les montagnes hallucinées: Journal de bord

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fox p
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les montagnes hallucinées: Journal de bord

Message par fox p » jeu. 14 sept. 2017 19:51

Journal de Randall : C’est le début d’une grande aventure

Nous sommes le 31 aout 1933 et je commence ce journal pour coucher sur le papier cette aventure extraordinaire : nous rendre aux confins du monde connu pour révéler l’inconnu.

Je relaterai dans ce carnet ce que, pour diverses raisons, je ne pourrai évoquer dans mes articles pour Outdoor America. Me servirai-je de ces notes pour écrire un livre plus tard ? Probablement. Cette expédition va, je l’espère, lancer ma carrière.

Au soir du 31, je me retrouve donc à l’hôtel Amherst. Nous devons effectuer les derniers préparatifs en vue de partir le 12 ou le 14 septembre. Je suis tranquillement dans ma chambre lorsque j’entends des éclats de voix dans le couloir. Il me semble reconnaitre le Professeur Starkweather. J’entrouvre donc discrètement ma porte pour observer ce qui se passe.

Il s’agit bien du Professeur. Il est en pyjama, les cheveux ébouriffés et en pleine furie. Il tape violemment à une porte avec un télex à la main. La porte s’entrouvre sur le Professeur Moore, qui n’a que le temps de s’écarter pour laisser passer Starkweather qui hurle : « C’est elle ! J’étais sûr qu’elle nous mettrait des bâtons dans les roues ». Puis, après avoir lancé le télex à son partenaire, il déclare que le départ est avancé au 9 et ordonne qu’on lui trouve une femme. C’est sur ces mots qu’il s’en va.

Le Professeur Moore lit le télex et, après un soupir, confirme aux membres de l’expédition, qui étaient sortis de leur chambre à cause du bruit, l’avancement du départ.

J’interroge un barbu, fumant la pipe. Lui, non plus, ne comprend pas la raison de cet esclandre. Il s’agit de Peter Sykes et il m’invite à boire un verre dans sa chambre. Ce que j’accepte volontiers. Je fais ainsi la connaissance de Myers, Griffith et Bryce, trois scientifiques de l’expédition.

Le lendemain, lors du buffet du petit déjeuner, Moore me fait signe. Je lui parle de l’avancement de la date et il me tend un journal. Un article parle de la décision d’Acacia Lexington de partir, elle aussi, au plus tôt pour le pôle. Starkweather, lui qui refusait obstinément toutes les candidatures de femmes, est donc dans une rage folle et ne pourrait supporter que cette femme arrive avant nous.

Moore me demande donc d’aller essayer de convaincre Charlène Whitston, une botaniste que Starkweather avait éconduite avec fracas, de participer avec nous à l’aventure.

Le nom de cette femme ne me dit rien et c’est donc assez curieux que je me rends à l’université. Je ne peux pas dire que l’accueil y ait été très chaleureux. Mademoiselle Whitston a visiblement son petit caractère et la façon dont Starkweather l’a traitée est loin de l’avoir laissée dans de bonnes dispositions. Il faut donc que je me creuse la tête pour finalement jouer sur sa volonté de clouer le bec au Professeur pour la convaincre de participer.

Sur ce, sa décision prise, elle me plante là dans son bureau pour aller prévenir ses supérieurs de sa future absence. Je ne crois pas me souvenir qu’elle ait parlé de demander l’autorisation. Peu après, nous nous rendons au quai n° 34 et elle insiste pour conduire. Ce qu’elle fait de façon pour le moins sportive.

Arrivés là-bas, nous sommes accueillis par des collègues journalistes qui semblent bien connaitre ma compagne et l’interrogent comme une célébrité. Sur le quai, c’est un vrai capharnaüm. Il y a des caisses et des manutentionnaires dans tous les coins. Nous montons à bord de la SS Gabrielle. Moore est au mess en pleine discussion avec un contremaitre et déclare qu’il mettra le prix pour que tout soit prêt à temps.

Après avoir accueilli Charlène, Moore nous envoie à Sykes pour qu’il prenne nos mesures exactes. Ce dernier nous explique qu’il est essentiel que nos vêtements soient bien ajustés et que ceux en peau ne devront surtout pas être lavés au risque de perdre une grande partie de leur efficacité.

Nous allons ensuite voir le photographe qui tire notre portrait, puis le médecin qui nous examine. Ayant été un peu lent à réagir pour sortir, j’ai d’ailleurs eu le droit à quelques réflexions quelque peu gênantes.

Le matin du 2, nous assistons avec toute l’équipe à l’exposé de Starkweather et l’on nous distribue des feuilles d’inventaires que nous devrons contrôler avant le départ. C’est alors que Moore nous rejoint et nous demande, sous couvert d’une grande discrétion, de nous occuper du commandant Douglas, qui avait participé à l’expédition de la Miskatonic. Il nous donne sa future adresse et nous devrons répondre à tous ses besoins tout en ne dévoilant pas sa présence.

