terme technique

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scar
Leprechaune Immature
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terme technique

Message par scar » jeu. 15 févr. 2018 23:32

là c'est sérieux

Alors un petit glossaire de terme technique pour nos chers joueurs afin que vous soyez moins perdu et vous instruisez.
Il n'est pas utile de tout connaitre, le glossaire est surtout là pour vous aider.

J'écris moi même les définition plutot que de faire des copier coller qui ne seront pas forcement très clair ou trop précis. Mais si ce n'est pas clair faite le moi savoir.

Image

alors on commence par la structure de la coque


la quille: poutre ou ensemble de poutre selon la taille du navire qui se trouve sous le navire. C'est la partie la plus basse du navire et c'est de là que les couples. La quille peut être comparé à la colonne vertébrale qui supporte les côtes et dont l'importance est aussi vitale pour l'homme comme pour le navire: une quille brisée peut conduire à la destruction du navire.

Les couples: de large poutre qui donneront la forme de la coque du navire, partant de la quille pour aller jusqu'au pont principale elles servent de support et renfort pour les serres et bordées.

carlingue: pas sur tout les navires. Elle est posée sur la quille est c'est de la que partent les couples mais comme elle n'est pas présente sur tout les navire je préfère simplifier pour la quille.

Varangue: pas très important à retenir, c'est un renfort transversale entre deux couples qui aide à éviter des déformations notamment du à des différences de pression et efforts entre les deux bords.

serre:
poutre longitudinale reposant sur les couples et les liens ainsi.
dans le schéma il parle de serre de bouchain car ca correspond à une position particulière de serres, y en a plusieurs selon la taille des couples.
Le bouchain est le "lieu" où la courbure des couples est la plus marquée et ils remontent plus verticalement. La serre de bouchain se situe donc à cet endroit comme les virures de bouchain

virures terme très complexe pour pas grand chose: c'est un ensemble des bordées c'est à dire planche qui part de l'etambot jusqu'à l'étrave et qui sont au même niveau. La virure de bouchain sera donc la ligne formée par les bordées au niveau du bouchain. Dans l'image il l'illustre avec la virure de galbord, le galbord étant la liaison entre les couples et la quille, la virure de galbord est l'ensemble des planches, bordées, qui se trouve à cette liaison.

moins compliqué est plus utiles

proue
l'avant du navire, on y trouve parfois une sculpture la figure de proue (pour moyen mnémotechnique), souvent en raison alors avec le nom du navire et l'étrave.
étrave, poutre formant la proue et connectée à l'avant de la quille. C'est elle qui ouvre la mer.

A l'opposé se trouve la poupe qui est l'arrière du navire
avec l'etambot poutre, souvent assez droite et verticale, reliant la quille avec le pont du navire et qui se trouve juste avant le gouvernail.

Au "plafond" si on peut dire ainsi, reliant les couples de couple justement entre eux se trouvent les barrots, des poutres donc dans l'axe transversale du navire.
barrotin s'est juste un barrot qui est coupé et ne relie pas les couples, par exemple car il est situé au niveau des écoutilles ou d'une autre ouverture. Il peut être de plus petite taille qu'un barrot.

elongis: poutre dans l'axe longitudinal du navire.


l'orientation du navire

c'est simple
proue à l'avant
poupe à l'arrière
tribord la partie à droite du navire selon son axe longitudinal, en considérant un observateur regardant vers l'avant du navire
babord la partie gauche selon les mêmes critères.
les oeuvres vives partie de la coque immergée, donc sous l'eau
les oeuvres mortes ce qui a au dessus de la ligne de flottaison.

en cale et entrepont
cale zone réservée à la marchandise, aux munitions et vivres, souvent la partie la partie habitable la plus basse du navire ("habitable" malgré la forte humidité, l'air pauvre et chaud car mal aéré). La partie inférieur est lesté avec du lest qui vient couvrir la carlingue ou la quille.
cambuse partie où sont stockées les vivres avec
la soute aux biscuits où se trouve la réserve de gâteau sec et nourrissant pouvant se conserver plusieurs semaines et servant de quotidien au marin. mais cette pièce à un triple rôle car on trouve très souvent en son centre
la sainte barbe ou la salle des munitions, appelée ainsi en référence à sainte barbe la patronne des canonniers. La salle des biscuit entourant donc la salle des poudres et la protège ainsi des boulets, en partie et de l'humidité
On trouve paradoxalement dans la sainte barbe l'une des rares flammes à bord, (pour les boutefeux qui sont les mèches des canons)

entrepont ou pont inférieur:
On y trouve la cuisine, différents ateliers rarement celui du maitre voilier) et l'endroit où dorment les marins dans des hamacs, appelés branles qui servent à renforcer le bastingage (voir plus bas) en cas de combat car les marins alors enroulent les branles et les placent contre le bastingage . D'où l'expression branle bas de combat désignant le fait qu'avant le combat en descend les branles de leur attaches.

