Carnet de route

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vyseris
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Carnet de route

Message par vyseris » sam. 24 juin 2017 01:33

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Re: Carnet de route

Message par vyseris » dim. 25 juin 2017 13:28

vyseris a écrit :
dim. 25 juin 2017 13:28
Pilote

Rentrée des classes (P-E01)
1er/3B/204, sur les Rivages, Mandril
2eme/3B/204, sur les Rivages, Mandril
3eme/3B/204, sur les Rivages, Mandril

Les Tontons Tromblons (P-E02)
26eme/6B/205, sur les Rivages, Mandril
27eme/6B/205, sur les Rivages, Mandril

La Guilde Dorée (P-E03)
20eme/5A/206, sur les Rivages, Mandril

Saison 01

Fleur-Naufrage (S1E01)
22eme /5B / 206, sur le Continent, Contrée de Gillian, Port-MacKaer
23eme /5B / 206, sur le Continent, Contrée de Gillian, Morgue-Roc

Le Réveil (S1E02)
30eme /5B / 206, sur le Continent, Contrée de Gillian, Port-MacKaer
2eme / 6B / 206, sur le Continent, Contrée de Gillian, Port-Givre
26eme / 2A / 207, sur le Continent, Contrée de Gillian, Port-MacKaer

Les Feux de la Terre (S1E03)
7eme/ 3A / 207, sur le Continent, Contrée de Gillian, Port-MacKaer
12eme / 4A / 207, sur le Continent, Terra Incognita, Pays des Sicasses
13eme/ 4A / 207, sur le Continent, Terra Incognita, Pays des Sicasses
28eme/ 5A / 207, sur le Continent, Contrée de Gillian, Snake

Rien que pour Erik (S1E04)
13eme / 6A / 207, sur le Continent, Contrée de Gillian, Port McKaer
15eme / 6A / 207, sur le Continent, Contrée de Gillian, Trajet de Port McKaer vers Port Rakar
16eme / 6A / 207, sur le Continent, Contrée de Gillian, Marches de Terk, Port Rakar
17eme / 6A / 207, sur le Continent, Contrée de Gillian, Marches de Terk, Relais fortifié situé entre Port Rakar et le Manoir Erik
18eme / 6A / 207, sur le Continent, Contrée de Gillian, Marches de Terk, Manoir Erik
18eme / 6A / 207, sur le Continent, Contrée de Gillian, Marches de Terk, Manoir Erik
18eme / 6A / 207, sur le Continent, Contrée de Gillian, Marches de Terk, Manoir Erik
18eme / 6A / 207, sur le Continent, Contrée de Gillian, Trajet du Manoir Erik vers Port McKaer (en passant par Port Rakar)

Souviens-toi... (S1E05)
28eme / 1B / 207, sur le Continent, Contrée de Gillian, Port McKaer
16eme / 2B / 207, sur le Continent, bordure de la Contrée de Gillian, Sinlouay
17eme / 2B / 207, sur le Continent, bordure de la Contrée de Gillian, Sinlouay
17eme / 3B / 207, sur le Continent, bordure de la Contrée de Gillian, ruine de Naat
23eme / 4B / 207, sur le Continent, bordure de la Contrée de Gillian, Sinlouay
25eme / 5B / 207, sur le Continent, Contrée de Gillian, Retour vers Port MacKaer

(S1E06)
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Paggan
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Re: Carnet de route

Message par Paggan » mar. 27 juin 2017 20:57

Okey
"Nous sommes des guerriers Chevaliers Gris, dont l'armure est la Foi, le bouclier la dévotion et l'arme notre Devoir Sacré. Mais plus que tout, nous portons la flamme divine de l'Empereur de l'Humanité dans le ténèbres afin d'y purger le démon."
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avant la Purge de Xeodic Binary en 978.M41. 3 +++

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Re: Carnet de route

Message par vyseris » mar. 27 juin 2017 21:48

Si l'un d'entre vous souhaite faire un ou des résumés immersif ou non, c'est le topic dédié ;)
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Corvos
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Re: Carnet de route

Message par Corvos » mer. 5 juil. 2017 13:56

Il n'est pas complet mais il couvre grosso modo la première séance, je continuerai plus tard:

Mandril, le premier jour de la seconde bise de l’an deux cent quatre - journée.
Spoiler :

Je suis arrivé hier à Mandril par l’île des adieux. J’étais content de toucher terre et de ne plus vider mon estomac dans la mer. J’ai remercié d’un signe de tête le capitaine qui avait eu la bonté de m’embarquer avant de sauter sur les quais noirs de monde. Se frayer un chemin hors de cette marée humaine m’a pris plus de temps que prévu. Je me suis également perdu dans ce dédale d’entrepôts et de chemins de traverse. L’air est vif ici, surtout la nuit. J’ai dû dormir dans un coin de porte en attendant mon entrée à l’académie.

A mon réveil je suis allé dans la grande cours où se massaient déjà des dizaines d’autres adolescents venus de toutes les maisons pour entrer à l’académie. Un grand type, le directeur Harald Gorgeouverte, avec une belle cicatrice à la gorge nous a accueillis avec un petit discours. Ensuite nous avons été répartir en chambrée de 10. 3 Ashragor (Valdérik, Miathara et Shkar), 2 Ulmeques (Quetzol et Motecozuma), 2 Venn’dys (Furio et Fabrizio), 1 kheyza (Alwyn), 1 Gehemdal (Fenrir) et 1 Felsinn (Yusaï). J’aurai pu avoir plus de chance mais j’aurai pu aussi finir entre 9Ashragors.

Un élève plus vieux nous a fait découvrir le bâtiment et les horaires. Le genre trop fier d’avoir accompli une année ou deux ici. Les journées sont chargées et les repas copieux. Ils semblent ne pas plaisanter sur la discipline, une bonne chose pour former de bons éléments. Comme prévu les Ashragors restent ensembles. Le Gehemdal a l’air passionné par la forge, mais semble honnête. Le petit Venn’dys est comme l’ombre de l’autre, un type un peu bourru avec des cicatrices qui ne lui font pas une gueule de porte-bonheur. Le Felsinn et le Kheyza surtout m’ont l’air plus sympathique.

Après le diner, Fabrizio nous a proposé d’aller visiter l’espèce de fête qui a lieu dans la ville, cracheurs de feu me poussent à me joindre à eux. Un petit groupe se forme, Fabrizio, Furio, Fenrir, Yusai, Alwyn et moi-même. Durant la visite, le service d’ordre du Doge, des Harlequins, poursuivent une poignée d’enfants mais sont bien en peine de rattraper les petits diables. Quelques minutes plus tard, un des enfants surgit devant nous et percute Furio avant de détaler à nouveau, un Harlequin aux trousses tandis qu’un autre nous interroge. Furio lui ment sans honte, ou peut-être était-il de bonne foi à ce moment ? Toujours est-il qu’il sort un papier froissé de sa poche avec un plan, quelques indications ainsi qu’une heure et ce qui se révèle être une adresse : la taverne de la licorne des mers.
Mandril, le premier jour de la seconde bise de l’an deux cent quatre - soirée.
Spoiler :

Retour à l’académie pour l’après-midi et quelques cours plus physiques donnés par le directeur en personne. C’est à cette occasion que Keogh, une montagne de muscle Gehemdal s’illustre ainsi que la frêle et jolie Shamya, une petite Felsyn aux yeux jaunes et à la pupille verticale. Le reste de la journée se déroule calmement et le repas est vite avalé pour que nous puissions nous ruer ce rendez-vous au parfum de mystère. J’invite Yusaï à nous accompagner, il ne semble attendre qu’une invitation et puis ça va permettre de resserrer les liens. Nous partons donc, accompagné de Furio, Alwyn et le petit Fabrizio qui suit Furio comme son ombre, les yeux pleins de respects.