Qu’il me donne une nouvelle mission de confiance, je peux le comprendre. Après tout, j’ai réussi à convaincre la jeune femme de participer à l’expédition. Mais pourquoi donc m’adjoindre sa compagnie ? Elle est fort jolie et, peut-être, sympathique. Mais j’avoue que son caractère et sa visible indépendance m’intimident et m’inquiètent un peu.
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Re: les montagnes hallucinées: Journal de bord

Message par Zoug » dim. 17 sept. 2017 14:37

C’est un vrai capharnaüm !

Nous avons commencé à vérifier la cargaison et c’est un vrai foutoir ! Mon dieu, dans quoi me suis-je embarqué ?

Le 2 septembre au matin, nous sommes arrivés, nos listes de matériel en main, pour commencer à contrôler la cargaison. Il y a une activité de tous les diables. Ça court dans tous les coins.

Une fois à bord, nous nous renseignons pour savoir où se trouve l’entrepont n° 3 et nous y allons. La circulation dans le bateau est une discipline sportive à part entière. Nous devons passer par des échelles pour aller d’un lieu à l’autre. Heureusement, j’ai le plaisir de voir que Charlène est une jeune femme de son temps et ne rechigne pas à la tâche. Je suis heureusement surpris et cela m’ôte un poids, car je me faisais du souci que le Professeur Moore ait visiblement décidé que nous devions faire équipe.

Une fois arrivés à destination, nous constatons qu’il n’y a pas de lumière. Évidemment, personne n’avait trouvé utile de nous prévenir. Nous devons donc remonter pour trouver de quoi nous éclairer. Commence alors un véritable jeu de piste. Chaque membre de l’équipage, qu’il soit gradé ou non, trouvant un malin plaisir à nous balader d’un bout à l’autre du navire.

Nous finissons par comprendre que l’équipage est en train de nous faire subir un genre de bizutage et finissons par récupérer tout ce dont nous avons besoin une fois que les petits plaisantins ont compris que nous avions compris.

C’est donc avec trois bons quarts d’heure de retard que nous installons nos torches dans l’entrepont n° 3 et commençons à vérifier la présence et la qualité de tout ce qui est sur nos listes.

Très vite, nous comprenons que ça ne va pas être simple. Après avoir trouvé des bocaux de crème périmés, car placés là au lieu de la chambre froide, c’est au tour de sacoches d’outils pour bateaux qui remplacent des outils pour avions. Heureusement que Charlène s’y connait, car je n’avais vu aucune différence. Tout ça n’est qu’un début, car nous trouvons d’autres manques et problèmes.

Nous allons rendre compte à Moore qui me demande de vérifier sur les bons de commandes. Nous découvrons que certaines sont erronées, d’autres non livrées ou encore égarées, voire tout simplement non passées. Beaucoup des commandes à problèmes étaient sous la responsabilité de Starkweather. Ce qui fait bouillir Charlène, qui ne se gêne pas pour dire ce qu’elle en pense.

Nous sommes épuisés lorsque nous arrivons à l’hôtel Amherst vers 21 h 30. Starkweather est devant les journalistes en train de poser pour les photos avec un piolet et des cordes d’escalade. Du matériel que nous avions cherché sur la Gabrielle...

Le réceptionniste, toujours autant sur pile, me donne une lettre, que Charlène lit, sans gêne, par-dessus mon épaule. Je n’y comprends pas grand-chose. C’est une espèce d’illuminé qui me met en garde contre « Celui qui dort là-bas » et qui signe « un ami ».

Une fois dans la salle de réunion, Charlène tombe sur le paletot de Starkweather pour lui dire ce qu’elle pense de son professionnalisme. Puis, le Docteur Greene commence un exposé sans fin, qui aurait pu être intéressant si nous n’étions pas si fatigués. Charlène finit même par s’endormir sur sa chaise et je suis obligé de lui donner un léger coup de coude pour la réveiller. Il est 1 h du matin quand nous arrivons enfin à aller nous coucher.

Le lendemain, nous nous levons à 6 h. Nous devons nous rendre chez des fournisseurs à Brooklyn et Manhattan et j’ai rendez-vous chez le dentiste à 10 h. En effet, une carie dans le froid polaire peut être dangereuse. Charlène me dépose et va faire quelques courses avant de me reprendre pour nous rendre sur la Gabrielle continuer notre inventaire.

À la fin d’une nouvelle journée harassante, nous allons chercher nos billets de train pour aller contrôler les avions le lendemain. Le départ est à 5 h du matin ! Nous ne sommes pas encore partis et nous sommes déjà épuisés.
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Message par Zoug » mer. 4 oct. 2017 20:33

Et maintenant un meurtre !

New York, nous sommes le 4 septembre et nous devons partir pour le New Jersey. Charlène, pour participer aux tests des avions et moi pour y installer deux des radios de Laroche. J’ai vraiment du mal avec ces modèles, mais je me débrouillerai bien.

Pendant le petit déjeuner, nous apprenons que Starkweather a révélé à la presse la participation du capitaine Douglas. Charlène et moi pensions qu’il fallait être discret, tu parles de discrétion. Starkweather est vraiment bizarre parfois. Tout ça pour couper l’herbe sous le pied de Lexington.