le pont principal
écoutille ouverture dans le tillac permettant d'accéder aux ponts inférieurs.

tillac le "sol" du pont à l'air libre si on peut résumer quoi que c'est très grossiers.

bastingage un mot compliqué pour désigner la rambarde (donc à ne pas passer si on ne sait pas nager...)

râtelier Partie supérieure du bastingage sur laquelle on trouve les cabillots

cabillots bout de bois servant de taquet pour frapper ("attacher") les cordages. Mais ils peuvent être retiré du ratelier pour deux raison :si impossible de défaire le noeud dans une situation d'urgence, et pour servir de masse en cas de combat.

château avant et château arrière terme hérité du moyen gae il me semble où les "superstructure à l'avant et à l'arrière était vraiment comparable à des châteaux avec créneaux. Il s'agit donc de structure à l'avant et à l'arrière du navire. Tous n'en sont pas pourvus. Celle à l'avant offre l'avantage d'augmenter la hauteur du navire à l'avant là où il attaque les vagues et ainsi limiter l'accumulation d'eau sur le pont.

dunette le sol ou tillac du château arrière. Oui on aime se compliquer la vie.

passavant passerelle reliant les deux châteaux. élément de construction "plutôt moderne", les galions bien qu'avec deux châteaux n'en ont pas par exemple.


lisse:
le bastingage de la dunette.

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Re: terme technique

Message par scar » ven. 16 févr. 2018 00:13

La mature et la voilure
Image


les mats
plutôt simple on en trouve jusqu'à 5 à l'époque (mais très très rares).

le premier mat: mat de beaupré c'est celui tout à l'avant qui est incliné, là où y a le numéro 3

le grand mat mat principal qui est défini par le fait que c'est le plus grand; sur les 3 mats il est central, sur les navires avec deux mats ca sera le plus grand (d'où son nom, parfois y a des trucs simples dans la marine)

à l'avant du navire si ce n'est pas le grand mat alors il se trouve le mat de misaine, (comme dans le cas des bricks ou des navires à trois mats)

donc au centre le grand mat

mat d'arimont le mat derrière le grand mat

on peut trouver un autre type de mat en général sur les petits navires, le tape cul: ne supportant qu'une voile, très reculé, presque au niveau de l'etambot, il ne sert que d'une sorte de gouvernail aérien pour aider aux manœuvres.
Image
c'est le mat à l'arrière.
On n'en trouve jamais sur les navires (et non les bateaux) hormis quelques modèles de galion.


le vent

au vent bord du navire recevant en premier le vent, c'est aussi valable pour les îles d'où le terme îles du vent pour désigner les petites Antilles qui sont les première à recevoir

sous le vent l'autre bord celui d'où le vent ne vient pas, toujours valable pour les îles avec les îles sous le vent: les grandes Antilles, parce que le vent passe d'abord par les petites antilles.
Si le vent vient de tribord, alors le tribord sera le côté au vent et le bâbord celui sous le vent.

mollir: quand la force du vent diminue à l'inverse de
fraichir: quand le vent devient plus fort (car l'air semble alors plus frai)

allure appelée allure l'angle qui est formée par le sens du vent et la ligne de foi du navire (l'axe longitudinal du navire)


vent arrière vent venant de l'arrière du navire

grand largue vent venant de trois quarts arrière du navire

largue vent venant des deux tiers du navire

vent de travers: vent transversal au navire

petit largue y a un piège, vent venant légèrement sur l'avant du travers

bon plein vent venant d'un tiers (soit environ 60%) sur l'avant du navire

prés vent à environ 40% de l'avant du navire

vent debout quand le navire fait face au vent

les voiles


premièrement les types de voiles:

voiles latine:
voile triangulaire, limitée à une seule par mat pour des raisons de manœuvre, donc toujours la voile la plus basse.
Image
l'antenne est l'espar (poutre droite) qui supporte la voile, cette dernière est dans une position de diagonale

voile carré comme son nom ne l'indique pas est une voile rectangulaire, le classique des films. l'espar la supportant est la vergue. Elle a un très bon rendement au largue, et grand largue, moins au vent arrière car les voiles avant ne recevront pas de vent grâce à la vergue qui peut s'orienter. Rendement excécrable en bon plein et impossible de remonter au près

voile au tier: mélange entre les 2 précédentes, c'est une voile à la forme légèrement trapèze, qui est attaché à un tiers; sur l'image illustrant le tape cul le bateau est équipé de 2 voiles au tiers.
Comme la voile latine une seule voile par mat. Elle a un bon rendement sous toute les allures mais excelle en vent de travers.

pas de voile de type foc, aurique ou voile d'étai car ca n'existait pas à l'époque que l'on va traiter.



sur le mat de beaupré
3: la civadière, qui est une voile carré.
On peut trouver une deuxième voile carré: la contre civadière qui se trouve alors entre la civadière et l'étrave.

C'est sur ce mat que se trouve les voiles de type focs mais pas à notre époque de jeu donc inutile de vous charger d'info inutiles justement

en partant du bas pour remonter sur le mat
sur le mat de misaine
6, la voile la plus basse sur le mat est appelée la misaine
au dessus: 5 petit hunier
au dessus 4 petit perroquet
la quatrième voile sur le mat de misaine sera le petit cacatois
et pour finir le petit perruche. peu de navire surtout à notre époque de jeu auront autant de voile, peu dépasse le petit perroquet, et cela même à l'époque de la république pirate

7 et 8 sont des voiles d'étais qui n'existent pas à notre époque de jeu

sur le grand mat
la 11 la grande voile
10 le grand hunier
9 le perroquet
au dessus y a aussi le cacatois
et pour finir on peut trouver la perruche comme pour le mat de misaine il est peu courant de trouver des mats avec plus de voile que le perroquet à l'époque du jeu

sur le mat d'artimon
16, qui est ici une voile latine alors que les autres sont des voiles carrées la brigantine, jamais une voile carrée!
15 le perroquet de fougue
14 la perruche de fougue
il n'y a pas d'autres voiles.

terme de manœuvre très courants

abattre quand le nez du navire s'écarte du vent (par changement de direction du vent ou par un changement de cap)

lofer quand le nez du navire s'approche du vent

virer de bord quand le navire change de bord d'attaque du vent, passe d'un tribord au vent à un tribord sous le vent par exemple
cela peut se faire de deux manières

bout au vent Le navire passe vent debout, manœuvre délicate et risquée avec des voiles carrées où le navire risque de perdre son élan et se retrouver face au vent sans pouvoir être contrôlé. Plus courant avec les navires à un mat équipé de voile de type foc et aurique ou avec voile latine.

lof pour lof le navire passe en vent arrière pour changer de bord, si le navire doit aller dans une direction qui l'oblige à remonter au vent cela implique qu'il fait presque un tour sur lui même et passe sous plusieurs allures du vent demandant une gestion continue des voiles.

tirer des bouts quand on suit une route qui nous fait faire face au vent, dans ce cas on se met en pré ou bon plein et remonte la route puis change de bord quand on s'écarte trop de la route et ainsi de suite formant alors un zigzague
Image.

le navire tire des bouts: change successivement de bord pour suivre une route qui le fait remonter au vent.

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Re: terme technique

Message par scar » ven. 16 févr. 2018 16:42

la suite et pas la fin


espar Ce terme désigne les "rondins" dans la mature. Ils servent à supporter la voile et sont attachés au mat, mais garde un certain angle de mouvement nécessaire aux réglages de la voile selon l'allure.
Selon le type de voile qu'il porte l'espar porte un nom différent:
vergue espar qui porte une voile carrée, il est horizontal.
antenne espar qui porte une voile latine, il est incliné
corne espar qui porte une voile au tiers

l'espar porte comme nom complet le nom de la voile qu'il porte: exemple l'espar supportant le perroquet de fougue est appelé: vergue de perroquet de fougue (puisque c'est forcement une voile carrée), l'espar de la brigantine sera si c'est une voile latine, l'antenne de brigantine et pour pour la grande voile l'antenne de voile latine si c'est une voile aux tiers: la corne de grande voile...