Nous sommes arrivés à l’auberge de la licorne des mers, un endroit bruyant fréquenté par des marins et des étudiants. Le tavernier, peu avenant nous a éconduits dans notre demande mais rapidement un groupe s’engouffrant derrière une tapisserie dans une alcôve nous a mis sur la voie. Oubliant Yusaï, nous avons fendus la foule pour arriver à cette alcôve pour y découvrir une porte dérobée qui nous a permis de pénétrer dans une pièce secrète où se tenait une réunion de jeunes anarchistes. Ils s’apprêtaient à nous assassiner pour notre intrusion quand Furio s’est présenté et à calmé le jeu. Visiblement, son passé est connu et il a œuvré à une cause similaire par le passé, ce qui lui a valu ses cicatrices et la perte de sa famille.

Je les préviens que je doute que le jeune qui a remis le papier qui nous a mené ici, par erreur à Furio, ait pu échapper aux Arlequins du Doge et qu’il serait sans doute plus intelligent de le plus se réunir ici. Le leader comprends et nous invite à revenir le lendemain, le tavernier nous indiquera le lieu de la nouvelle réunion. Fabrizio semble partagé entre la crainte et l’émerveillement durant toute cette soirée, au moins, je suis sûr qu’il tiendra sa langue. Retour à l’Académie où je me charge d’aller faire du bruit à la bibliothèque, histoire que tout le monde se souvienne de ma présence. Evidemment, dans la hâte, je fais tomber un bouquin au hasard, il a fallu que ce soit un précis sur l’art de la prostitution, ce que n’a pas manqué de noter Fenrir au passage, occupé à discuter avec Valdérik.

Mandril, le second jour de la seconde bise de l’an deux cent quatre - journée et soirée.
Spoiler :

La première nuit se passe sans accident notable, à l’exception de Motecozuma qui rentre bien après le couvre-feu. Fenrir a décidé de dormir par terre car les lits étaient trop petits pour lui, préférant ça à se tordre. Le directeur Gorgeouverte et le Régent Faram inspectent la chambrée de bonne heure, certains semblent plus aptes à adopter l’esprit martial que d’autres et tandis que Fabrizio et Motec ont du mal à sortir du lit sans l’aide de Fenrir, les Ashragors, que ce soit porté à leur crédit, ont refait leurs lits impeccablement. Le directeur nous explique l’importance de la vie en communauté et que la chambrée doit être unie et prouver sa valeur malgré nos différences, il relève quelques écarts face à la politique de l’Académie : les autels Ashragors, l’encens Felsin et surtout l’attitude de Motec qui est posé à la fenêtre, fumant une sorte d’herbe roulée.

Durant le cours laps de temps libre, j’accompagne Fenrir à la bibliothèque où nous croisons Zia et Aliénor, deux filles de seconde année qui nous apprennent l’existence d’un concours qui a lieu chaque fin d’année. Visiblement ce point intéresse Fenrir, tandis que je remarque qu’Aliénor, bien que plus jolie que Zia, semble moins à l’aise socialement, à l’exception de quelques vantardises sur leur sujet. J’en profite pour demander au bibliothécaire s’il a besoin d’aide pour tenir la bibliothèque en état, ce à quoi il répond favorablement. Arrivent le début des cours, avec une fois de plus des cours martiaux donné par le directeur en personne.

Midi arrive et, alors que nous nous installons, Fenrir nous annonce qu’il veut nous parler d’un sujet très important mais qu’il faut que toute la chambrée soit là. Au vu des récents événements, je me dis qu’il a eu lui aussi vent d’une aventure aussi palpitante qu’un attentat et qu’il brise enfin le mur du silence et de la suspicion qui s’est dressé entre certains membres. Fort de ces certitudes, je me porte volontaire pour aller proposer à nos amis Ashragors de se joindre à notre table pour ce repas, eux qui ne mangent qu’entre gens de leur maison. J’opte pour une approche délicate et demande à Valdérik, Miathara et Shkar de venir. Devant leur refus, je m’assieds à leur table et commence à me comporter comme le pire des convives, mangeant dans l’assiette des autres, parlant fort et leur faisant passer le pire repas de leur vie. Ce qui a au moins l’avantage de faire rire quelques Gehmdals et de faire planer un silence attentif sur la salle du repas. La blague est de courte durée lorsqu’un d’eux, armé de son couteau à viande se lève. Heureusement Yusaï me fait sentir discrètement sa présence protectrice tandis que Valdérik calme le jeu.

S’ensuit une petite discussion entre lui et moi où il m’assure faire son possible pour maintenir une cohésion et se rapprocher de nous mais que les coutumes de son peuple font qu’il ne peut pas leur tourner le dos facilement et si vite mais qu’avec du temps, tout ira au mieux. Je comprends un peu plus son comportement, et sans doute celui des deux autres, qui m’apparaissent moins comme des imbéciles hautains que comme des gens à plaindre, prisonniers de ce que pensent leurs semblables.

En tout cas, nous sommes tous réunit en ce début d’après-midi dans notre chambre et Fenrir peut enfin avouer la terrible information qu’il voulait nous révéler, moi, l’écoutant avec le cœur qui bat et suspendu à ses lèvres. Le concours. Je me suis mis à dos tous les Ashragors de l’Académie parce qu’il voulait parler du concours. Certains semblent enjoués, je cache ma déception et avoue que l’idée à du bon, ce qui est vrai, si notre chambrée peut se distinguer sur cet aspect là aussi, autant le faire. Je charge d’ailleurs le petit Fabrizio d’espionner Aliénor et Zia et de me découvrir ce qu’elles lisent : un précis d’ingénierie.

L’après-midi ont lieu les cours assommant de Fedrico de Vulcani, un professeur désabusé qui ne fait aucun effort pour rendre vivant son cours. Entre loi, histoire, culture, administration, une masse de données et d’informations aussi futiles qu’inintéressantes. Ce qui semble passionner Miathara. Je profite d’un peu de temps libre pour aller saluer les Gehmdal qui ont rit lorsque je me suis assis à la table des Ashragors, Keogh semble être leur chef, et ils m’apprécient, la relation est à développer mais me semble intéressante. Juste après, je cherche la petite Shamya pour la féliciter également de ses prouesses au combat et lui demander si elle peut m’apprendre à me battre comme elle. Elle accepte en échange d’aide pour s’intégrer, avouant qu’elle est mal à l’aise en société, ayant vécu toute sa vie dans un monastère Felsin.