À la fin du repas, nous voyons David Packard apporter leurs billets aux pilotes et mécaniciens pour aller prendre le train. Surpris, nous demandons pourquoi nous-mêmes avons dû aller les chercher la veille. Nous finissons par comprendre au vu de certaines réactions que la présence d’une femme ne plait pas à tout le monde. Notamment à Dewitt, qui fait quelques allusions salaces à propos de son manche.

Après le voyage en train, nous allons aussitôt à l’aéroport pour voir les avions. Je n’y comprends pas grand-chose, mais les pilotes sont impressionnés par ces monstres mécaniques.

Lorsque je commence à vouloir installer la première radio à bord, les ennuis continuent. Il manque la lampe de puissance et le poste ne fonctionne pas. La deuxième radio est dans le même état. Après avoir contacté Laroche par téléphone, Charlène et moi sommes convaincus qu’il s’agit d’un sabotage. En effet, les autres postes à New York ont le même problème. Or Laroche m’affirme, et je n’ai aucun doute là-dessus, qu’il les avait vérifiés.

Miles râle en disant que c’est bien connu les femmes sur une expédition, ça porte malheur.

Là-dessus, je chope une sacrée trouille pendant que Charlène s’amuse à faire des acrobaties avec le Boeing. Visiblement, elle sait piloter.

Le 5 au soir, nous sommes de retour à l’hôtel pour assister à un exposé incompréhensible de Sorensen, heureusement repris pas Sykes. Ceci dit, tout ça n’est pas très rassurant. En gros, là-bas rien ne marchera correctement pour s’orienter. Ni les gyroscopes ni les boussoles. Juste l’observation du ciel et des étoiles. Bien sûr, pour que ça marche, il ne faut pas de nuages. Dans le froid polaire...

Moore déclare que je devrais faire la prochaine présentation sur les radios avec Laroche. Charlène et moi essayons de le faire parler de la relation houleuse de Starkweather et Lexington. Ils se sont rencontrés en Afrique en octobre 1920. Leur animosité est depuis réciproque.

Pour le lendemain, nous décidons d’essayer d’en savoir plus à ce propos, mais aussi sur l’expédition de la Miskatonic. Je me dis que j’en toucherai un mot à tonton Archibald pour qu’il mette un stagiaire sur le coup.

Au matin c’est un véritable brouhaha qui nous fait sortir de nos chambres. L’hôtel est pris d’assaut par les journalistes et tous nous demandent notre réaction à la nouvelle.

Quelle nouvelle ? Douglas est mort assassiné !

Après avoir parlé avec un policier auquel nous avons préféré ne rien dire, surtout pas que nous devions accueillir Douglas, j’appelle mon oncle pour lui demander de faire les recherches prévues puis nous décidons d’aller rapidement à l’hôtel du capitaine Douglas.

C’est un établissement minable dans un quartier mal famé. À l’intérieur, ça pue l’alcool et la sueur. Poussé par l’ambiance, je dis à l’employé que Charlène est une conquête et qu’elle est émoustillée par le fait d’aller dans la chambre du mort dont parlent les journaux. Ce n’est pas possible, car il y a un policier devant, mais il nous propose la chambre attenante qui a une porte communicante. Par chance, son occupant l’a libérée ce matin.

Une impulsion me pousse à lui donner la description que m’a faite le concierge de notre hôtel sur l’homme qui m’avait apporté la mystérieuse lettre de mise en garde. Bingo ! Ça lui ressemble et l’homme a un accent germanique.

Lorsque l’on passe devant l’agent posté devant la porte de Douglas, nous faisons comme si nous étions un couple dans un hôtel de passe et ne demandons pas notre reste.

La chambre a été nettoyée. Il ne reste aucune trace de son occupant. Par malheur, la porte communicante est fermée de l’autre côté. Impossible de passer. Charlène me surprend en n’hésitant pas à passer par la fenêtre. Cette jeune femme est décidément une casse-cou pleine de ressources.

Je gratouille doucement à la porte pour qu’elle pense à m’ouvrir, mais malheureusement Charlène fait du bruit en ouvrant. Dans un ensemble parfait, nous nous précipitons sur le lit de notre chambre et y faisons des bruits que je n’aurais pas soupçonné qu’une jeune fille de bonne famille puisse les faire. Après tout, nous ne nous connaissons que depuis quelques jours.

L’agent n’ayant pas réagi, nous allons fouiller la chambre de Douglas qui est sens dessus dessous. Nous y découvrons la photo d’un bateau : le Arkham et celle de deux hommes, deux frères au vu de la ressemblance. Nous ramassons quelques carnets de notes qui sont datés et parmi les papiers froissés nous trouvons une liste de noms avec des numéros de téléphone avec parmi eux Lexington. Nous trouvons également une lettre inachevée adressée à un Philip qui explique que Douglas ne voulait pas participer à l’expédition et qu’il lui envoyait des effets personnels par le train qui devaient être gardés en sécurité. Il y décrit également avoir été l’objet de l’obsession d’un Allemand qui le poursuivait en lui rapportant des contes de fées et en lui parlant d’un certain Arthur Pym.