le gréement dormant et le gréement courant ou manœuvres courantes

Image

l'image n'est pas très claire mais ça peut aider à se représenter les choses.

le gréement dormant désigne les cordages qui ne vont pas bouger, qui servent à maintenir quelques choses en gros. les plus connus sont:
étai cordage qui retient le mat à l'avant, souvent frappé vers le haut du mat et à la moitié de celui ci et allant pour le mat de misaine s'attacher au mat de beaupré et pour les mats suivant sur le mat devant eux.

pataras cordage (ou manoeuvre car le terme cordage est à bannir à bord) qui retient le mat par l'arrière. Pareil frapper sur le mat et par contre va se tenir sur le bastingage et pas le mat qui est derrière.

les haubans manoeuvre épaisse qui retiennent le mat par et d'autre des bords du navire. Elles sont grée de bouts perpendiculaire aux haubans appelés "enfléchures" et qui servent à former une échelle de corde pour permettre de grimper au mat depuis les haubans.

Les haubans, étais, pataras sont très important pour que le mat puisse tenir le vent et ne pas se casser, ils sont de diamètres assez conséquent (dépend de la taille du mat et de la surface de voilure qu'il supporte) et comme les mats sont reliés par les étais les un les autres, si un mat vient à se briser il faut le plus rapidement couper les étais ou prier qu'ils se sont cassés pour éviter une réaction en chaine.

dans le gréement dormant on trouve aussi le marche-pied qui comme son nom l'indique sert de support-passage pour les marins qui montent dans la voilure. On le trouve au niveau des vergue pour les voiles carrés pendant à environ un mètre de la vergue le long de celle ci.


gréement courant ou manœuvre courantes
désigne les manœuvres qui se déplacent, qui bougent en gros, donc courantes.
Cela désigne les cordages nécessaire à l'utilisation des voiles, leur réglages.

Ils portent le même nom indépendamment du type de voile (ouf) mais certaines ont des particularité.

drisse ce bout ou manoeuvre sert à hisser/affaler ou carguer la voile. C'est à dire descendre la voilure ou la remonter. y en a une propre à chaque voile sur le mat.

écoute attaché au point d'écoute c'est à dire un œil en bas de la voile du côté au vent (donc du côté de la voile qui reçoit en premier le vent)
amure attaché au point d'amure c'est à dire un œil en bas de la voile, donc côté sous le vent.
Évidemment selon d'où vient le vent le point d'écoute et d'amure change. Un navire qui reçoit le vent sur tribord aura ses écoutes sur tribord et amure sur babord. Si le vent change subitement et souffle de bâbord alors les écoutes seront sur bâbord et les amures sur tribord sans rien changer à bord: car ca sera juste appellation du cordage qui changera, on ne change pas les cordages, on n'y touche pas on change juste le nom pour les désigner.

garcette de ris petit cordage pendant sur la voile à une certaine hauteur et permettant de prendre un ris, c’est à dire réduire la surface de la voilure dans le but réduire la vitesse du navire mais surtout la force du vent dans la voilure qui exerce donc une pression sur le mat et pour éviter des efforts inutiles voire dangereux.

propre aux voiles carrées

bras de vergue il s'agit de cordage aux extrémités des vergues et servant à les orienter.

bosse de cargue de petits bouts servant à attacher la voile à la vergue une fois celle ci remontée, la frêler (attacher)


quelques termes de manœuvre

affaler ou hisser: déployer la voile.

carguer rentrer la voile et l'attacher

prendre un ris réduire la surface de voilure d'une voile via les garcette de ris.

choquer laisser du mou à une manœuvre courante, donc revenir aussi à rallonger le bout avant de le frapper à nouveau

border serrer une manœuvre courante, revient à réduire un bout avant de le frapper.

ces deux actions (border et choquer) selon le type de voile permettent d'orienter les voiles, les hisser ou carguer (exemple pour affaler une voile carrée on choque la drisse qui est frappé sur le mat, la cordage file et sous le poids la voile se déploie, pour la carguer il faut alors tirer sur la drisse pour relever la voile avant de la frapper à nouveau sur le mat sinon bah... ca va retomber...
Ca permet aussi de raidir ou mollir le bord d'attaque (bord d'une voile qui reçoit le vent) et de chute (bord de la voile sous le vent) et donc régler la voile.