Le souper est vite englouti et nous ressortons, Furio, Alwyn et moi, pour aller à la rencontre des anarchistes. En chemin, un homme au large chapeau à plume, qui semble être Venn’dys me saisit le poignet et demande à nous parler dans un endroit calme, à l’abri de potentielles oreilles indiscrètes. Il nous explique qu’il a eu vent de nos projets et qu’il souhaite empêcher la mort d’innocent. L’homme s’avère être Corin-Sans-Visage, un Keyza, nous explique que le Doge n’est pas son ami et qu’il existe d’autre solution pour souligner ses excès et sa décadence. Furio ne veut rien entendre et menace l’inconnu de son crache-feu. Alwyn et moi nous interposons afin d’éviter le sang mais rapidement Furio fait fuir Corin par sa véhémence et son refus de communiquer. L’insulte qu’il crache au Keyza me décide à m’éloigner définitivement de ce Venn’dys avide de sang qui oublie qui sont ses amis à présents.

Alwyn me rejoint rapidement alors que je rentre vers l’Académie, lui aussi a abandonné Furio à sa haine et ses insultes. Je ne sais pas réellement ce qu’il a vécu mais son attitude me déçoit énormément, je le pensais plus ouvert que ça. Alwyn m’informe sur la légende de Corin, un Keyza semi légendaire qui aurait la faculté de changer d’apparence tout en se mêlant des affaires des grands du monde pour exposer leurs vices tout en restant pacifique. Définitivement quelqu’un qui ferait un bon contact dans le futur. Alwyn me propose d’aller voir les caravanes Keyza qui logent dans la ville, après tout Corin a avoué avoir eu recours aux enfants de son peuple pour mener ses affaires, aussi, les familles doivent savoir le joindre. Nous faisons donc savoir notre envie de le rencontrer.

Après quoi, nous rentrons, et je vais rejoindre Shamya tandis que les autres se voient à la bibliothèque. Tout le monde est de retour dans la chambre à l’heure, à l’exception de Motecozuma qui arrive avec une heure de retard en faisant du bruit. Le mot d’ordre tacite semble d’être d’ignorer Furio et ce qu’il a fait de sa soirée.
Mandril, le troisième jour de la seconde bise de l’an deux cent quatre - journée.
Spoiler :

Au réveil, tout le monde a pris des bonnes résolutions, Fabrizio se lève plus volontiers, Valdérik aide même le jeune Venn’dys et Yusaï à faire des lits corrects. Miathara fait également un pas vers les autres en passant derrière son comparse pour fignoler tandis que Shkar quitte la pièce dégouté de leur réaction. Lors du repas, Valdérik se joint à notre table, sa comparse hésite mais sous les regards pesants des autres membres de sa maison, elle les rejoint. Autre nouveauté à la table, Shamya, la jeune Felsin aux yeux jaunes, qui a accepté mon invitation à se joindre à nous pour les repas. Je prends pleinement compte de son handicap social, mais elle apprendra sur le tas.

Fedrico nous apprend que les premières années, accompagnées par une dizaine de troisième année vont aller visiter le palais de justice et que nous aurons l’honneur de rencontrer une personne de renom qui souhaite s’entretenir avec les futurs guildiens. Je demande discrètement à Furio si on risque d’avoir des soucis avec ses amis et il me rassure que non. Je décide donc de profiter de la visite en compagne de Shamya. Evidemment, le tout est rendu très inintéressant par les explications monotones du professeur, heureusement un peu rattrapée par les compléments d’infos offerts par certaines troisièmes années.

Au milieu de la visite, Alwyn m’avertit que Furio a disparu et que les gardes gris du palais ont été remplacés par des visages qu’il reconnait comme étant ceux des anarchistes. On met un plan au point, s’éclipser et faire un feu quelque part afin que ça serve de diversion et que l’ordre d’évacuer le bâtiment soit donné. Ensuite nous rejoignons le groupe, Furio est revenu également, discrètement, à l’intérieur d’une grande salle qui semble être la salle où ont lieu les jugements. De grands bancs de bois sont alignés de part et d’autre d’une allée, c’est joli cette symétrie, et au bout du chemin, derrière un petit pupitre, un homme poudré et bien habillé se présente comme le duc, le représentant du Doge Venn’dys, soit leur chef suprême. Son petit discours plein de sous-entendu vante les mérites de sa maison ainsi que le lien qui unit les Maisons aux Guildes.

Sur ce, des cris nous proviennent de l’extérieur de la salle, des personnes hurlant au feu, un rapide coup d’œil vers Alwyn, notre diversion semble avoir fonctionnée. Les élèves se dirigent naturellement vers la porte par laquelle ils viennent de pénétrer dans la salle pour fuir l’incendie quand les deux gardes gris armés de leur hallebarde verrouillent la porte et empêchent les élèves d’avancer. La situation gagne en confusion lorsque l’un d’eux fend la foule de son arme pour les faire reculer. Motecozuma tente le dialogue avec les gardes et les appelle à la raison, rappelant que le feu va tous nous tuer si on ne sort pas. Je hurle à l’attentat en espérant que le Duc soit évacué sain et sauf, avant de suivre Fenrir et les Ashragors qui se dirigent vers les hautes fenêtres qui accordent à la salle sa luminosité mais qui demeurent difficile à atteindre. Dans mon sillage, j’emporte Shamya qui conserve son calme et le petit Fabrizio qui visiblement panique trop que pour réagir. Fenrir fait la courte échelle aux Ashragors avant de vouloir se hisser mais d’être empêché par des élèves trop petits, paniqués, désemparés qui le supplient et l’agrippent pour qu’il les aide. Il parvient à obtenir un semblant de calme et commence à les aider tant bien que mal dans la panique. Alwynn s’approche du Duc pour lui dire quelque chose mais ce dernier disparait avec ses gardes Arlequins.

Pendant ce temps, je pousse des bancs sous les fenêtres pour permettre aux élèves d’atteindre les fenêtres plus facilement et une fois que Shamya et Fabrizio sont en sécurité je tente d’observer la scène cauchemardesque qui s’offre à nous. Une violente explosion ébranle le bâtiment faisant tomber son lot de poussière du plafond. Un des gardes de la porte s’avance, visiblement gagné par la panique et commence à sérieusement faucher les élèves à l’aide de son arme. Motecozuma est blessé après avoir tenté de désarmer le garde de l’entrée, Furio quitte la pièce sans se retourner. Heureusement, le garde ne prend pas la peine d’achever les élèves qu’il blesse de sa hallebarde, ce qui permet à Alwyn de les écarter et de les soigner à l’aide de son art étrange. On n’arrivera pas tous à sortir, il me faut cette foutue hallebarde pour pouvoir affronter l’autre garde d’égal à égal… Seconde explosion qui secoue le bâtiment, cette fois j’entends les cris et les hurlements au dehors malgré le bourdonnement des acouphènes. Furio a bien manœuvré son coup, j’espère qu’il n’y en aura pas une de plus, la pièce risquerait de s’effondrer sur nous. Pas le temps de réfléchir à tout ça, je me glisse discrètement derrière le forcené avant de plonger sur lui pour le déséquilibrer. Il chute et les élèves qu’il menaçait un instant auparavant profitent de l’occasion pour le maitriser. La porte barricadée vole en éclat à ce moment et le second garde gris est abattu par un crache-feu à bout portant. Tout le monde est évacué dans un décor qui tient de l’apocalyptique.