Des bruits de pas nous alertent et nous retournons vivement dans notre chambre. Comme Philip fait partie de la liste des noms, nous décidons de partir pour appeler le numéro indiqué. En sortant discrètement nous voyons l’inspecteur qui nous avait interrogés en train de fouiller la chambre du capitaine.

Lorsque Charlène appelle, elle tombe sur une femme. Son mari n’est pas là, il est parti pour plusieurs jours. Charlène décide d’y aller franco et parle des affaires envoyées. Nous apprenons que Philip est le frère du capitaine, mais quand la femme comprend que nous travaillons pour Starkweather elle raccroche.

Les carnets que nous avons récupérés sont des carnets de bord. Les volumes concernant la période de l’expédition Miskatonic sont absents.

Nous allons à l’hôpital pour voir si nous pouvons y rencontrer Philip. Il n’y est pas, mais devrait arriver vers 16 h. Il est 14 h, nous en profitons pour aller faire des recherches à la bibliothèque. Nous y trouvons une chronologie de l’expédition Miskatonic. Tout a visiblement dérapé très vite à l’époque. Espérons que nous ne subirons pas le même sort.

De retour à l’hôpital, nous restons devant avec la photo des deux frères en main. Lorsque Philip sort habillé en noir. Charlène regarde si l’Allemand n’est pas dans les environs avant que nous abordions le frère du défunt. Il nous apprend que l’expédition de la Miskatonic l’avait rendu méconnaissable et qu’il avait mis beaucoup de temps à se remettre. Lorsqu’il était saoul, il se mettait à délirer sur ce qui s’était passé. Trois hommes seraient devenus fous et auraient tenté de tuer leurs compagnons. L’un d’eux se serait enfui dans le froid. Il évoquait également un rocher noir couvert de glace et qui serait lié à la perte de ses doigts. Le service funéraire aura lieu le 8 septembre.

Nous laissons Philip à son chagrin et faisons quelques recherches sur Arthur Pym. Nous tombons sur « Les Aventures d’Arthur Gordon Pym de Nantucket » un roman d’Edgar Allan Poe qui relate un voyage soi-disant authentique dans l’Antarctique.

Il est l’heure de rentrer à l’hôtel. La cohue s’est calmée. C’est la seule bonne nouvelle de la journée.
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Re: les montagnes hallucinées: Journal de bord

Message par fox p » jeu. 5 oct. 2017 20:53

J'ai hâte de connaître la suite.
:D
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Re: les montagnes hallucinées: Journal de bord

Message par Zoug » dim. 8 oct. 2017 21:14

Des nouvelles de Tonton Archibald.

Nous sommes le 7 septembre 1933 et c’est demain soir le grand départ ! J’avoue que j’ai une certaine crainte au vu des événements de ces derniers jours.

Lorsque nous descendons pour le petit déjeuner, l’employé de l’accueil me fait signe. Subir son débit de parole pour le moins précipité va être une souffrance de si bon matin. Surtout avant que je n’ai pris un café, mais je n’ai pas le choix, c’est peut-être un message de Tonton Archibald.

Cela se confirme. Mon oncle a appelé à 5 h du matin, je le reconnais bien là, et veut que je le rappelle. Je vais donc à la cabine publique pour le contacter. Il m’apprend qu’il a fini ses recherches et qu’il a envoyé les articles à notre agence de New York. Il faut donc que j’aille les chercher.

Il me glisse également qu’il faut que je mette Charlène en valeur, car Lexington est sponsorisée par notre concurrent. Pour finir, il ne peut pas s’empêcher de se mêler de ma vie privée et de jouer les entremetteurs. Il demande même à parler à Charlène pour l’inviter pour Thanksgiving !

Après avoir pris un café, quelques tartines et mangé nos œufs au bacon, Charlène veut profiter que Starkweather soit occupé à faire de même pour aller jeter un œil dans sa chambre. Pour elle, il est suspect, elle n’en démord pas. Ceci dit, si au début je pensais que c’était à cause de leur mauvais départ, j’avoue que ses arguments ne sont pas infondés.

Nous ne trouvons pas grand-chose dans la chambre. Si ce n’est que nous avons la confirmation que Starkweather aime une chose : lui. Nous constatons également qu’il semble avoir eu un creux dans ses activités de 1928 à 1930.

En redescendant, nous pensons aux noms sur le papier récupéré dans la chambre de Douglas. Wykes est un nom qui nous revient. Il s’agit du matelot qui s’est beaucoup amusé à nos dépens le premier jour sur la Gabrielle. Il faudra que nous lui disions un mot.

Le type de l’accueil me fait à nouveau signe. Il a oublié de me donner une lettre tout à l’heure. C’est encore l’Allemand sûrement. Il continue ses menaces si nous ne prévenons pas tout le monde de ne pas nous rendre là-bas. Je n’ai pas besoin d’en parler à Charlène, elle a pris l’habitude de lire par dessus mon épaule. Je commence à m’inquiéter. Nous avons déjà des habitudes tous les deux...

Nous nous rendons au bateau pour aller essayer nos vêtements. Sykes me fait passer en premier et me dit de me déshabiller. Un peu confus, je demande à Charlène de bien vouloir sortir et d’en profiter pour trouver Wykes.

