par la fureur.

Elle n'a plus rien de la petite fille d'antan.

Tsuruchi Gidayu profite de la diversion pour lâcher une pluie de traits meurtriers sur la sorcière maho.
Tsuya, voyant cela, ressert les mains et Zenshin semble se recroqueviller encore plus au sol, souffrant très visiblement.

A notre sortie, Tsuya, touchée au ventre par une des flèches de Tsuruchi Gidayu, se concentre sur Ankhefeni et en prend le contrôle, les yeux du yojimbo devenant d'un noir d'encre.

C'est au tour de Bayushi Kyoden de profiter de la diversion et de tenter de frapper la sorcière avec son no-dachi. L'attaque échoue et il se retrouve au sol, aux pieds de Tsuya.

Ankhefeni, sous le contrôle de Tsuia, me laisse tomber et se tourne vers Tamori Daichi dans le but de le tuer. Celui-ci esquive les assauts du Yojimbo avec brio !

Zenshin se reprend et charge, coupant la main de Tsuya, toujours sous la pluie de projectiles de Tsuruchi Gidayu.
Sous le coup des assauts, dans un ultime effort, la sorcière se concentre et fait un geste en direction de la bâtisse. Celle-ci explose alors sous l'effet d'une fantastique boule de feu.

L'édifice s'écroule, emportant avec lui le cheval qui se trouvait à l'intérieur et une partie de nos affaires restées à l'intérieur. Une pluie de débris retombe un peu partout, nous blessant au passage.

Tsuya, visiblement vaincue, et revenue à son état original, appel Tamori Daichi.
Celui-ci accourt auprès d'elle, le temps d'entendre ces derniers mots avant que Bayushi Kyoden ne lui tranche la tête en constatant l'hésitation de Zenshin à le faire.

"Daishi-san, cela aurait pu être autrement, désolée. Si je vous avait connu avant ..." sont les derniers mots de Tsuya, son regard tourné vers la seule personne du groupe à l'ayant sans doute réellement appréciée.

"Quelle belle journée" dis-je, une fois le poids de la maladie sorti de mes poumons et mes sens revenus à la normale.
Oui, définitivement une belle journée que celle où l'on survit.

Tsurushi Gidayu et Zenshin fouillent les décombres, Bayushi Kyoden fouille les affaires de Tsuya. Tamori Daichi, visiblement profondément atteint par l'épisode, va voir l'une des autres bâtisses pour trouver un endroit exploitable pour nous reposer, avant d'aller récupérer le reste de ses affaires dans les décombres de la bâtisse écroulée.

Je demande à Ankhefeni de nous débarrasser des restes de Tsuya, ne voulant plus l'avoir sous les yeux.

Tsurushi Gidayu et Zenshin s'intéressant aux affaires de Tsuia et n'y trouvant rien, demandent à Bayushi Kyoden s'il y a trouvé quelque chose d'important.
"Juste un livre" nous annonce-t-il calmement.

Tsuruchi Gidayu, plein de sagesse, propose de le bruler (le livre, bien-sur enfin j'ai supposé) et pleinement en accord avec lui sur le sujet, je demande à Ankhefeni de préparer un feu.

Tamori Daishi, Tsuruchi Gidayu et Bayushi Kyoden s'éloignent à la demande de Tamori Daishi afin de converser du sort du livre et Zenshin se mêle à la conversation pendant que je médite dans l'air du soir et que mon Yojimbo prépare le feu.

Ils finissent par se mettre d'accord et par bruler le livre.

Zesnhin, dans une volonté de transparence, propose que chacun expose ses affaires rescapées du feu, afin d'écarter tout soupçon éventuel de rétention de matériel maho.
Cet homme me semble plein de mystères.
Un sujet d'analyse intéressant.
Nous verrons ce que l'avenir nous en dira.

Tamori Daishi semble très heureux d'avoir pu sauver sauver son service à thé.
Comme quoi une journée n'est jamais totalement pourrie.
Je laisse la méditation m'emporter sur cette considération.
Demain sera une rude journée.