Bilan de la journée : le palais de justice est détruit au 2/3. Les Guildes, et donc l’Académie, est tenue pour responsable par le Doge, ce qui les force à suspendre les cours pendant 6mois pour fournir de la main d’œuvre sur le chantier de reconstruction. Les sanctions ne sont pas plus lourdes au vu des pertes subies également par l’académie, une dizaine de blessé et 5morts, tous des premières années, soit des jeunes. Tout ça pour assouvir la soif de vengeance de Furio et ses amis allumés. Corin avait raison.

Mandrill, reste de l’année - après l’attentat :
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Mandrill, le Vingt-sixième jour de la sixte Bise de l’an deux cent cinq :
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Mandrill, le Vingt-sixième jour de la sixte Bise de l’an deux cent cinq – Soirée :
Spoiler :

Il me faut revenir brièvement sur des éléments que mon dégouts des Venn’Dys m’ont fait taire jusque-là. L’attentat ayant balayé le palais du Doge semble avoir fait des émules. Pamphlets, graffitis, dégradation de biens publics,… Au moins deux autres tentatives sont à noter même si elles ont été avortées par le manque d’expériences des apprentis Furio. Evidemment, les Hommes en Gris, milice personnelle du Doge a fait son œuvre, et les rumeurs circulent qu’entre deux séances de torture et d’embastillement, les pistes semblent remonter vers l’Académie. Aussi la vie dans la douce Mandril a pris un tout autre visage, des patrouilles circulent de nuits dans la ville, un couvre-feu dès 22h a été instauré et tous s’attendent à ce que l’Académie soit fermée du jour au lendemain si les choses continuent sur cette lancée. Ce serait un coup fatal à notre départ et, pour moi, un dur retour vers un pays où je sais que mon retour ne sera pas joyeux.

Outre ça, j’ai également obtenu le parrainage d’un Docte Venn’Dys. Plutôt heureux de la chose, je m’attendais à trouver en lui une personne affable et désireuse de me montrer un minimum de gratitude pour mes actions au sein du palais. Il s’est rapidement avéré que j’avais hérité d’un parfait connard, qui entre directement en bonne position sur la liste des gens détestables que je connaisse. Ce « parrain », qui se paye le luxe d’être désagréable envers moi et capricieux, me réclame d’ores et déjà 500 Guilders d’Ecume qu’il majore d’intérêt de 50% annuellement. Rien que ça. Il faut que je demande à Fabrizio de me sortir de ce gouffre économique…

Nous avons également, avec Alwyn, revu Corin, nous lui avons fait part de notre projet et loin de briser nos espoirs, il nous a conseillé de nous rendre au plus tôt sur le Continent, terre de possibilité immense où il serait possible de réaliser ce pari fou qui ferait éclater de rire la plupart des Maitres Etranges des Rivages. Corin est définitivement un type bien.

Revenons maintenant à la suite de cette nuit-là, Shkar, après avoir pesté, a annoncé à Valdérik en Guildien qu’il nous accompagnait. Motecuzoma nous a ouvert la voie et après avoir marmonné quelque mot, se déplace nonchalamment mais sans faire le moindre bruit. Nous optons tous pour une approche discrète et Valdérik va chercher un couteau en cuisine. Heureusement, Tarim, le régent, semble dormir pour une fois car Fenrir possède la discrétion d’une armure jetée dans les escaliers.

Nous arrivons dans la cour et Alwyn trouve aisément l’endroit où se trouve le mécanisme du passage secret après que le petit groupe ait contourné la cour en silence. Nous voilà à minuit passé, tous les 6 dans la rue. Entre faible lueur des lampadaires au loin et brume lacustre, la ruelle prend un aspect glauque où les ombres s’étirent. Après avoir cherché quelques traces, nous entendons des remontrances crachées dans la ruelle quelques mètres plus loin. Je m’avance discrètement pour entendre une porte claquer sur la gauche et surtout voir arriver vers nous, depuis la ruelle, une patrouille attirée par le bruit de porte.

Nous nous séparons, Fenrir et Valdérik dans une ruelle à gauche, Alwyn et moi dans une ruelle à droite, Shkar et Motecuzoma semblent rebrousse chemin et après que la patrouille soit passée, il semble que Shkar ait préféré rentrer dans l’Académie. Nous retrouvons Valdérik facilement en pénétrant dans sa ruelle mais nulle trace de Fenrir, nous explorons donc la rue plus en avant pour finir par découvrir une silhouette tremblotante, tentant de se cacher derrière une caisse. Alwyn contourne la caisse avant de se faire charger par un Fenrir rendu violent par la tension et la peur. Le Kheyza fuit et, en tentant de dévier le coup pour le protéger, le marteau fini dans mon épaule, me démettant l’os. Après être tombé au sol et avoir hurlé correctement, Alwyn utilise son tour pour me soigner comme il peut. Fenrir penaud, s’excuse d’avoir paniqué.

Nous retournons sur nos pas pour aller inspecter les maisons de la ruelle. La poignée de l’une d’entre elle était légèrement plus chaude, nous en déduisons que les hommes à la caisse se trouvent dans cette dernière et Fenrir trouve une lettre glissée sous la porte qu’il récupère, une reconnaissance de dette de M. Valbraizo envers un certain Eduardo Lombardo y coreciana. Nous décidons de rentrer et, sous la douleur insoutenable, je dis aux autres que je vais aller à l’infirmerie et raconter tout ce qui est arrivé cette nuit, sans les impliquer. Ils me donnent la note et je vais réveiller l’infirmière.

Tandis que je me fais soigner, je vois débarquer mes amis, accompagné de Tarim et d’Harald qui a les yeux injectés de sang. Ils me racontent que remontant dans la chambre, ils ont attiré l’attention du Régent qui les a coursé dans les escaliers. Paniqués, ils ont fui et, en passant devant le bureau de directeur, ils ont entendus des bruits de lutte. Fenrir a défoncé la porte, Alwyn a gueulé qu’un intrus était dans le bureau et Valdérik s’est rué dans le bureau dès que la porte a cédé, manquant de peu de se prendre le marteau de Fenrir que ce dernier a lancé avant de se jeter dans la salle. Tous ont vu une silhouette étrangler avec un lacet le directeur Gorgeouverte. Leur irruption fait fuir l’agresseur portant un masque sur le visage. Ce dernier saute par la fenêtre et atterrit 3étages plus bas sans soucis. Harald étouffe toujours et Valdérik parvient à lui faire recracher un rouage qui bloquait sa respiration. La petite pièce dorée ne dit rien à personne. Tarim arrive enfin, essoufflé et apprends la tentative d’assassinat. Les 3 élèves parlent de notre escapade du soir et demandent aux professeurs de les accompagner à l’infirmerie.