J’enfile les habits en peau de rennes. Quelle chaleur ! Quel poids ! Quel inconfort ! Très vite, ça me gratte de partout. Sykes me dit que je dois faire une allergie aux poils de rennes. C’est bien ma chance ! Je suis couvert de plaques rouges. Espérons que le froid va amoindrir les effets.

De son côté, Charlène a cherché Wykes sans le trouver. Elle s’enquiert de lui auprès du second près de la passerelle. Celui-ci lui répond que Wykes ne fait plus partie de l’équipage. Il n’était là que parce que Starkweather lui avait promis la présence du capitaine Douglas. Sans Douglas, il ne veut plus partir. C’est également le cas de deux autres marins qui ont rendu leur tablier en même temps que lui. En fait, ces trois hommes étaient déjà partis en Antarctique avec Douglas.

Une fois que Charlène a essayé ses vêtements qui lui vont comme un gant, à part un léger serrement au niveau de la poitrine, nous décidons de nous rendre au pub mentionné sur le papier à côté du nom de Wykes.

Avant cependant, nous rencontrons le Professeur Moore et le Docteur Green. Charlène ne peut s’empêcher de se mêler de tout et demande au docteur s’il a un remède pour mes plaques. Il me donne de l’huile de foie de morue. Moore, quant à lui, nous demande de passer une commande pour reconstituer le stock de verreries. En effet, tout a été cassé pendant la livraison.

Nous nous rendons donc dans le sud de Manhattan chez le fournisseur. Celui-ci nous annonce que Lexington a acheté une grande partie de son stock et qu’il ne pourra certainement pas livrer plus de 80 % de la commande aujourd’hui. Nous insistons fortement et il nous dit de revenir vers 14 h, il verra ce qu’il peut faire.

Nous allons ensuite dans les bureaux d’America Outdoor pour y examiner les articles récoltés par Tonton Archibald. Il a bien travaillé. Mais si certaines questions obtiennent des réponses, d’autres surviennent.

Ainsi, nous savons qu’Acacia Lexington et Starkweather sont en froid dès leur première expédition en Afrique. Acacia dit de Starkweather qu’il est totalement incompétent et qu’il a mis sa vie en danger pour finalement attirer à lui toute la gloire de leur sauvetage. Plusieurs événements récents nous font penser que la version de Lexington est la bonne sur ces faits.

Tonton a également trouvé des articles relatifs à la mort du père de Lexington. Il se serait suicidé. Acacia a tout d’abord réfuté cette thèse et parlé du vol d’un ouvrage rare : un exemplaire du livre de Poe « Les aventures d’Arthur Gordon Pym ». Encore ce livre ! L’aventurière s’est ensuite rétractée. Pourquoi ?

Nous retournons chez le fournisseur qui a une bonne nouvelle pour nous. Nous serons livrés dans une heure au bateau. En attendant, nous allons au pub de Wykes, mais il est fermé. Un marin nous dit qu’il ouvre vers 18 ou 19 h. Mais selon lui ce n’est pas un endroit pour nous, surtout pas pour Charlène.

Nous allons donc vérifier la livraison de verreries pour être sûrs que tout va bien. Charlène regarde rapidement, mais je ne veux pas passer à côté d’un éventuel problème. Je m’y prends donc méthodiquement et y passe un certain temps, voire un temps certain.

Il est donc temps d’aller au pub. Je préfère y aller seul pendant que Charlène attend dehors. À l’intérieur, il n’y a que des matelots et tous se taisent et m’observent lorsque je fais mon entrée. Sans me démonter, mais n’en menant pas large, je me dirige directement au bar et commande une bière. Une fois servi, je demande après Wykes. Le barman me répond qu’il n’est pas là.

C’est à ce moment que je sens une main sur mon épaule. Je me retourne et suis obligé de baisser le regard pour voir son propriétaire. Un horrible nain se hisse sur le tabouret à côté de moi et me dit qu’il a vu Wykes l’avant-veille. Je lui offre une bière pour entamer la conversation. Ce ne sera pas la dernière, le petit bonhomme a une sacrée descente. Après force rots, raclements de gorge et plusieurs aller-retour aux toilettes, le nain finit par m’apprendre que Wykes et les deux autres marins ont rencontré le capitaine Douglas le soir de sa mort. Ce dernier les a persuadés de ne pas participer à l’expédition et leur a déclaré qu’il avait aussi tenté, sans succès, de faire renoncer Lexington à son projet. Il a également évoqué Pabodie qui n’irait pas non plus, même s’il avait amélioré ses foreuses.

Une fois dehors à l’air libre. Je raconte tout à Charlène. Nous décidons qu’elle devrait appeler Lexington pour faire marcher la solidarité féminine et lui tirer les vers du nez. Malheureusement, elle ne répond pas. Nous tenterons de nouveau demain.

Dans la soirée, Moore prévient tout le monde que nous devons transférer nos affaires dans la journée du lendemain sur la Gabrielle. Le grand départ se fera au cours de la nuit suivante après un dernier tour de vérification et l’enterrement de Douglas.

