Résumés, notes de campagne

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Deckard
The Duke Jr
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Re: Résumés, notes de campagne

Message par Deckard » jeu. 10 mai 2018 11:41

21 juin : A Salem, c'est la nuit la plus longue de l'année.
Nous filons au commissariat pour essayer de convaincre la flicaille de nous aider à stopper le rituel des harpies, prévu dans la soirée. Si l'inspecteur Aaron Abeck semble impressionné et convaincu, son boss lui est nettement plus sceptique.Il faudra ajouter à notre récit tout la conviction de Richard, le professionnalisme d'Howard, nos photos et le diagnostique d'Alexandra (sur les ossements de bébé trouvés près de l'autel), pour qu'enfin le chief cède et consente à mobiliser un petit groupe de policemen, pour aller "jeter un oeil" dans la forêt ce soir.

Ce renfort inespéré nous rassure quelque peu, et pour la première fois une lueur d’enthousiasme nous gagne ; et puis, c'est si rare de se trouver du bon côté du bâton de flicard !

Le soir venu nous guidons donc l' inspecteur Abeck (et 4 de ses agents)dans la forêt, et nous mettons à l'affût, cachés tout autour de la clairière sacrificielle. Après une attente aussi interminable qu'angoissante, "Elles" arrivent enfin. Un petit groupe de femmes damnées : Mrs Goodson, une "prêtresse" et cinq brebis égarées, dont Dolores. Les jeunes femmes semblent comme droguées et s'alignent face à l'autel. Howard sent via le lien mental qui les unit, que sa sœur est "ailleurs" ou sous une emprise quelconque.

La maitresse de cérémonie installe un grand livre sur l'autel et entame la cérémonie. Mrs Goodson reste à l'écart des autres. Elle porte un paquet et semble attendre quelque chose. Les flics et nous, planqués dans les buissons alentour, sommes comme fascinés par ce qui se déroule dans cette clairière.

L'ignoble cérémonie se poursuit dans une ambiance malsaine et pesante. Les filles passent l'une après l'autre devant la prêtresse, se tailladent l'avant-bras et répandent leur sang sur le livre maudit en entament une litanie. Puis elles sont prises d'une sorte de transe érotique et semblent implorer de leur corps un amant invisible. Une forme noire se matérialise à l'écart du cercle. De ce long corps au visage caché jaillissent des tentacules sombres qui, tels des nuées de mouches noires, s'étirent jusqu'aux jeunes sacrifiées et s'insinuent dans leurs bouches et leurs narines.

C'est bientôt au tour de Dolores, et Howard supplie Abeck d'intervenir. Mais le flic hésite, à la fois fasciné, craintif, et attendant sans doute qu'un réel acte illégal soit commis.

Puis Mrs Goodson s'avance vers le foyer central, et dévoile enfin le paquet qu'elle tenait dans les bras. C'est un bébé. L'horreur nous saisit et nous glace le sang. N'y tenant plus, Howard tire sur la sorcière et bondit dans le cercle de pierre. C'est le déclencheur.

Dans un chaos sans nom, nous entamons une lutte contre ces horreurs. Mes souvenirs sont flous. Certains se ruent vers Goodson pour l'empêcher de jeter l'enfant dans le feu, d'autres s'en prennent à sa prêtresse, tentent de détruire le livre maudit, tirent sur les sorcières. C'est la panique, mais Elles ripostent.

Mrs Goodson, à qui Howard a pu arracher le bébé, use de pouvoirs occultes contre Richard et le cloue sur place, comme si elle serrait son cœur entre ses doigts. Certains policiers sont ensuite "retournés" contre nous par une sombre magie alors qu'une monstruosité ( invoquée par l'une des jeunes femmes possédées)apparait dans le cercle et déchiquète tout sur son passage.. Dans la cohue nous parvenons à extraire Dolores avant qu'elle ne soit totalement perdue, et lui apposons le signe des ancien sur le front, ce qui semble "la ramener".

Puis c'est la fuite éperdue dans la forêt. Dolores et Richard sont très affaiblis, des tirs fusent et claquent à nos oreilles. Des hurlements déchirent la nuit derrière nous. Howard prend une balle. Nous courrons comme des dératés et parvenons miraculeusement à échapper à cette forêt maudite.

Les flics laissés derrière nous ont certainement été démembrés ; mais nous avons sauvé Dolores et le Bébé.
Une victoire au goût de pourri et de sang.

Nous quittons Salem comme des rats quittent le navire, mais nous sommes soulagés pour Howard et sa sœur.
Le retour à la vie civile est dur une fois de plus, et nous nous séparons pour tenter de recoller un peu les morceaux de nos vies respectives...

Deckard
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Re: Résumés, notes de campagne

Message par Deckard » jeu. 10 mai 2018 12:37

Interlude à Arkham


L'été a passé, plus ou moins bien selon les cas. Howard reconstitue l'affect et la psyché de sa soeur. Alexandra a repris ses activités mais semble inquiète par la nouvelle Direction de sa clinique. Richard a été plus ou moins désavoué par sa hiérarchie, et se consacre désormais à l'aide aux gamins des rues d'un quartier difficile de Big Apple. Moi j'ai pondu un sacré bon article sur Salem, mais ma petite famille tombe en morceaux et c'est pas la fête.
Mais la vie continue, et on avance !

Un bel après midi d'automne nous nous retrouvons tous 4 , et déambulons dans les rues en faisant les pitres. Cela fait des mois qu'on ne s'est vus, et ça fait du bien de se retrouver. Un lien indéfectible nous unis désormais, et même si nous avons des souvenirs douloureux ensembles, ils nous ont considérablement rapprochés.