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Helios
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Re: Les parchemins d'aventure

Message par Helios » mer. 8 juin 2011 01:52

Au matin du dix-neuvième jour de ce funeste mois du tigre, l'ambiance n’était guère à la jovialité. Les évènements de la nuit passée resteront dans nos mémoires jusqu’à notre trépas. Nous avons tous remballé nos biens, que chacun a pu identifier et avons préparé notre départ. Chacun se mura dans un silence jusqu’à la reprise de notre route… Je ne peux m’enlever son sourire de mes pensées et bénis le sort d’avoir préservé cette boite qu’elle m’avait offerte. Il me semble que sa vie s’est finie comme une fleur qui se fane avant d’avoir éclos… Je n’oublierai jamais cette larme rédemptrice qui coula le long de sa joue, les mots qu’elle prononça, avant que…

Je ne semble pas être le seul à être touché par cette perte : Kyoden –san s’est placé quelques peu à l’écart du groupe puis s’est fait discret pour l’intégralité de cette journée qui s’annonçait. Nous arrivâmes enfin à San Tami Mura, où nous vîmes que cette communauté s’affairait sous la vigilance directe de la magistrature d’émeraude. Trois clans y étaient présents, chacun distinct des autres possédant son propre quartier. D’un côté se trouvaient les Heimins originaires des terres du crabe, d’un autre ceux appartenant au clan du renard et enfin les quelques peu plus raffinés du clan de la grue. Ces quartiers claniques semblaient s’orienter vers un bâtiment plus imposant que les autres, au milieu d’une place centrale, ayant tout d’une sorte de manoir, n’étant autre que celui de la magistrature.

Alors que Tsurushi –san semblait hésitant à se présenter vêtu de son kimono à la particularité certaine, nous décidâmes de poursuivre en ces lieus pour nous présenter tel qu’il convient de le faire. Alors que le temps semblait aller à l’amélioration, je ne pus m’empêcher de contempler, dans un sentiment de nostalgie accordé de tristesse, le pavillon destiné à la Cha no yu qui s’accordait au jardin de cette bâtisse. Perdu dans mes pensées je tournais la tête et vis un homme dont le large sugegasa ne suffisait pas à cacher sa dentition, sûrement très douloureuse, ainsi que ses traits anguleux, semblait se servir de son yari comme un flamand rose se tenant sur ses pattes. Ayant tout d’un doshin, il nous conduisit à notre demande, à l’hôte des lieux qu’il nomma Moto Ukitsuku –sama. Toujours absorbé par mes pensées, j’en remarquais tout de même la qualité de la salle ornée d’un parquet à la valeur certaine, dans laquelle il nous conduisit. La richesse de ce salon nous impressiona tous et pour ma part je fus particulièrement saisi de la présence de deux objets d’une valeur certaine : un présentoir à Daisho semblant provenir des contrées crabes ainsi qu’un service à thé, sûrement issu des provinces grues. Nous vîmes donc un homme ventripotent, aux grands yeux surmontés de longs cils contrastant avec une petite bouche, vêtu d’un long kimono violet aux couleurs du clan de la licorne et possédant un mon impérial. Nous fûmes tous interloqués du fait que cet homme, à l’allure risible, semblait finir de renouer son obi alors que mon frère dragon semblait s’attarder sur un détail qui nous échappa... C’est après quelques secondes alors que ce Moto Ukitsuku nous fixait que Kitsuki –san commença les présentations, en l’honorant d’un « –san », puis nous procédions à notre présentation à notre tour. C’est alors que cet homme, qui nous fixait toujours, créa notre surprise en nous honorant à notre tour d’un « -sama », nous invitant à partager la demeure. A moins qu’il se joue de nous, il semblerait bien que cet homme, dont je commence à me méfier, soit un Yoriki. Son attitude semblant manipuler ce qui l’entoure pour en tirer le meilleur profit, tel que l’« arrangement » pour nous laisser son doshin à disposition me laisse bien comprendre que ce n’est pas la manière d’un samurai qui fait preuve de sagesse.

Alors que les dernières heures de la journée commençaient à se dérober, nous décidâmes de faire un rapide tour des lieux où nous pûmes constater la diversité des activités de ces lieux mais aussi leur intensité. Dans ce village, tour à tour sous la domination d’un de ces trois clans, qui depuis quatre siècles se trouvait sous la domination crabe ; s’y trouvaient : une manufacture de vers à soie et ses ateliers tisseurs de kimonos, trois forges dont l’une bien gardée, ateliers de poteries, herboristeries mais aussi conceptions de papiers et parchemins et pour agrémenter le tout lors de notre visite, Ryotso, le doshin, nous informe que son cousin est un vendeur de ramens…