Starkweather prend la parole pour nous redonner quelques mises en garde sur notre vie et les précautions à prendre dans le froid polaire. Puis, il rend hommage au capitaine Douglas et nous fait son grand discours pour nous motiver. Il sait y faire le bougre et toute la salle l’applaudit. Sauf Charlène sûrement vexée qu’il ait autant insisté sur les « hommes » de l’expédition.

Avant d’aller nous coucher, Charlène et moi évoquons ce que nous voulons faire demain pour notre dernier jour à New York avant des mois. Nous voulons appeler Lexington et Pabodie. Puis, nous nous rendrons aux obsèques de Douglas en espérant y voir Wykes et peut-être l’Allemand.

Dire que demain soir nous partons. Si Lexington a raison sur Starkweather, nous sommes dans de beaux draps !
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Re: les montagnes hallucinées: Journal de bord

Message par fox p » dim. 8 oct. 2017 21:26

Trop bon de revivre l'aventure!
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Re: les montagnes hallucinées: Journal de bord

Message par Zoug » jeu. 2 nov. 2017 15:47

Des doutes, de l’embarras, des flammes et un départ.

Il n’y a pas grand monde le 8 septembre au petit déjeuner. Beaucoup parmi les membres de l’expédition profitent de ce dernier jour de quartier libre pour vaquer à leurs occupations. Ce ne sera pas notre cas à Charlène et moi, puisque Moore nous glisse encore un de ses petits papiers avec des commandes à aller chercher. J’ai bien l’impression qu’il nous considère comme les coursiers de l’équipe.

Après avoir subi une dernière fois les assauts verbaux du concierge (il ne va pas me manquer celui-là), nous nous rendons donc à Manhattan en taxi chez le premier fournisseur. La commande est prête, mais nous préférons la vérifier. Je remarque un exemplaire d’« Outdoor America » sur le comptoir, ce qui me procure un petit frisson de satisfaction. Tiens ! Un lecteur. Charlène qui a aussi vu le magazine s’arrange pour que l’employé me reconnaisse et c’est ainsi que je me retrouve à dédicacer l’exemplaire en présence du patron qui en profite pour me prendre en photo avec lui et d’autres employés. Je suis flatté, mais c’est embarrassant. Ma gêne semble satisfaire Charlène, qui a l’esprit bien taquin.

Ne sachant comment embarquer les 5 caisses de batteries dans le taxi, je profite de ma soudaine célébrité pour nous faire prêter un camion. Le brave patron ira même jusqu’à nous fournir le chauffeur.

Avant de repartir, nous appelons Lexington, mais cette dernière est absente. Nous contactons donc Pabodie. Charlène lui demande s’il peut nous donner des informations sur l’expédition de la Miskatonic qui n’auraient pas été dites publiquement. Étant nous même sur le point de partir, nous souhaitons savoir où nous mettons les pieds. Pabodie nous explique qu’il fait partie de ceux qui ont découvert les 11 corps au Camp Lake. Ces derniers étaient à moitié enfoncés dans la neige et l’ambiance était très lourde. Jamais il ne retournera là-bas. Ce n’est un endroit ni pour lui ni pour toute l’humanité. Les montagnes, qu’ils appelaient les « Montagnes hallucinées », avaient l’air malveillantes. Il finit par nous expliquer qu’il avait très peu de contact avec les autres membres de l’expédition, à part avec Mc Tighe, le radio, dont il nous donne les coordonnées. Il nous parle également du professeur Dyer qui avait totalement changé à la suite de cette expédition. Il a d’ailleurs quitté l’université Miskatonic en décembre dernier sans dire où il allait. Le professeur Moore aurait reçu quelques lettres de sa part. Lorsque nous finissons l’entretien, Pabodie a l’air très éprouvé par les souvenirs que nous avons fait remonter à sa mémoire.

Sur notre lancée, nous appelons Mc Tighe. Pour briser la glace, je lui parle tout d’abord de radio. Puis amène la conversation sur le sauvetage au camp Lake. Il nous dit que Lake était content 2 jours avant le sauvetage. Il avait trouvé des choses bizarres dans une sorte de caverne. Il y avait des empreintes et des fossiles. Mais Lake n’était pas très cohérent. Puis la tempête a commencé. Lui aussi nous relate une ambiance étrange et oppressante, mais il n’arrive pas à trouver ses mots. Il nous parle de Danforth qui était lui aussi très éprouvé et qui parlait au retour une langue étrange. Ils avaient dû l’attacher dans le bateau. Sentant que nous torturons le pauvre homme avec nos questions, nous reparlons radio un moment et le laissons tranquille.

Une fois le reste des commandes dans le camion, nous nous rendons à l’enterrement du capitaine Douglas avec le camion. Peu de personnes sont présentes et nous ne repérons ni Wykes ni l’Allemand. Nous exprimons nos condoléances à Philip. Ce dernier nous apprend que l’enquête n’avance pas et qu’il souhaiterait récupérer les carnets de bord de son frère. Charlène et moi devrons penser à les lui expédier par la poste anonymement.

À l’extérieur, nous interrogeons Moore à propos de Dyer. Ce dernier lui a effectivement écrit et avait beaucoup changé. Sa dernière lettre date de mars et provenait d’Hawaï. Il nous explique également que Danforth avait été interné pendant un an avant de s’échapper. Il avait ensuite essayé de rentrer dans l’université, mais avait été refoulé par le gardien.