l'accastillage à bord

accastillage désigne l'ensemble des éléments, sauf manœuvre, à bord permettant l'usage du navire exemple les poulies.

cabillot morceau de bois servant à frapper les cordages.

palan à l'époque désigne un ensemble d'au moins deux poulies reliés et qui contrairement aux poulies qui permettent juste un renvoie de cordage le palan permet de multiplier la force de la personne tirant sur le cordage qui le traverse. Une des parties du palan est fixe l'autre non.

cabestan roue à l'horizontal, le dessin l'illustre bien, qui sert à relever l'ancre mais aussi parfois comme grue. C'est actionné par la forces des gens qui poussent les barres qui composent la roue, ces dernières sont amovibles pour prendre moins de place et éviter des accidents dans le gros temps.

la barre la barre sert à contrôler l'orientation du gouvernail. Il en existe deux types: barre franche soit une barre directe qui relie le safran et les barres à rue équipé d'une timonerie qui permet de multiplier la force du timonier (le barreur) et ainsi contrer plus facilement le gros temps et diriger les gros navires. Car en gros temps il n'est pas rare d'avoir besoin de deux personnes sur une barre à roue pour maintenir le navire alors sur une barre franche c'est encore plus difficile.
les barres franches étaient tout de même à bord des caravelles...

le gouvernail vous savez ce que c'est: l'ensemble qui permet de gouverner le navire.
via le safran la partie verticale qui est dans l'eau et qui exerce une pression sur les filets d'eau permettant ainsi l'orientation du navire.

les sabords ouverture dans le bordé d'un navire en général dans le but d'y faire passer la gueule d'un canon et de dire coucou à son ennemi.
Sur les énormes navires de plusieurs ponts lorsque ce dernier gite fortement il est fréquent que les sabords les plus bas se trouvent sous l'eau, ils doivent être donc clos avant de changer de cap si besoin. L'expression saborder vient du fait qu'alors il suffit d'ouvrir ces sabords pour laisser entrer l'eau et qu'il devient alors assez difficile de les refermer via la pression de l'eau.
les sabords sont aussi une des exclamations préférés du capitaine Haddock mais qui somme nous pour oser comparer nos aventures avec celle d'un des plus reconnaissable marins de tout les temps (et pour le coup c'est plus une blague il fait vraiment partie du paysage maritime^^ au même titre que Long John Silver a dépassé en notoriété en tant que pirate de nombreux vrais pirates.)

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Re: terme technique

Message par Canard » sam. 17 févr. 2018 12:10

J'ai fait un récapitulatif des manœuvres de navigation et des termes les plus courants en format illustré.
Un pense-bête qu'on pourra tous avoir sous les yeux en jeu au besoin. Merci à Scar qui l'a corrigé.

Image
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Re: terme technique

Message par scar » lun. 26 févr. 2018 13:27

les noeuds

ha je vous ai bien eus!! On ne va pas s'attarder sur les noeuds. Bien qu'il s'agisse d'une partie importante dans la marine de l'époque les noeuds sont très nombreux, complexes et difficiles à décrire à l'écrit.
C'est une source d'information beaucoup moins importante pour le rp. Apprendre que la quille est endommagée implique de devoir le plus rapidement possible la consolider voire s'échouer sur une plage pour avoir sortir le navire et réparer la quille avant qu'elle ne se brise en coule le navire.
Les noeuds vos personnages les connaitront et savoir que tel noeuds est mal fait implique que le pj va le refaire: 5 secondes, une phrase rien d'important.

Juste pour la culture je vais tenter de décrire les différentes catégories de noeuds.

Alors
les noeuds d'arrêt ces nœuds sont conçus de telle manière à ce que si vous tirez sur une de ses extrémités il va juste se ressérer. Pour les défaire en générale il faut les "ouvrir" de l'intérieur". Ainsi ils sont idéals pour arrêter un bout qui fillerait. Placés à l'extrémité d'un bout ils se bloqueront dans la première poulie ou oeil rencontré et éviteront ainsi de voir le bout qui aura fillé flotter dans les airs sous un fort vent.
On en trouve à la fin des écoutes par exemple.
Le nœud de huit est un nœud d'arrêt.

noeud à frapper Conçu pour "frapper" donc attacher un bout à un objet. Si on tire d'un côté il se resserre et de l'autre parfois il va se dé-serrer, pas avec tous les nœuds; permettant ainsi de pouvoir prendre un bout facilement.
Les noeuds de taquets, "tour mort et deux demi-clefs", le noeud de drisse sont des nœuds à frapper.