Nous racontons donc toute l’histoire et la lettre semble jeter un froid puisque le nom du créditeur possède le même nom qu’un professeur de l’Académie. Nous apprenons également que les tentatives d’assassinats n’étaient pas rares lors de l’établissement des Guildes, mais depuis longtemps, la pratique s’était perdue. De plus, l’agresseur s’en est pris à Harald Gorgeouverte, un Gehmdal capable de survivre à un égorgement. Il nous fait promettre de ne rien dire à personne. Enfin…Personne. La seconde année s’annonce aussi mouvementée que la première !

Mandrill, le Vingt-septième jour de la sixte Bise de l’an deux cent cinq :
► Afficher le texte
Durant la fin de la deuxième année, le début de la troisième et événement récents +
Mandrill, le Vingtième jour de la quinte Ardente de l’an deux cent six :
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Modifié en dernier par Corvos le lun. 14 août 2017 06:07, modifié 8 fois.
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Re: Carnet de route

Message par vyseris » sam. 22 juil. 2017 01:06

Les Tontons Tromblons (prélude épisode 02)
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Re: Carnet de route

Message par Corvos » sam. 22 juil. 2017 05:23

Je vais continuer de poster les résumés au fur et à mesure mais j'en met une copie dans mon premier post sur ce sujet, histoire de centraliser le tout. j peux plus mettre à jour au bout de la 9e partie, le nombre de caractère maximum d'un post ayant été atteint.
Si vous lisez, hésitez pas à me dire si j'oublie des trucs/si je vous mets pas assez en avant, si vous voulez que je rajoute un élément vous concernant.

Mandrill, reste de l’année - après l’attentat :

Le palais est détruit. Ils nous ont fait sortir dans la cour pour nous rassembler. Ils ne nous ont pas laissé le temps de réaliser ce qui s’est réellement passé, mais je sais que certains ne se sont pas relevés. Fabrizio a l’air complètement perdu, je vois des visages en pleurs autour de moi, des gens qui n’arrivent pas à réaliser l’horreur qui nous a frappés. J’essaye de ne pas les regarder et je laisse glisser l’émotion qui suinte de ces visages crispés. Quand je croise le regard de Shamya, cherchant ostensiblement quelqu’un des yeux, avec un voile de crainte et les larmes aux yeux, une vague de culpabilité et de colère me submerge et il s’en faut de peu que Furio ne finisse sa vie ai milieu de la cour ravagée.

Des noms commencent à circuler parmi les élèves, certains me sont inconnus, d’autres moins, Keogh, le Gemdhal qui m’apprécie et surtout Yusaï, le discret Felsin de notre chambrée. L’ardoise s’alourdit de Shrikant, un Ashragor, Berga, une Gemdhal et Faïdi, un Felsin proche de Shamya. Sur le chemin du retour, Alwyn et moi prenons discrètement à part Fenrir et Valdérik pour les mettre au courant de ce nous savons sur Furio. Valdérik exprime son désintérêt vis-à-vis d’une affaire concernant les autres, Fenrir souhaite dénoncer Furio mais je l’arrête dans sa lancée.

Evidemment, le Doge ne prend pas ses responsabilités dans le massacre et plutôt que de blâmer son système de sécurité insuffisant et incompétent, il rejette la faute sur les Guildes. Pour calmer le jeu, il est décidé que l’académie suspendra ses cours durant 6mois pour participer au déblayage des ruines et à la reconstruction. Nous allons donc devoir tous revenir jour après jour sur les lieux mêmes où nous avons perdu des proches. J’en viens presque à vouloir que Furio ait réussit son coup, trépassant dans une étreinte mortelle avec cet abruti de Doge incompétent et sans cœur.

Vient la veillée funèbre, soutenue par le directeur et l’académie. Et même, chose étonnante, par certains cavistes Venn’Dys, montrant que les Guildes conserve le soutien du peuple malgré ce qu’en dit leur dirigeant. La cérémonie est solennelle, sobre et un petit mot est dit sur chacun de nos amis tombé au palais. Je fusille Furio du regard alors que je prends la parole pour quelques mots, il ne semble même pas éprouver du regret, et reste de marbre devant tout le mal qu’il a contribué à causer et qu’il n’a pas cherché à endiguer. Après quoi le tonneau de vin sont percés et tous portent un toast aux défunts, tentant de trouver un oubli tant désiré dans le liquide sucré.

Les premières nuits suivant toute cette histoire, je reste souvent éveillé à me repasser un scénario simple en tête, je me lève et poignarde Furio dans son sommeil. Sans colère particulière, sans ressentiment, juste pour être en paix avec moi-même.

Alwyn tente encore d’entre en contact avec Corin, je l’accompagne dans certaines de ses escapades au camp Keyza mais à mesure que le temps passe, ses visites s’espacent et je l’accompagne moins souvent. Miathara semble s’ouvrir à la chambrée, sans doute que l’aide offerte par Fenrir au palais ainsi que l’amitié qui les unit tous les deux à Valdérik y est pour quelque chose. Le pas en avant qu’ils ont fait vers nous leur vaut l’inimité de Shkar, qui se comporte en imbécile, s’éloigne d’eux, n’acceptant de parler qu’avec les Ashragors qui ne se mêlent pas à eux. Il faudra que je le défie au sport local, une bonne humiliation ne peut pas lui faire de mal.

A côté de ça, Fabrizio se réfugie dans les études et la comptabilité pour fuir le souvenir du traumatisme. Motecuzoma rentre de plus en plus tard, découche même, irrémédiablement, vendu par Shkar. L’Ulmèque batifole de fille en fille, au gré des notes de cours qu’il doit remonter, jette son dévolu sur une fille maitrisant le cours où il éprouve des difficultés et l’attire dans ses filets avant de la rejeter lorsque ses notes sont passables. De son côté, Shamya surmonte difficilement la perte de son ami, mais petit à petit, elle remonte la pente et continue de s’ouvrir aux autres, doucement.

Evidemment, notre réputation y a gagné. Fenrir est vu comme un homme d’une droiture exemplaire qui n’a pas hésité à se mettre en danger pour permettre aux plus faibles de se mettre en sécurité, son sens du sacrifice lui vaut une admiration certaine ainsi qu’un respect sincère de la part de Valdéryk. Alwyn, même s’il joue la carte de la modestie, et glorifie l’action des autres a lui aussi sa gloire, notamment auprès de ceux qu’il a contribué à sauver grâce à son art étrange mais aussi auprès de ceux qui sont impressionnés de voir une première année maitriser des Tours. Valdérik en tire une gloire toute personnelle dans la personne de Miathara. Quant à moi, j’ai l’admiration des athlètes, impressionné par le fait que j’ai permis que l’assassin à la hallebarde soit maitrisé. Bien entendu, certains tentent de minimiser nos actions, mais hors de question de les laisser baver sur notre dos. Les Gemhdals sont les premiers a rabattre le caquet des jaloux et je note une admiration timide de la part de Fabrizio.