Nous partons ensuite pour le port avec notre cargaison. Pendant que Charlène fait le pied de grue devant le téléphone en attendant un appel de Lexington, je vais dans ma cabine où j’apprends que je vais la partager avec le sympathique, mais envahissant, Peter Sykes. Il me dit qu’il va passer la soirée au cabaret et je lui réponds que je ne sais pas encore quoi faire. Lorsqu’il évoque Charlène et des points que j’aurais d’avance par rapport aux autres, je préfère m’éclipser.

Charlène n’a pas eu de nouvelles de Lexington, aussi a-t-elle décidé d’organiser une de ses fameuses soirées chez son père et de l’inviter et espérant qu’elle montre le bout de son nez. Je suis également invité à cette petite sauterie avec « des proches ».

Lorsque j’arrive dans mon plus beau costume, Charlène accueille la centaine d’invités en robe de soirée. Elle me présente à son père qui doit avoir les mêmes préoccupations que tonton Archibald, puisqu’il m’accueille à bras ouverts tout en faisant de grosses allusions sur sa fille à marier. Je n’ai pas le temps de m’échapper que la tante de Charlène en remet une couche. Après les allusions salaces de Sykes, ça fait beaucoup pour la même journée. D’autant que son père nous présente à l’assemblée comme un couple établi. Mais, pourquoi veulent-ils tous nous marier ?

Vers 23 h, nous repartons vers le bateau sans que Lexington ne soit venue. Je suis pressé d’oublier mon embarras dans le sommeil.

Nous sommes réveillés par des explosions et une alarme se met en marche. Je sors de ma cabine et tombe nez à nez avec Charlène. Nous entendons des cris et des jurons. Il y a un feu sur le dock. Le hangar où se trouve le carburant est en flamme. C’est le chaos et le navire est en grave danger. Les flammes se rapprochent et des fûts de carburant qui étaient en train d’être chargés à bord sont en équilibre au bout d’une grue. Le mécanicien est à terre, blessé. Si les fûts tombent sur la Gabrielle, cela va être un désastre. Pendant que Starkweather, pour une fois efficace, se précipite sur une lance à incendie. Je me hâte pour mettre le mécanicien à l’abri. Charlène, téméraire, prend sa place et tente avec succès de piloter le treuil. De mon côté, je cours aider Starkweather en difficulté avec la lance.

Pendant ce temps, l’équipage a largué les amarres pour éloigner le bateau. Mais sans remorqueur la manœuvre est lente et difficile. Le hangar s’effondre pendant que la Gabrielle s’éloigne petit à petit. Nous voyons un autre bateau qui quitte le port avec son remorqueur. Il s’agit du bateau de l’autre expédition. Ils partent pendant que nous restons coincés à New York.

Même si la Gabrielle est sauvée, il y a des dégâts et nous devons nous réapprovisionner en carburant. Il manque également des pièces pour les avions qui ont été détruites avec l’entrepôt. Bref, nous ne pourrons pas partir avant 2 ou 3 jours. Starkweather est vert de rage et soupçonne Lexington.

Le lendemain, l’incendie fait les gros titres de la presse. Starkweather nous fait venir sur le pont et après avoir fait un discours en hommage aux victimes, il nous félicite Charlène et moi pour notre intervention. J’avoue que j’ai du mal à le cerner.

Dans le journal, en plus de l’incendie, un sujet nous interpelle. Un homme s’est fait agresser devant chez Lexington, il a été passé à tabac et on lui a volé une pochette. Nous décidons d’aller le voir à l’hôpital, mais Nicolas Roerich n’y est plus. Il a été transféré dans un hôtel particulier où il nous reçoit sans difficulté. En effet, il souhaitait entrer en contact avec des membres de l’expédition.

Il a reçu de son ami Dyer une lettre lui demandant de transmettre quelque chose à l’équipe. Un manuscrit censé faire renoncer Starkweather et Moore. Ignoré par Starkweather, il avait décidé de contacter Lexington qu’il connaît depuis l’enfance pour la faire renoncer à son tour. Ayant pris rendez-vous avec elle le matin, il devait la rencontrer lorsqu’il s’est fait attaquer devant chez elle. Les malfrats, des Allemands selon lui, l’ont enlevé et lui ont posé des questions sur le livre des aventures de Pym. Ils ont également volé le manuscrit.

Roerich craint qu’Acacia soit mêlée à son agression. En effet, elle seule savait qu’il allait la voir. De plus, elle s’est rendue à Berlin en 1933. Il nous rappelle qu’une expédition allemande est aussi en route pour l’Antarctique. Il pense que Lexington est partie la rejoindre. Il nous demande de voir ce qu’elle veut faire en Antarctique et de faire en sorte qu’elle revienne en vie. Ce que nous acceptons.

