le journal du capitaine

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Message par scar » jeu. 15 févr. 2018 21:20

Ici, si j'ai la force et le temps, je viendrai poster de manière romancer des aventures vécus par notre équipe de bras cassés, je veux dire de glorieux héros qui vont marquer l'âge de la flibuste à jamais.

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Re: le journal du capitaine

Message par scar » mer. 21 févr. 2018 01:46

Journal de François De Nauville, capitaine du bâtiment "la Flèche". Avril de l'an de grâce 1664.

Après un mois en mer nous sommes arrivés à Saint Martin.
L'accueil n'a pas été celui que j’espérais. Après avoir délivré un message pour le gouverneur ce maudit démon a décidé de m'interdire l'accès à l'eau. Nous n'avons pas assez d'eau à bord pour entreprendre le reste de notre voyage ni nous assurer de toucher une terre sûre où il sera possible de remplir nos tonneaux sans avoir à nous battre.
L'île est trop sec et les points d'eau trop rare pour envoyer ce gentil homme au diable et nous ravitailler directement à une source ou une rivière, il n'y en a aucune avec un débit suffisant pour le faire et les sources sont toutes exploitées.


Sieur de la Tour veut marchander cette eau en échange d'un service. J'ai du même faire souffrance de l'écouter sans lui transmettre ma façon de penser au visage et mon poing par la même occasion. Il veut que l'on trouve un enfant, Maxime Flandin qui serait responsable du meurtre d'un autre enfant de douze ans, fils du propriétaire de la plantation du Mont Vernon: monsieur Deslys. L'enfant se serait réfugié du côté hollandais de l'île et les hollandais.

J'ai fait remarquer que ce n'était pas mon devoir mais le sien de s'assurer que la justice du roy s'applique sur toutes ses terres. Le gouverneur n'a pas assez d'homme pour en envoyer battre l'île pour trouver l'enfant et il craint qu'une milice se montre trop excessive et que des débordements de violence aient lieu.

Les tensions entre les deux parties de l'île sont lourdes, ma journée passée à terre me permet même de dire quelles sont palpables. Un groupe de criminel pille les plantations et fermes du nord de l'île, en territoire du royaume de France depuis plus d'une semaine. De nombreux habitants accusent les hollandais d'être responsable de ces actes car ils en ont été épargnés. Une raison de plus d'éviter pour le gouverneur de voir des français armer en territoire hollandais pour chercher un enfant, le moindre affront ou malentendu pourrait provoquer une rupture de l'entende entre les deux nations, entente déjà bien menacée.

Sieur de la Tour n'a pas assez d'homme pour donner la chasse aux bandits dans un relief aussi escarpé où une embuscade est chose aisée à accomplir. Il préfère assurer la sécurité des plantations qui ne peuvent pas le faire elles même que de risquer de perdre des soldats et de perdre un allié si les espagnols reviennent sur l'île.

Mon second monsieur Breval a assuré un recrutement. Deux hommes, Le comte De la Croix qui était jusqu'alors notre passager a décidé de rester à bord et un jeu homme. Je les ai chargés de cette affaire, je sais que c'est dans les cordes du comte, vu notre première rencontre et les raisons qui le poussent à venir aux caraïbes. J'ai ordonné à Lambert notre cambusier de leur porter assistance, son travail ne pourra commencer qu'une fois le ravitaillement possible. Le pilote monsieur Gabriel Lefèvre va les accompagner. Je ne sais si cela était sage de ma part de lui donner une tel tâche, l'homme est nouveau à bord mais semble connaitre son métier; sa perte serait regrettable.

Je me suis entretenu avec les hommes chargés de l'enquête peu de temps avant que j'écrive ses lignes.
Leur enquête n'a pour l'instant rien donné, je leur ai confirmé que l'enfant aurait bien fui en territoire hollandais. Ils comptent partir au sud demain. Ils sont autant, à mon sentiment, préoccupé par l'enfant que par les bandits et ils m'ont suggéré que résoudre le problème de ces pilleurs seraient hautement plus bénéfique pour l'île qu'un enfant meurtrier et que par là nous pourrions avoir libre accès au ravitaillement. L'idée est bonne mais je me refuse de risquer des hommes à battre l'île pour mourir dans une embuscade où nous n'avons rien à gagner à part le droit de partir de ce maudit piège.