noeuds à jointure alors ce terme n'existe pas. Sous cette appellation barbare que je viens d'inventer je parle des noeuds conçus pour relier deux bouts (cordages) entre eux. Noeuds d'écoute, noeud plat par exemple

noeud à boucle des noeuds avec une boucle. Non vraiment, avec une boucle.
L'usage est multiple selon ce qu'on fait passer dans la boucle: un autre cordage, voire une autre boucle, un élément solide.
noeuds de chaise, noeud cassagne, noeud coulant.... (le noeud d'écoute est aussi un noeud à boucle vu que la boucle sert à faire passer le bout dans l'oeil, le point d'écoute.

Il y a des tonnes de noeud, certain avec des usages très spécifiques: noeuds de jambe de chien, servant à raccourcir un noeud, chaise de calfat (double noeud de chaise pour permettre à des gens de s'appuyer dessus et descendre le long de la coque...)

Comme dit plus haut il y a peut de chance d'utiliser ces termes dans un autre cadre que purement ambiance et cela risque même d'être très souvent faits avec des erreurs (moi compris).
Je vous invite plutot à chercher par vous même si vous êtes intéresses ou sinon de ne pas vous en préoccuper.


poste à bord

je vous ai passé un pdf assez bien fait à ce sujet.
Je vais tout de même faire un résumé ici.

les officiers

le capitaine seul maitre à bord après dieu. Le capitaine est le chef suprême sur son navire, enfin techniquement car ses supérieures sont loin. Représentant de son armateur, son amiral, le roi... selon qui est sont commanditaires il prend, ou a le dernier mot, sur toutes les décisions importantes. Mais il devra s'expliquer s'il n'a pas obéi aux ordres qui lui étaient donnés une fois revenu à terre. C'est lui qui commercera le prix des marchandises, estimera s'il est nécessaire de faire des dépenses supplémentaires, de profiter d'une occasion et marchandera leur prix.
A bord il représente l'autorité et la justice de son pays. Il est aussi responsable du navire et par conséquence à besoin d'être informé de tout élément risquant l'intégrité du navire et son équipage.
Durant les manoeuvres et combats le capitaine ne donne pas "d'ordre" précis, mais des directives. En effet certaines manoeuvre peuvent prendre plusieurs minutes à s'accomplir. Le capitaine va juste ordonner de la faire et ne va pas la superviser mais conserver une vision d'ensemble de la situation. Afin de savoir s'il faut toujours manœuvrer, quand tirer. Il laisse les détails de l'accomplissement de la tâche à ses subalternes mais reste conscient de ce qu'ils font et peut les reprendre.

Sur les navires pirates et flibustiers il y a un contre pouvoir visant à s'assurer que le capitaine ne s'offre pas un meilleur statu ni n'abuse de sa position. Ce rôle est celui du quartier maitre. Le capitaine est, surtout chez les pirates moins chez les flibustiers, le chef véritable que lors des situations de crises: combat, tempête, approche de terre. Le reste du temps le pouvoir appartient alors soit à l'équipage soit au quartier maitre (cela dépend évidemment du caractère du capitaine, inutile de dire que Michel le Basque, L'Olonnois ou Barbe-Noire étaient les chefs à bords)

le second le capitaine ne peut pas tout faire il est secondé par le second capitaine, ou premier lieutenant. Ce dernier a pour première tâche de remplacer le capitaine si ce dernier meurt durant un de ces moments de crises (combat, tempête...). Il assure un quart et est responsable des manœuvres nautiques.
C'est donc lui qui donnera en détail les ordres et suivra attentivement leur application tandis que le capitaine lui est déjà entrain de surveiller par exemple les mouvements de voiles de son ennemi. Etant un futur capitaine il est riche d'un esprit d'observation et capable de prendre des décisions, souvent dans le but de veiller à la bonne application de l'ordre donnée par le capitaine.
Chez les flibustiers et pirates le second ne deviendra capitaine que si le capitaine meurt et jusqu'à ce qu'une nouvelle élection ait lieu, donc une fois la situation de crise finie. Dans la marine militaire, je ne sais pas précisément mais je pense que le second qui prend le rôle de capitaine après la mort de ce dernier ne conserve le titre jusqu'à l'arrivé du navire dans un port où l'amirauté à pu envoyer un capitaine prendre la reléve ou la fin de la mission qui lui était donné. Même après cela le second pourra donc retourner à son rôle de second en attendant une promotion.
Tous les pirates et flibustiers n'avaient pas de second à bord. D'ailleurs chez les pirates dans mes lectures je n'ai jamais entendu parler de second sauf pour désigner le quartier maitre.