Les réparations sont faites, le reste de la cargaison est au complet et nous sommes enfin partis en ce matin du 11 septembre. Je viens de finir mon article pour « Outdoor America » et plus ça va, plus je me demande ce que je fais là.
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Re: les montagnes hallucinées: Journal de bord

Message par fox p » jeu. 2 nov. 2017 22:23

Excellent. Vivement la suite :)
Activité MJ sur JDRVirtuel en cours
Campagne: Delta Green, (saison 2), Par delà les montagnes hallucinées
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Terminé :
Campagne: Terreur sur l'orient express, Delta Green Saison 1
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Re: les montagnes hallucinées: Journal de bord

Message par Zoug » ven. 3 nov. 2017 10:00

Ça dépend de toi. ;)
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Re: les montagnes hallucinées: Journal de bord

Message par Zoug » mer. 15 nov. 2017 16:51

Premiers jours de voyage.

Nous sommes le 19 septembre dans la baie de Colon dans la mer des Caraïbes et nous attendons le pilote qui doit nous faire passer le canal de Panama. Ces premiers jours à bord se sont bien passés. Même si les autres membres de l’équipe me cherchent un peu en faisant des allusions plus ou moins lourdes à mes rapports avec Charlène, l’ambiance est bonne et bon enfant. Surtout lors des repas que je prends avec les techniciens et les membres de l’équipage. Charlène quant à elle mange avec les officiers et les scientifiques, je préfère ma place, les repas sont certainement plus joyeux de notre côté.

J’ai dû donner des cours sur l’utilisation des radios portatives. J’ai improvisé et j’ai ressorti ce que Mc Tighe, le radio de la Miskatonic, m’avait dit à propos de dormir avec et je crois que je ne m’en suis pas si mal sorti. Même si Laroche m’a aidé à rattraper le coup pour certaines choses.

J’ai suivi des entrainements moi aussi. Pour l’escalade, que pourtant j’ai déjà souvent pratiquée, j’ai bien raté mon coup et le rappel m’a rappelé qu’il faut faire attention où l’on place la corde. Sinon gare aux brulures à des endroits mal placés. Pour le reste, Charlène et moi sommes très intéressés et attentifs. Après tout, toutes ces informations sont fort utiles et nous garderont peut-être en vie une fois là-bas.

---
Le 25 septembre, quelque part dans le Pacifique.

Nous avons passé le canal de Panama sans encombre. Par contre quelques heures après, le temps a changé et l’océan s’est agité. Cette fois, mon estomac n’a pas résisté et je me suis précipité sur le pont pour vomir. Malheureusement, je n’ai pas fait attention au vent et j’ai fortement réjoui Charlène lorsque le contenu expulsé m’est revenu au visage.

Heureusement, hier le beau temps était de retour ce qui m’a permis de récupérer.

Charlène et moi avons remarqué que les matelots se comportaient assez froidement envers les membres de l’équipe. Les officiers étaient toujours aussi cordiaux, mais les matelots avaient le regard fuyant et coupaient cours à toutes conversations rapidement.

Inquiets, nous avons commencé à les surveiller discrètement. Enfin discrètement, pour ma part, car la pauvre Charlène, étant la seule femme à bord, se voit comme son nez au milieu de sa jolie figure. Nous avons vu les matelots transporter des paquets en faisant attention à ne pas être découverts et les emmener vers un endroit inconnu. M’éclipsant dans le gaillard d’arrière, j’y ai observé des hommes chuchotant et se passant du noir sur le visage. Aussitôt, je me précipitais pour aller prévenir Charlène et nous avons décidé de prévenir Moore. Nous étions en chemin lorsque les cornes de brume du navire retentirent.

À peine avons-nous prévenu Moore que des projecteurs sont braqués vers l’arrière. Des hommes y étaient amassés, la face noircie. Au milieu d’eux se trouvait le quartier-maitre portant une perruque verte. Il s’adressa au capitaine en déclarant s’appeler David Jones et être le capitaine du Hollandais volant. Un célèbre bateau fantôme. Il représenterait Sa Majesté Neptune. Des néophytes étaient présents parmi nous et ils étaient convoqués pour le lendemain midi devant le Roi.

Surpris et inquiets, beaucoup parmi les membres de l’expédition se regardaient. Pourtant Moore, Starkweather et quelques autres ne semblaient pas surpris et nous dirent de faire ce que l’on nous disait lorsque nous reçûmes une convocation. Charlène essaya bien de tirer les vers du nez de plusieurs passagers, mais sans résultats.

Le lendemain, ce matin donc, nous étions consignés dans nos cabines et des gardes étaient à nos portes. À 11 h 30, le navire ralentit son allure et les cornes de brume se remirent à tonner. On nous demanda de nous habiller avec une grossière toile de jute retenue par une simple corde.

Une fois sur le pont, ils nous firent entrer dans une tente où une assemblée s’était réunie en vue de nous bizuter, comme nous le comprîmes plus tard. Je suis passé à la tondeuse, on nous a fait boire plus que de raison, mais j’ai mon diplôme de Neptune ! Ils nous ont fait une sacrée peur ces imbéciles.

J’ai profité de quelques moments de répit pour écrire ces quelques lignes avant d’être trop saoul et d’oublier. Mais là, il faut vraiment que j’aille pisser et j’ai l’impression que ça sent l’ammoniaque en bas. Bizarre...
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