Alors que le crépuscule s’annonçait imminent, chacun décida de faire un détour particulier pour rentrer à la magistrature pour régler telle ou telle affaire. Faisant part de ma réserve vis-à-vis de Ryotso à Zenshin, puisque Moto –san nous l’ayant indiqué avec insistance, craignant qu’il ne soit là que pour rendre compte de nos agissements. Je décidais donc d’accompagner notre rônin d’émeraude dans le village êta, afin d’y trouver un tanneur apte à réaliser son kubi bukuro de ce qui semble avoir laissé un vide en mon âme. C’est alors que cette foule nous entourait, prosternée, qu’un homme parmi tant d’autres, à la petite barbiche et d’un âge mûr, le fit à nos pieds. S’agissant sûrement du plus habile d’entre eux à s’adresser à nous, cet homme nommé Toin nous conduisit au tanneur de leur communauté, possédant de grosses moustaches proéminentes qui ne laissaient apparaitre qu’une tête à la mine sombre. Il se saisit de la tâche immédiatement.

Afin de profiter de cette « intimité » avec mon nouveau compagnon de route à la poésie certaine mais à l’esprit recélant un tourment profond, je commençais à questionner ce Toin sur les activités du village ainsi que sur notre hôte particulier. Au bout de quelques réponses, qui visiblement donnaient le sentiment d’un discours répété de circonstance, ma mémoire me donna une image de cette enfant au bord d’un chemin bordé de pierres… Je lui demandais aussitôt, s’ils avaient de jeunes adolescentes. Il acquiesça et c’est alors que je luis demandais de m’amener la plus récalcitrante. Il s’exécuta presque immédiatement et m’apporta une jeune fille qui, à mon grand regret car je n’avais fait attention à l’obscurité insistante, vraisemblablement venait d’être soustraite à son sommeil. Dans le but de créer une intimité qui l’éloignerait de la pression du protocole sur les réponses qu’elle aurait pu formuler, je décidais de nous mettre un peu en marge des autres. Je rassurais la jeune fille et alors qu’elle hésita à répondre, Toin lui asséna une claque derrière la tête la sommant de répondre. A la discrétion soudaine de cet homme, je devinais que Zenshin –san n’y fut pas étranger. Cependant, malgré la douceur avec laquelle je posais mes questions tout en la rassurant, elle semblait perdue et fini par dénouer son obi, faisant mine de vouloir s’offrir à moi. Je déclinais à la seconde même lui précisant que ce n’était en rien ce qui m’amenait… Cette réaction me fit comprendre mon erreur et m’attrista. Une jeune heimin aurait sûrement été moins perdue par ma démarche. Alors qu’elle n’est plus, je l’aperçois sans cesse. C’est une cicatrice que je garderai à vie… J’ai de plus en plus hâte de retrouver la compagnie de ma nièce pour qu’un rayon de soleil perce la brume des sentiments que j’éprouve.
Sage érudit collectionneur de gamines ou bourrin psychopathe à temps plein, tout est une question de RP...

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Tibère
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Re: Les parchemins d'aventure

Message par Tibère » sam. 23 juil. 2011 08:34

Pendant que les autres compagnons tentaient de récupérer un kubi bukuro, Tsuruchi s'est occupé des vivres pour la suite du voyage. Tout d'abord, il s'occupa des kimonos demandant le mon des magistrats d'émeraude. Heureusement que ce village appartenait à un magistrat et qu'il possédait une fabrique de kimono, sans quoi, notre bande de samourais ne pouvait plus arborer leur emblème. Ensuite, il fallut s'occuper des vivres pour la suite du voyage. Il prit des denrées provenant des marchands de la grue et de tout, enfin sauf du riz... beurk! Ensuite il se dirigea vers les marchands du crabe et se procura tout le nécessaire pour chasser et se vêtir. L'ensemble des achats allait lui être transmis le lendemain sur une charrue tirée par un âne. Ses compagnons étaient enfin rentrés. Ils se réunirent et nous avons été voir les marchands du renard. Nous avons appris que le village subissait la levé d'un impôt militaire, la larme de l'arme. Cet impôt était prélevé il y a quelques années par le clan du crabe pour les aider à financer leur guerre. Mais pourquoi maintenant et ici???