Mais si les nouvelles recrues et leurs accompagnateurs arrivent à trouver où se cache l'enfant ou les brigands alors les choses seront très différentes. Le gouverneur sera sans doute plus courageux et acceptera d'envoyer des hommes les attaquer, surtout si nous renforçons par quelques volontaires de l'équipage les rangs des soldats du roy.

Pour l'instant l'équipage savoure le quartier libre dont il dispose. Mais les hommes sont pour la plupart pauvre, ayant tout dépensé à Saint Malo, combien de temps avant que la oisiveté sans argent les énerve et avant qu'ils ne commencent à causer des troubles dans la ville?

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Re: le journal du capitaine

Message par scar » ven. 9 mars 2018 01:10

hrp: je précise que certains propos pouvant choquer sont écrits dans le langage de l'époque et non dans la moindre valeur raciste.

Journal de François De Nauville, capitaine du bâtiment "la Flèche". Avril de l'an de grâce 1664.

Après s'être entretenu avec le gouverneur local monsieur de Courpon le groupe que j'ai chargé de la mission s'est rendu en territoire hollandais. Cette marche leur a au moins permis de découvrir ce paysage mélangeant aridité et verdure et en cette saison les nombreuses fleurs des buissons et arbres. J'espère surtout que cette promenade leur a permis de réaliser qu'il nous est impossible de faire de l'eau sans passer par les points contrôlés et qu'ils doivent réussir cette mission.

Après avoir rencontré un individu tout à fait singulier dans la taverne de la seule ville hollandaise, qui leur a aidé à passer commande, ils ont appris par cet homme que le chef local, un fonctionnaire sans titre, organise une milice avec ses citoyens car il n'a pas de soldat contrairement aux français et qu'une plantation a été attaqué. Mais cet homme est devenu moins bavard quand ils l'ont questionné sur l'enfant et il a mis un terme à la conversation.

Le groupe a rencontré monsieur Robbert Stobben un homme assez sec et sévère de réputation. Il leur a confirmé tout ce que monsieur de Courpon leur avait dit mais aussi informé sur l'attaque mené sur la plantation de monsieur Woordhuis et les a accompagné chez lui.
Une récente attaque faite la nuit a soutiré à cet homme une quinzaine de ses noirs qui ont fui avec les brigands qui sévissent sur l'île. Les hollandais n'ont pas réussi à abattre les brigands mais seulement cinq de leurs esclaves.

Ces pauvres diables s'imaginent libre mais il est clair que leur libérateur va se servir de ces esclaves marrons comme d'une chair à canon ou pour renforcer ses rangs dans le but d'attaquer de plus gros gibier. La nouvelle n'est pas bonne et inquiète fortement Stobben qui craint que les français continuent de les accuser d'être responsable des attaques et refusent une alliance.

Après être arrivé à la plantation où, d'après les dires des aventuriers, régnait un climat de tension et de violence entre les contre maitres et les esclaves ils se sont entretenus avec les esclaves qui n'avaient pas fui avec le reste des noirs.

Avec les témoignages de ces gens ils n'ont pas pu identifier la langue qu'employait les criminels mais un vieil esclave affirme avoir vu des roux parmi les attaquants. Les recrues pensent à des anglais et je rejoins leur avis. Pourquoi un tel acte et à quoi cela rime? aucune idée. Reste que je me méfie de la parole d'un esclave, ces gens mettent comme ils respirent.

Mais ils n'ont rien appris sur l'enfant disparu et le gouverneur leur a assuré de son aide s'il venait à en savoir plus sur cela.

Sur le chemin entre la plantation et quartier d'orléans ils ont croisé, avec l'aide de la providence d'après eux, l'homme qu'ils avaient rencontré à la taverne, un certain Jansen dont le comportement était très suspect car il s'est caché dans les buissons en les voyant. Sans avoir à le menacer, armé et en supériorité de force et de nombre par rapport à cet homme, ils ont réussi à lui faire avouer qu'il en savait plus sur l'enfant dont il avait refusé de parler plus tôt. Il avait caché l'enfant sur la plus haute colline de l'île car il se refusait en bon chrétien à le livrer aux autorités où il craignait qu'une justice expéditive soit donnée.

Les recrues ont discuté pendant un bout de temps avant de déterminer ce qu'il devait faire de cet enfant, plusieurs avaient des retissions quant à livrer un enfant qui serait innocent car il s'agirait d'un accident, son ami jouait trop près de la falaise et serait tombé.
Ils ont finalement préférè livrer l'enfant au gouverneur de Courpon. Pour ma part je me fiche que l'enfant soit innocent ou pas, peu importe ce qui arrivera à ce gamin de malheur si nous pouvons grâce à cela reprendre la mer. S'il n'est pas coupable du crime comme l'affirme certaines des recrues alors on peut espérer que justice soit rendue et qu'il rentre chez lui sain et sauf et si son destin est différent je sais que cela n'est pas chrétien de le dire et penser mais pour ma part je m'en contrefous.