le canonnier ou second lieutenant. Un poste surtout dans la marine militaire, en effet chez les marchands ce poste est rare et chez les pirates et flibustiers il existe mais n'a pas la même importance.
Aux ordres du second et capitaine il est responsable de toute les batteries d'artillerie. Il donne aux maitre canonnier les ordres concernant les canons venant du capitaine et comme le second avec les manœuvres en précise les directives.
Il doit gérer les équipages de canon durant les combat et s'assurer qu'ils gardent leur calme malgré les horreurs du combat et la difficulté de leur situation. Il supervise les exercices de canonnade.
La moindre présence de canon à bord et la difficulté à trouver des munitions (poudre et boulet) pour les pirates rendent ce rôle moins vital. Quoi qu'un canonnier qui a su démâter un navire pour permettre de fuir ou de le rattraper est une véritable perle à bord.

enseigne marine militaire principalement, quoi qu'on peut le trouver chez les marchands. L'enseigne est un jeune officier qui est chargé de communiquer les ordres entre officier. chez les pirates c'est le mousse qui s'en charge donc pas un officier
Il peut aussi être chargé des communications externes, via pavillon du navire et apprend donc le code de l'amirauté. Il n'est pas présent sur les petits navires où la voix peut suffire à transmettre un ordre sur tout le navire.


maitre d'équipage ou bosco. souvent un ancien gabier ou matelot, il n'y a pas d'école de formation à maitre d'équipage. Maitre en manoeuvre il assure le lien entre le second et les marins et supervise en détail la manœuvre et veille à ce que les ordres soient bien suivis. Il organise en groupe les marins pour leur désigner des tâches et est chargé de leur enseigner le métier. Il connait ses hommes et leurs avantages et faiblesses. Il pourra ainsi désigner des gens pour des postes.

maitre canonnier l'équivalent du maitre d'équipage pour les canonniers. C'est un chef de poste expérimenté qui veille au bon approvisionnement des canons durant le combat, précise les ordres du canonnier et en corrige les erreurs si il y en a.
Si le navire est gros, comportant plusieurs pont, il sera alors chargé d'un des ponts. Le canonnier sera sur le tillac à gérer la bordé de pont et ainsi recevoir rapidement les ordres du capitaine et voir l'évolution du combat, le maitre canonnier sera dans l'entrepont- ou faux-pont- à gérer la second bordé.

quartier maitre ancien marin lui aussi il est chargé de prendre la barre durant les moments délicats. Représente l'équipage à terre, donc chargé du recrutement mais aussi de veiller au bon comportement des marins. Et il est l'avocat de l'équipage auprès du capitaine.
Sur les navires pirates et flibustier il représente un contre pouvoir, élu par les membres d'équipage, il défend ce dernier contre tout abus de pouvoir du capitaine dont il est l'égal hormis durant les combats. Cela implique du quartier maitre un rôle en peu plus important et exigeant sur ces navires où ce dernier se serve alors dans l'art de la navigation, canonnade et autre élément, comme un second capitaine, afin de pouvoir aider le capitaine mais aussi proposer des solutions plus aptes à satisfaire l'équipage.

les maitres
plus des officiers mais des gens de talent, au savoir spécifique et vital pour le navire.

le pilote véritable homme de science c'est un navigateur qui connait bien la mer et les navires. Il est là autant pour aider le capitaine à définir une route sur une longue traversée que pour les manoeuvres et caps à prendre sur zone. Il assure un suivi de la route, cherchant à déterminer la dérive. Il connait le vent et ses effets.
Certains pilotes sont des experts de certaine zone dont il connait les hauts fonds, rocher et courant et a une carte de la zone en tête plus précise que les cartes de cette époque. Ces derniers servent en général à aider pour traverser ces dites zones et vont de navires en navires (rôle occupé par les pilotes au moyen-âge et de nos jours; durant "l'âge d'or des navires à voile" les pilotes ont commencé à embarquer sur de long voyage et à aider dans des zones inconnues pour eux en mettant alors à profit leur connaissance de navigation pour soulager le capitaine de tout ce travail)

maitre charpentier un navire c'est beaucoup de bois et le maitre charpentier garde cela en état, que ce soit après un combat ou de manière générale; car la charpente du navire travaille dans la mer et il renforce les parties fragiles ou les change s'il le peut.