Nous sommes allés nous reposer par la suite et nous avons dormi avec les serviteurs de Moto...le dirigeant du village. Il vit dans la richesse... mais pour recevoir des convives c'est une autre histoire... d'ailleurs, un détail m'a fortement déplu mais laissez moi vous parler d'abord de notre nuit. Pendant la nuit, kitsuki est réveillé ainsi que son yojimbo par des bruits, des chuchotements. Ils ont essayé de ne réveiller personne et d'aller voir ce qui se passait... mais bon tsuruchi a l'oreille fine surtout quand il s'agit d'entendre deux éléphants sur la pointe des pieds. Pensant qu'ils avaient halluciné et de mauvaise humeur, tsuruchi se recoucha directement. En suivant les bruits de conversation, ils se sont fait repérer et donc... plus rien... je persiste à dire qu'ils avaient halluciné... Nous sommes quand même sur les terre d'un magitrat d'émeraude. Mais avec ce qui va arriver ensuite, j'aurai surement dû les écouter.

Le lendememain matin, notre chargement était livré. Ca vallait maximum un koku d'après tsuruchi. Mais Moto se mis à négocier, il en voulait beaucoup plus. Après quelques négociations, nous avons donné un koku et trois bu. J'avais remarqué que la mule avait la patte folle, donc j'ai stipulé à Moto, qu'il devait se porter garant de cette mule pour qu'elle ne nous claque pas entre les doigts pendant la fin du voyage. De plus les kimonos n'étaient vraiment pas terribles non plus. Tsuruchi a alors décidé de porter ces évènements sur un parchemin écrit par Tamori.
D'ailleurs, Tamori a été se ravitailler sans l'accord du daimyo dans la fabrique de parchemin et a gracieusement payé les employés.

Bref, nos histoires dans ce villages sont loin d'être finies... mais le devoir nous appelle, nous avons donc repris la route vers les terres du clan du renard.

MrDiabolik
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Re: Les parchemins d'aventure

Message par MrDiabolik » mer. 3 août 2011 14:23

[...] Il m'est arrivé quelque chose d'étrange cette nuit et ce matin...mes compagnons Yoriki m'ont retrouvés au bord de la route, inanimé. Je n'ai absolument aucun souvenir de ce qui a bien pu se passer. Cependant, ma situation au sein de ce groupe semble s'être passablement dégradée.
Les autres clans sont bien tous les même...dès qu'un homme a un scorpion brodé sur le kimono qu'il porte, ils deviennent suspicieux pour le moindre évènement. D'après leur comportement des suites de mon réveil, et leurs questions incessantes suite à la découverte d'un cadavre a proximité de la ou je gisais, j'aurais presque cru qu'ils m'auraient pensés capable de m’assommer moi même pour détourner l'attention...de quoi? Je ne sais pas. Visiblement, il n'ont pas confiance en moi, mais ça, je dois faire avec.
Guidayu-san semble être quelqu'un de raisonnable, contrairement a ce maudit ronin qu'on nous à collé dans les jambes et qui fourre son nez un peu trop partout.
Quant aux membres du clan du Dragon, je reste plus prudent sur mon jugement. Kitsuki-san est un diplomate et un courtisan... c'est certes celui qui a montré le moins d'agressivité à mon égard, aussi, je pense pour l'instant toujours pouvoir compté sur lui. Par contre, Tamori-san m'inquiète un peu plus. Sous ses airs de joyeux bon vivant inoffensif, il a infiltré contre mes avertissements une fille extérieure au groupe, et donc à la mission, qui s'est trouvée être en plus un mao-tsukai...mais ça, ça n'a visiblement perturbé personne...en tout cas, moi évanoui sur le bord de la route, j'inspire plus de méfiance que ça. C'est joyeux...

Nous reprenons la route, après avoir calmés nos esprits, mais il faut que je reste vigilent. Car si les Yoriki continues à être aussi peu lucides, cela ne donnera rien de bon.

Nous sommes peut être le 21èmme jour du mois du tigre. Du moins, c'est ce qu'il doit être a un ou deux jours près. Je n'ai pas encore demandé la confirmation et mes estimations sont peut être erronées suite à ma perte de mémoire.

Le territoire des hommes et femmes renard s'étend a perte de vue devant nous. Des arbres, tous plus grands les uns que les autres. Et la forêt m'inspire un sentiment aussi lugubre que l'accueil dont nous gratifient les renards. Après avoir rencontré leur Daimyo, celle ci nous à introduit auprès d'un personnage étrange. Ils portes un grand intérêt à leur forêt...au point de nous poser la question de ce qu'on en pense. Par prudence, j'ai préféré taire mon sentiment mitigé pour en exposer un plus neutre... mais je ne suis pas à l'aise, et cela faisait bien longtemps que je n'avais pas ressenti cette sensation. Restons sur nos gardes.

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