Je dois avouer que les nouvelles recrues m'ont surpris par l'efficacité avec laquelle ils ont résolu cette affaire.
J'espère juste qu'ils ne se monteront pas trop hésitant le jour où ils devront se battre, je n'ai pas l'intention de garder des pleutres et lâches et si leur couardises met en péril des frères de la côte alors cela signera leur fin; si leur prudence peut sauver aussi des frères de la côtes ou nous permettre de mettre la main sur des richesses alors ce sera avec une oreille attentive que j'écouterai leurs suggestions.

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Re: le journal du capitaine

Message par scar » mer. 21 mars 2018 12:10

Journal de François De Nauville, capitaine du bâtiment "la Flèche". Avril de l'an de grâce 1664.


La flèche a appareillé depuis quelques jours après que nous ayons fait de l'eau et des vivres fraiches.

Les nouvelles recrues s'adaptent au tangage et à la vie à bord. Je ne cache pas ma satisfaction de retrouver la beauté de l'eau des caraïbes et la chaleur de ces latitudes.
Nous sommes revenus sur notre terrain de chasse et prêt à agir.

Durant une manœuvre, l'une des recrues, le dénommé Jean s'est montré d'une incompétence flagrante. J'ai du rappeler à l'ordre monsieur Jiret qui se doit de veiller à ce que nos hommes agissent correctement. Mais il va falloir veiller à ce que cette recrue apprenne avant qu'une de ses actions nuisent à la vie d'un des nôtres.

Étonnamment Monsieur De Lacroix se montre un apprenti studieux et sérieux. Il sera sans doute compétent pour la tâche que je lui réserve mais il doit continuer d'apprendre le métier de matelot. Notre nouveau pilote est convaincant, il sera sans doute capable bientôt de gérer la navigation. Je continue de l'informer de tout ce que je peux mais il va avoir besoin de temps dans ces eaux chaudes et à fréquenter ces îles pour mieux les connaitre.
En tout cas Monsieur Lefèvre se sociabilise au près de l'équipage, ce qui est une bonne chose tout comme notre ami le comte et la recrue jean.

Journal de François De Nauville, capitaine du bâtiment "la Flèche". Avril de l'an de grâce 1664.

Un galion a surgi du cap de Santa Josef, il battait pavillon espagnol. Un véritable monstre flottant, armé pour faire la guerre. Au moins vingt canons par bord et des centaines d'hommes à son bord. Le navire longeait les côtes comme nous et nous avons prié qu'il ne décide pas de s'intéresser à nous. Un tel navire nous aurait coulé d'une volée de boulet sans même prendre la peine de considérer notre existence comme dangereuse, comme quelqu'un qui écrase un cafard avec sa botte.

J'ai ordonné à une partie des hommes de se cacher dans l'entrepont pour ne pas paraitre avoir un tillac surchargé de marins et passer pour des marchands.
Malouen a fait ralentir le navire en mal réglant la voilure afin de laisser le galion nous devancer pendant que je prévoyais une route alternative avec le pilote. Malheureusement si son plan a marché le galion a subitement viré de bord pour couper notre route, j'ai ordonné de faire de même et prendre une route opposée.

Nous avons fini par nous débarrasser du galion durant la nuit sans lune. Aucune feu sur le pont et nous avons ainsi pu passer inaperçu et filer loin du galion.
Les hommes commencent à être nerveux car nous allons bientôt arriver à l'île de la Tortue sans avoir fait de prise depuis 3 mois. La rencontre avec un bâtiment de guerre n'a rien arrangé et l'ambiance à bord commence à devenir lourde.

Journal de François De Nauville, capitaine du bâtiment "la Flèche". Avril de l'an de grâce 1664.

Trois jours après notre rencontre avec le galion toujours aucune proie. L'équipage maudit le mauvais œil.
Durant l'après midi nos pensées ont été entendu et une flûte marchande espagnole a été vue par Gilet Kléber qui était de poste de vigie à ce moment.
Nous avons sonné le branle bas de combat et après une courte course nous nous sommes retrouvés à porté de canon. Après plusieurs canonnade sans grand effet le canonnier Gevek a réussi par un tir de boulet chainé à couper le grand mat de la flûte au niveau du grand hunier, dans sa chute le mat a entrainé le petit perroquet immobilisant presque le navire marchand.