Fenrir a reçu la visite de son parrain, un Guildien, une montagne humaine rousse qui semble avoir bourlingué avec Harald Gueuleouverte. De plus, il semble entretenir une relation avec la Cavallero, une professeur.
Modifié en dernier par Corvos le dim. 20 août 2017 15:36, modifié 1 fois.
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Re: Carnet de route

Message par Corvos » sam. 22 juil. 2017 16:37

Sujet d'entrée MàJ

Mandril, le Vingt-sixième jour de la sixte Bise de l’an deux cent cinq :

La journée commence par une visite sous la direction de Cavallero, de l’entrepôt de feu d’artifice Venn’Dys. Même si je suis rassuré par la présence de ce professeur un brin plus physique que De Vulcani, je ne peux m’empêcher de regarder partout autour de moi. J’aurai sincèrement aimé profiter de la visite en compagnie de Shamya ou me laisser porter par l’insouciance des autres mais quelque chose semble mort en eux depuis l’an dernier. Evidemment, nul besoin de préciser que Furio, cette fois, fait l’objet d’une surveillance étroite, mais je ne dois pas être le seul à l’avoir à l’oeil.
Décidément, les Venn’Dys sont très fier de leurs productions, dommage qu’ils n’aient pas élevé la sécurité au rang d’art, ça nous aurait évité bien des déboires. Heureusement, la visite se passe sans encombre et nous pouvons retrouver la douceur rassurante de l’Académie.

Depuis que nous sommes en deuxième année, des choses se sont modifiées dont notre horaire :
Réveil : 7h (5h en première).
Corvée : assurée par les premières ou les punit ou ceux qui veulent s’investir auprès d’un prof.
Repas : 7h30-8h30 (+30min).
Cours Magistraux : 8h30-13h (12 en 1ère) : linguistes, histoire, culture et géo continentale, négociation,…
Midi : 13h-13h30 (12h-13h en 1ère).
Cours Magistraux ou physiques en alternance : 13h30-15h.
Travaux pratiques 15h-18h30 mise en situation (négoce, diplomatie,…) ou pratique de notre métier avant l’académie pour ne pas perdre la main.
Temps libre : 18h30-19h30
Souper : 19h30-20h
Temps libre : 20h-22h30.
Extinction des feux : 22h30.
En tant que deuxième année, nous sommes considérés moins comme des jeunes issus d’une maison mais plus comme de futurs Guildiens. Obtenant un certain respect.

Le comportement de délateur de Shkar m’insupporte, je cherche une idée de le calmer. L’idée de lui casser la gueule Valdérik, me propose de le défier publiquement, ce qui serait moins dangereux du point de vue des répercussions. L’idée doit mûrir mais elle n’est pas pour me déplaire, quitte à me faire un ennemi. La disparition de Yusaï sur ce point me pose problème, je me serai senti en sécurité si le jeune Felsin était encore présent pour couvrir mes arrières. Mais quelque chose me dit qu’avant longtemps, Shkar aura des ennuis.

Le soir venu, Alwyn passe aux caravanes Kheyza pour voir s’il y a des nouvelles de Corin. Valdérik passe la soirée avec Miathara. Motecuzoma rentre, une fois de plus, tardivement, ignorant le couvre-feu. Shkar à son entrée se lève et je crains un moment que l’Ashragor ne s’en prenne physiquement à l’Ulmèque mais il ne fait que se diriger vers la fenêtre, rapidement emboité par Alwyn et moi, qui agissons comme un seul homme. Là, nous apercevons trois ombres dans la cour, deux semblent être des dockers transportant une caisse de 120x80cm et celui qui ouvre la marche et semble finir de cracher des ordres semble être un Venn’Dys richement vêtu, mais il ne nous semble pas reconnaitre Corin. Les trois hommes se déplacent jusqu’à une lanterne de la cour avant de s’engouffrer dans un passage secret semblant mener vers l’extérieur de l’Académie. Alwyn repère l’endroit où serait l’éventuel interrupteur du passage. Evidement Shkar ne nous réponds pas lorsque nous lui demandons s’il les connait et comment il les a entendu.

L’alliance Ulmèquo-Kheyza fonctionne une fois de plus et nous nous mettons d’accord pour aller explorer ce mystère dès ce soir, profitant des connaissances de Motecuzoma pour nous faufiller dans la cour sans tomber sur Tarim Faram, le régent insomniaque. Valdérik propose de se joindre à nous naturellement. Je propose d’emmener Shkar avec nous, de toute façon, il nous balancera si nous sortons la nuit, autant tenter de le motiver à venir. Et je finis de réveiller la chambrée, Furio compris pour les mettre au courant. Après tous, si nous devons sortir et être trahis par Shkar, autant qu’il se mette un maximum de personne à dos, ça accélérera le retour de bâton qu’il mérite. Fenrir accepte de se joindre à nous, emportant son marteau.
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Re: Carnet de route

Message par Corvos » sam. 29 juil. 2017 23:17

Message d'entrée MàJ :) - j'essaye de faire court mais c'est pas facile xD

Mandril, le Vingt-sixième jour de la sixte Bise de l’an deux cent cinq – Soirée :

Il me faut revenir brièvement sur des éléments que mon dégouts des Venn’Dys m’ont fait taire jusque-là. L’attentat ayant balayé le palais du Doge semble avoir fait des émules. Pamphlets, graffitis, dégradation de biens publics,… Au moins deux autres tentatives sont à noter même si elles ont été avortées par le manque d’expériences des apprentis Furio. Evidemment, les Hommes en Gris, milice personnelle du Doge a fait son œuvre, et les rumeurs circulent qu’entre deux séances de torture et d’embastillement, les pistes semblent remonter vers l’Académie. Aussi la vie dans la douce Mandril a pris un tout autre visage, des patrouilles circulent de nuits dans la ville, un couvre-feu dès 22h a été instauré et tous s’attendent à ce que l’Académie soit fermée du jour au lendemain si les choses continuent sur cette lancée. Ce serait un coup fatal à notre départ et, pour moi, un dur retour vers un pays où je sais que mon retour ne sera pas joyeux.

Outre ça, j’ai également obtenu le parrainage d’un Docte Venn’Dys. Plutôt heureux de la chose, je m’attendais à trouver en lui une personne affable et désireuse de me montrer un minimum de gratitude pour mes actions au sein du palais. Il s’est rapidement avéré que j’avais hérité d’un parfait connard, qui entre directement en bonne position sur la liste des gens détestables que je connaisse. Ce « parrain », qui se paye le luxe d’être désagréable envers moi et capricieux, me réclame d’ores et déjà 500 Guilders d’Ecume qu’il majore d’intérêt de 50% annuellement. Rien que ça. Il faut que je demande à Fabrizio de me sortir de ce gouffre économique…

Nous avons également, avec Alwyn, revu Corin, nous lui avons fait part de notre projet et loin de briser nos espoirs, il nous a conseillé de nous rendre au plus tôt sur le Continent, terre de possibilité immense où il serait possible de réaliser ce pari fou qui ferait éclater de rire la plupart des Maitres Etranges des Rivages. Corin est définitivement un type bien.

Revenons maintenant à la suite de cette nuit-là, Shkar, après avoir pesté, a annoncé à Valdérik en Guildien qu’il nous accompagnait. Motecuzoma nous a ouvert la voie et après avoir marmonné quelque mot, se déplace nonchalamment mais sans faire le moindre bruit. Nous optons tous pour une approche discrète et Valdérik va chercher un couteau en cuisine. Heureusement, Tarim, le régent, semble dormir pour une fois car Fenrir possède la discrétion d’une armure jetée dans les escaliers.