Après une longue marche dans les ruelles...nous nous perdons dans le vieil Arkham ! C'est tout à fait impossible, tant certains parmi nous connaissent cette ville comme leur poche, mais c'est pourtant vrai : entre Parsonage Street et walnut Street, nous "tombons" dans une sorte de triangle des Bermudes Arkhamien.

Nous avançons dans des ruelles anciennes et inconnues d'un Arkham sorit d'une époque révolue. Nous sommes seuls. Plus un bruit autour de nous , que le lointain brouhaha de la circulation de la ville, comme derrière un voile. Une odeur de cendre emplie nos narines. L'inquiétude nous gagne peu à peu, jusqu'à ce qu'une musique divine vienne rompre ce silence ouaté anormal. Un violon joue une litanie céleste qui envoute chacun de nous au point de nous attirer à lui inexorablement.

Nous cherchons comme des fous cette musique et finissons par en trouver la source. Dans un petit appartement, au 4ème étage d'un immeuble inconnu, impossible et vide, une vieille femme nous accueille et nous présente son "petit Anthony", le garçon qui jouait du violon.

Tout est comme dans un mauvais rêve. Le garçon à les orbites blancs, et quand il vous parle, sa voix vous résonne à l'intérieur de la tête. Il dit que cette musique divine lui vient de son père, un être omniscient d'après lui. Anthony a quelque chose d'inquiétant en lui. Ce garçon nous fait flipper. La vieille, pourtant charmante et avenante, également. Rien ici n'est naturel, et nous les quittons un malaise au ventre. Au sortir de cet immeuble étrange, nous retrouvons immédiatement l'Akham que nous connaissions. Nous nous séparons avec le sentiment d'avoir encore approché quelque chose de noir, sans trop savoir comment ni pourquoi.
Bien sûr quand j'essaie de retrouver l'endroit quelques jours plus tard, je n'y parviens pas...

Deckard
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Re: Résumés, notes de campagne

Message par Deckard » sam. 12 mai 2018 18:13

New York City !

Quel joie de venir dans la grosse pomme pour rendre visite à Richard. Cela fait des semaines qu'on ne s'est vus, et il nous tarde de voir comment le bougre s'en sort avec ses nouvelles brebis égarées.D'après ce qu'on sait, Il est désormais dans un quartier chaud de NYC, et aide notamment pas mal les jeunes qui vivent dans la rue, des bébés galériens en somme.

Et en effet, force est de constater de Gashouse District est vrai coupe-gorges. Surtout pour nous, "les provinciaux". Ce quartier pue véritablement. Entre les vapeurs des usines, les ordures jonchant le pavé, les fuites de gaz et les relents du port, tout ici vous agresse les naseaux. Les rues sont grises, ternes et sales, comme les gens. On est dans l'arrière train de la ville, abandonné aux gangs et refuge des plus pauvres.
Richard a du pain sur la planche.

Mais il semble quand même heureux et plus motivé que jamais. Il nous parle affectueusement de "ses" gamins farouches, et ça inspire le respect. Il s'est notamment pris d'affection pour l'un d'entre eux, le jeune Timmy. Une anguille parmi les requins parait-il, hyper futé et avec aux tripes la rage de s'en sortir. Un type bien en somme !

Le soir venu, ce dernier frappe à la porte de Richard, mais il n'est plus lui même. Enveloppé d'une couverture qui empeste la mélasse, ce qui avait été Timmy s'effondre devant nous en gargouillant et dévoile l'horreur absolue : son corps est écorché des pieds à la tête, laissant ses chairs à vif et un regard halluciné de souffrance et de peur...

Richard et Alexandra essayent en vain de le soulager, mais il est trop tard, et le gamin meurt sous nos yeux ...en gargouillant une sorte de ritournelle teutonne !?

Richard ,et par empathie nous autres, passons par toute une panoplie d'émotions vives : tristesse, incompréhension, colère. La police emporte sans ménagement le corps, et même si les agents sont choqués par la scène, Richard nous explique que jamais ils ne lèveront le petit doigt pour un gamin de Gashouse. Il FAUT que l'on sache ce qu'il s'est passé, et que l'on enquête. Pour le gamin.

Le lendemain Alexandra et moi réussissons à avoir accès à la morgue. Malgré toutes ses connaissances médicales, elle reste interdite face à ce que le gamin a subi : selon elle, même le plus pointu des chirurgiens ne parviendrait à dépecer un corps de la sorte, de façon si nette et parfaite, en laissant sa victime en vie ! D'ailleurs l'autopsie révèle que c'est le cerveau de Timmy qui a lâché, et non ses blessures atrocent qui l'ont tué. Nous trouvons aussi dans un dossier qu'un cas ressemblant est déjà répertorié à la police : un corps partiellement écorché retrouvé dans une poubelle à Greenwich village, il y a six mois.

Pendant ce temps Richard et Howard enquête sur les étranges derniers mots du gamin. Ils finissent par se retrouver dans une taverne d'immigrés allemands ou l'alcool et les chants coulent à flot. Ils apprennent que les paroles de Timmy viennent d'une chanson populaire qui parle du "Vampire de Hanovre", Fritz Haarman, un tueur sadique et sanguinaire, véritable barbe bleue teuton.

Plus tard enfin une bande de potes de Timmy ( et notamment un dénommé Garett) nous apprend que le gosse fréquentait depuis peu un "type bizarre" qui parait-il le payait grassement pour un boulot hyper facile ; et que la dernière fois qu'ils ont vu Timmy, celui ci se rendait vers un entrepôt du sud-est de Gashouse...

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