Nous avons pu le rattraper et lancé les grappins pour l'abordage mais les espagnols avaient disposé des filets pour stopper nos hommes en profitant que leur franc-bord était plus haut que le notre.

De Lacroix et Jean se sont montrés assez malin et ont contourné ces filets en prenant le risque de longer la coque et de monter par le gaillard avant. Lambert fidèle à lui même à commencer à déchirer les filets.

Ils ont réussi à mettre pied sur le pont ennemi et à aider le reste de l'équipage à en faire de même. J'ai du constater pendant le combat que le pilote n'est pas de ceux qui savent manier les armes. La recrue Jean a peut être eu peu de chance en s'attaquant à leur capitaine mais je salue l'audace. Lambert a réussi à intimider avec sa carrure et sa rage suffisamment d'ennemis pour leur faire perdre pied.

Nous sommes maitres de la flûte espagnole.

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Message par scar » mer. 4 avr. 2018 01:03

Journal de bord du capitaine en ce 21 Avril 1664

La flûte espagnole s'est relevée plus riche qu'on ne pouvait l'espérer.
Le butin a bord a permis de payer les frais des six blessés et d'offrir et de faire des parts de 50 pièces de huit. J'ai décidé de ne garder aucune somme pour les frais du navire, je pense pouvoir tirer assez d'argent avec les marchandises du navire et l'équipage attendait ce moment depuis des mois.
Le combat a couté la vie au matelot Laurent dont il restait tout juste assez de reste après avoir été fauché par un boulet de canon pour savoir qu'il y avait eu un mort. Thaddée Lazard n'a pas survécu à ses blessures ainsi que Pidon.

Un prêtre se trouvait sur le navire, après interrogatoire cet homme de dieu n'était pas à bord pour office mais pour ses savoirs en langue. en échange de la vie de l'équipage espagnol il nous a expliqué les raisons de sa présence sur ce navire. Il devait se rendre à Porto Bello où se trouvait les derniers mots d'un mercenaire grec survivant d'une expédition portugaise. L'homme malade aurait parlé d'une cité d'or enfouie dans la jungle. Cela fait des décennies que les plus fous et téméraires cherchent l'eldorado. Ce mercenaire, décédé, l'aurait vu mais la maladie le faisant délirer il aurait pu s'exprimer que dans une langue grec.

J'ai embarqué le prêtre pour nous assurer que personne ne puisse lire ce qui ne sont peut être que les propos d'un fou ou des mensonges.

Journal de bord du capitaine 23 Avril 1664

Enfin à la Tortue. Aussi surprenant que cela puisse paraitre cette île remplie est ma nouvelle demeure et je m'y sens plus à l'aise qu'à Saint Malo.
Les nouvelles recrues commencent à se lier avec l'équipage. Ils s'arment avec ardeur comme si leurs actions sur la flûte ne leur satisfaisaient pas et qu'ils voulaient faire encore mieux. J'aime cet état d'esprit.

26 Avril 1664

Monsieur Jiret a porté à ma connaissance la perte d'un de nos marins, le matelot Huguelin Gaubert. Ce sont monsieur de La Croix et Lapointe qui auraient retrouvé le corps qui étaient portés par quatre boucaniers. Leur témoignage est évident, il s'agit bien d'un meurtre. Ils sont d'avis de ne pas laisser cela impuni et je partage cet avis mais je ne peux pas m'occuper de cela. Je dois m'assurer que le gouverneur monsieur Deschamps de La Place puisse protéger le traducteur et que ce dernier ne fasse affaire qu'avec moi afin que je puisse garder un rôle vital dans l'expédition de l'eldorado. Car il va falloir faire appel aux frères de la côte pour attaquer Porto Bello et dieu sait quels autres places espagnoles.

Je me suis aussi entretenu avec le capitaine Philipe Bequel qui me propose une affaire fort intéressante.
Je noterai sur une pointe plus légère la démonstration d'escrime de la part du capitaine Vincent Costrée qui a encore pris par la pointe de sa rapière la vie d'un imprudent. Un jolie geste, rapide et aussi cruel qu'efficace en plein cœur.

Dans deux jours nous partons pour cette nouvelle expédition et je pense que l'équipage va vouloir autant changer Huguelin que profiter de leurs derniers moments de sécurité et bonheur avant de braver à nouveau la mort.

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