Nous arrivons dans la cour et Alwyn trouve aisément l’endroit où se trouve le mécanisme du passage secret après que le petit groupe ait contourné la cour en silence. Nous voilà à minuit passé, tous les 6 dans la rue. Entre faible lueur des lampadaires au loin et brume lacustre, la ruelle prend un aspect glauque où les ombres s’étirent. Après avoir cherché quelques traces, nous entendons des remontrances crachées dans la ruelle quelques mètres plus loin. Je m’avance discrètement pour entendre une porte claquer sur la gauche et surtout voir arriver vers nous, depuis la ruelle, une patrouille attirée par le bruit de porte.

Nous nous séparons, Fenrir et Valdérik dans une ruelle à gauche, Alwyn et moi dans une ruelle à droite, Shkar et Motecuzoma semblent rebrousse chemin et après que la patrouille soit passée, il semble que Shkar ait préféré rentrer dans l’Académie. Nous retrouvons Valdérik facilement en pénétrant dans sa ruelle mais nulle trace de Fenrir, nous explorons donc la rue plus en avant pour finir par découvrir une silhouette tremblotante, tentant de se cacher derrière une caisse. Alwyn contourne la caisse avant de se faire charger par un Fenrir rendu violent par la tension et la peur. Le Kheyza fuit et, en tentant de dévier le coup pour le protéger, le marteau fini dans mon épaule, me démettant l’os. Après être tombé au sol et avoir hurlé correctement, Alwyn utilise son tour pour me soigner comme il peut. Fenrir penaud, s’excuse d’avoir paniqué.

Nous retournons sur nos pas pour aller inspecter les maisons de la ruelle. La poignée de l’une d’entre elle était légèrement plus chaude, nous en déduisons que les hommes à la caisse se trouvent dans cette dernière et Fenrir trouve une lettre glissée sous la porte qu’il récupère, une reconnaissance de dette de M. Valbraizo envers un certain Eduardo Lombardo y coreciana. Nous décidons de rentrer et, sous la douleur insoutenable, je dis aux autres que je vais aller à l’infirmerie et raconter tout ce qui est arrivé cette nuit, sans les impliquer. Ils me donnent la note et je vais réveiller l’infirmière.

Tandis que je me fais soigner, je vois débarquer mes amis, accompagné de Tarim et d’Harald qui a les yeux injectés de sang. Ils me racontent que remontant dans la chambre, ils ont attiré l’attention du Régent qui les a coursé dans les escaliers. Paniqués, ils ont fui et, en passant devant le bureau de directeur, ils ont entendus des bruits de lutte. Fenrir a défoncé la porte, Alwyn a gueulé qu’un intrus était dans le bureau et Valdérik s’est rué dans le bureau dès que la porte a cédé, manquant de peu de se prendre le marteau de Fenrir que ce dernier a lancé avant de se jeter dans la salle. Tous ont vu une silhouette étrangler avec un lacet le directeur Gorgeouverte. Leur irruption fait fuir l’agresseur portant un masque sur le visage. Ce dernier saute par la fenêtre et atterrit 3étages plus bas sans soucis. Harald étouffe toujours et Valdérik parvient à lui faire recracher un rouage qui bloquait sa respiration. La petite pièce dorée ne dit rien à personne. Tarim arrive enfin, essoufflé et apprends la tentative d’assassinat. Les 3 élèves parlent de notre escapade du soir et demandent aux professeurs de les accompagner à l’infirmerie.

Nous racontons donc toute l’histoire et la lettre semble jeter un froid puisque le nom du créditeur possède le même nom qu’un professeur de l’Académie. Nous apprenons également que les tentatives d’assassinats n’étaient pas rares lors de l’établissement des Guildes, mais depuis longtemps, la pratique s’était perdue. De plus, l’agresseur s’en est pris à Harald Gorgeouverte, un Gehmdal capable de survivre à un égorgement. Il nous fait promettre de ne rien dire à personne. Enfin…Personne. La seconde année s’annonce aussi mouvementée que la première !
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Re: Carnet de route

Message par Corvos » dim. 6 août 2017 23:20

Mandrill, le Vingt-septième jour de la sixte Bise de l’an deux cent cinq :

Le directeur nous convoque durant le repas de midi dans son bureau. Il se trouve avec le régent Tarim ainsi qu’un vieil homme qui semble anéanti et croulant sous un poids terrible : le professeur Paliermo Lombardo i coreciana. Le directeur lui tend un verre en lui tapotant sur l’épaule pour le consoler. Paliermo nous confirme que son fils habite le quartier depuis peu et qu’il souhaite se joindre à nous pour aller parler à Eduardo, son enfant. Le directeur nous invite à les accompagner. Fenrir en profite pour demander des cours de combat au directeur qui lui propose d’assister aux exercices des premières années afin de les encadrer, pour lui permettre d’apprendre à canaliser ses émotions au mieux. Harald confirme qu’il n’a pas vu son assassin entrer dans la pièce, s’étant assoupi.

Sur le chemin de la maison d’Eduardo, Harald nous fait part d’une nouvelle scandaleuse, il paraitrait que quelqu’un de notre chambrée oserait braver quotidiennement le couvre-feu de l’Académie en rôdant dans les couloirs. Il faudra absolument découvrir qui ose fait si peu de cas des ordres. Paliermo quant à lui nous parle de son fils, bon élève et bien éduqué qui, selon lui, est incapable de trainer dans une affaire aussi sombre que celle dont nous avons eu vent la veille.

Eduardo nous ouvre la porte, débraillé, cerné, joufflu, ne portant pas de Guilder constellé, il est surpris de voir son père et accepte de nous laisser rentrer. Sa tenue peu entretenue et sa maison bordélique donne une image peu soigneuse de lui mais au milieu de son salon, sur le bureau, trône le magnifique chapeau luxueux que portait le chef des porteurs de la veille. Fenrir cherche une preuve de la présence de ladite caisse tandis que je tente l’unique autre porte : fermée à clef. Après avoir été mis au courant de nos accusations, Eduardo réagit trop promptement et violement, adoptant un comportement coupable. Il explique qu’il a gagné ce chapeau au jeu récemment mais qu’il s’agit d’un modèle à la mode à Astienne. Assez rapidement, il prend à parti Valdérik qu’il insulte assez ouvertement, finissant par lui proposer un duel pour laver son honneur salit par nos accusations, l’Ashragor accepte. Cependant Eduardo avoue volontiers qu’il a eu des problèmes de jeu mais que ça ne fait pas de lui un brigand. Il parle également du manque de chance dont il est victime, n’ayant pas pu partir sur le continent et ayant un père fort absent durant des années. Il se contredit également plusieurs fois, notamment lorsqu’il est question d’ouvrir la seule porte fermée à clef de son logement. Le fils du professeur nous enjoint à sortir dès à présent.

Dehors, les professeurs nous informent de la coutume Venn’Dys du duel, soit au premier sang soit à mort, où l’offensé choisit le lieu et l’heure et l’offenseur choisit les armes. Valdérik pense que durant la nuit, quelque chose va se passer et que le duel à l’aube du lendemain n’est qu’un prétexte pour gagner du temps. Tarim et Harald évoquent l’absence nocturne du premier, obligé d’accompagner sa nièce au théâtre et le directeur propose de nommer quelques troisièmes années responsables du couvre-feu. Retour à l’académie où ma blessure me fait souffrir et me rend maladroit. Heureusement, Shamya m’aide ainsi que, dans une moindre mesure, la chambre 2B, principalement composée de filles, visiblement, je dois avoir une meilleure réputation que ce que je ne pensais.

Valdérik demande à Harald d’être son témoin le lendemain et le Gemhdal lui offre en prime quelques conseils sur les placements et l’importance de la défense. Fenrir demande à emprunter un marteau de guerre, ce qui ne doit pas rassurer grand monde au sein du groupe. Nous nous apprêtons à sortir, Fenrir se moque d’avance des élèves qui se feront attraper par l’équipe de bras cassés à qui Tarim a confié la surveillance des couloirs. Les mauvaises langues y voient l’âge qui le rattrape, nous y voyons une invitation à une balade nocturne. Motecozuma accepte avec joie de servir de diversion et propose même d’en remettre une couche à 2heures du matin pour nous permettre de rentrer sans soucis. Shkar se fait remarquer et après quelques mots avec son homologue Ashragor, il nous emprunte le pas, visiblement curieux. La sortie se fait sans encombre mais il faudra vraiment que j’apprenne à mes compagnons à se déplacer un peu moins lourdement.

En arrivant dans la ruelle, je ne remarque personne dans la ruelle, à mon grand étonnement, pensant que Tarim serait sur les lieux. Dans la bâtisse, Eduardo est attablé à son bureau et griffonne sur un tas de parchemin, visiblement très occupé. Son appartement est un peu plus rangé que ce matin. Nous nous dissimulons dans la rue et je propose aux autres de les prévenir si j’entends une patrouille et qu’ils font le tour du pâté de maison avant de revenir, ne comptant pas trop sur leur discrétion pour rester dans l’ombre sans se faire repérer. Au bout d’une heure, j’entends des bruits de pas qui approchent, une petite troupe, la garde sans aucun doute. Je préviens les autres qui partent de la ruelle tandis que je m’enfonce un peu plus dans l’encadrement d’une porte, à moitié avalé par les ombres.

La patrouille me dépasse et peu de temps après Eduardo éteint sa bougie. Les autres reviennent comme la cloche sonne minuit sur la cité endormie. Vers une heure, après une seconde patrouille, les autres me convainquent d’aller tenter l’intrusion. Eduardo respire régulièrement, il me semble endormi et je me hasarde plus avant dans sa demeure. Une fois en possession de ses écrits, qui semblent, à première vue être des mémoires. Je ressors sans problème et confie le manuscrit aux autres en leur demandant d’aller les lire sous la lueur d’un réverbère Venn’Dys.

Durant ce temps, je reste devant la maison, tapis dans l’ombre, avec une mauvaise impression. Au bout de dix minutes, j’entends des pas, moins nombreux qu’une patrouille mais les cliquetis métallique me font immédiatement pesner qu’il ne s’agit pas de mes amis mais plutôt d’assassins venu pour Eduardo. Je change de planque et prend un meilleur poste d’observation. De là, je reconnais 4silhouettes, sans le bruit du métal, je serai allé à leur rencontre, espérant tomber sur mes amis. Dès qu’ils s’arrêtent devant la maison, je devine la suite des événements et décide de hurler au feu, espérant que les voisins réagissent vite à cette menace et sortent en trombe de chez eux, empêchant les quatre silhouettes de mettre à exécution leur plan qui s’annonce alarmant. Deux d’entre elles défoncent la porte et pénètrent dans la masure avant que ne retentissent deux petites détonations. Ensuite, c’est l’envolée de moineaux et les quatre silhouettes s’enfuient dans des directions opposées. Celles qui passent devant moi sans me voir me font penser aux porteurs de la caisse de la veille. L’affaire prend une tournure sinistre avec cette exécution.

Je quitte la ruelle à mon tour, rapidement, pour éviter d’être vu par les voisins dont j’espérais l’intervention. Je croise les quatre autres à un carrefour et je leur souffle de me suivre. Fenrir me demande ce que j’ai foutu, visiblement, la réputation des Ulmèques a la dent dure chez lui. Dès que nous sommes seuls, nous échangeons nos informations, je leur explique que l’homme vient d’être abattu et ils m’apprennent que le manuscrit contient les aveux d’Eduardo qui parle de trafic de tromblons pour éponger une dette. Valdérik me retient de retourner me mêler aux voisins, avancant qu’il est plus prudent de retourner à l’académie. Avec le recul, je pense qu’il m’a sauvé d’une situation sans doute épineuse.

Le directeur semble nous attendre, il est près de deux heures, et nous lui expliquons toute notre malheureuse épopée du soir. Nous lisons l’intégralité des aveux, Eduardo a été un jeune futur Guildien, ayant raté ses examens, il n’a pu se représenter qu’en endettant sa famille, raison pour laquelle son père a dû rester plus longuement sur le Continent. Il en est venu à haïr les Guildes qui ont détruit sa famille, ruiné son père et raté sa vie. Il a enchainé des travaux ingrats avant de céder au jeu. Endetté, il est tombé sur une bande criminelle qui ne l’a laissé en vie que parce qu’il a avoué connaitre des passages secrets au sein de Mandrill. La petite bande en a profité pour se servir de lui comme guide afin de voler des tromblons au gouvernement dans le but d’armer les autochtones contre les Guildes. Il nous montre un aspect bien sombre des Guildes, tournée vers le profit, détruisant des familles et ne faisant que peu de cas des tribus du Continent. Les mémoires se terminent par l’envie d’Eduardo de se sacrifier lors du duel qu’il a lancé à Valdérik afin de laver son honneur et que son père ne soit pas inquiété. Il avoue également avoir renoncé à prendre part à d’autres vols de tromblons avant notre arrivée chez lui. Visiblement, ses anciens associés ne l’ont pas accepté. Heureusement, il livre les noms de ses ex-complices, permettant au directeur de nous assurer que l’affaire n’en restera pas là. Harald nous demande de garder le secret de l’existence du document, le professeur Paliermo étant trop fragile pour supporter de voir à quel point son fils a souffert de son absence.

Au cours d’une entrevue, Corin nous informe qu’il a des informations sur le rouage trouvé dans la gorge d’Harald, il s’agit de la signature d’une petite secte Venn’Dys nommée le Mécanisme qui semble avoir une vision extrémiste des pensées des locaux concernant le Loom ainsi que des Maitres Etranges. Est-ce une radicalisation du mouvement qui semblait jusque-là très peu dangereux ou quelqu’un tente de leur faire porter le chapeau ?
Quelques jours plus tard, nous apprenons qu’un terrible incendie s’est déclenché dans le quartier pauvre. Visiblement dû à un accident d’artifice mais Harald nous glisse gentiment que cet incident corresponde au lendemain de la fouille du quartier par les agents du Doge. Le réseau des trafiquants a également été démantelé par des Guildiens, de manière accidentelle ou détournée.
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