maitre voilier il s'occupe de l'entretient des cordages et voiles, les change ou les renforce, fait des épissures si besoin avec l'aide d'un apprenti ou des gabiers (moyen de lier définitivement deux bouts en croisant leur fibres).

maitre calfat il assure l'étanchéité d'un navire et vérifie l'état de la coque au niveau des oeuvres vivres. Son travail concernant principalement des zones sous l'eau les maitre calfat ne sont pas toujours à bord. Les meilleurs sont même dans des chantier où le navire étant sorti de l'eau ils peuvent travailler. S'il y a pas de calfat à bord c'est en général le maitre charpentier qui va s'y coller.
Il assure l'étanchéité des bordées en enfonçant entre les planches du cordage usagé imbibé de goudron.

chirurgien le médecin à bord. Homme respecté de part son savoir unique pouvant vous sauver la vie. Il doit malheureusement souvent travailler à la chaine durant les combat où il ne peut pas toujours s'attarder sur un blessé, au risque d'en perdre plusieurs par hémorragie alors qu'ils attendent leur tours. Ca ampute facilement. Mais ce ne sont pas des bouchers et de nombreux progrès à l'époque ont été fait grâce aux chirurgiens de bord (notamment comment couper correctement le gigot du dimanche), ils ont aussi l'art de la débrouille car parfois il faut savoir improvisé lorsque la navire accuse des tangages excessif empêchant des opérations correctes.
L'air humide et renfermé des ponts malheureusement viendra rapidement défaire le travail du chirurgien en infectant les plaies soignées. Il assure alors un suivi de ses patients et passe parfois plus de temps à lutter contre les abcès et autres infections que les soigner sur la table d'opération.

cambusier Il s'occupe de la cambuse. Donc des stocks de vivre et de munition.Il organise la cambuse pour éviter les pertes de vivre par gaspillage. Il va donc réarranger les tonneaux fréquemment, surveiller l'état de leur contenu pour dire aux coqs lesquels prendre. Il est aussi chargé de fabriquer des tonneaux et avec le coq de sécher et saler la viande et les vivres pour qu'elles puissent se conserver.

le maitre coq, le cuistot du bord qui doit parfois assurer plusieurs services de cent personnes à bord. Sur les plus petit navire, le coq est aussi le cambusier ou par un autre membre que le cambusier. Voire sur les bateaux le rôle est tenu à tour de rôle.

les marins

Les marins sont répartis en deux bordées pour assurer un quart quotidien. De plus le quartier maitre les uni en matelot, c'est à dire deux matelots qui partageront le même branle (hamac) à tour de rôle et qui se formeront l'un et l'autre. C'est donc au quartier maitre de trouver des gens compatible et complémentaire: un bon canonnier et un gabier par exemple. Le cas de relation homosexuel entre les matelots ne sont pas rares, tout comme celui de partager la même femme à terre (je ne parle pas de pute mais de femme avec laquelle ils sont mariés et élèvent ensemble leurs enfants... Un ménage à trois en sorte. En voila un exemple de société progressive XD )

matelot Le marin de base, chargé d'entretenir le pont et charger des manœuvres.

gabier matelot expérimenté il monte dans la mature, il fait donc les manoeuvres depuis la mature, frêlant les voiles et les desserrant pour les hisser.

servant de pièce s'occupe durant les combats d'un canon, il le charge et suit les ordres du chef de pièce

chef de pièce responsable d'un canon, il l'entretient hors des combat et durant les combat il s'occupe de donner les ordres et aides à recharger sa pièce mais régle sa visée aussi, sous la surveillance du maitre canonnier voire canonnier.

Evidemment servant de pièce et matelot peuvent être deux rôles occupés par la même personne, matelot en temps normal et servant de pièce lorsque viennent les exercices et combats.

scar
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Re: terme technique

Message par scar » lun. 26 févr. 2018 14:20

unité de mesure
évidemment il y a des différences entre les pays, le pied français ne faisait pas la même longueur que le pied anglais (de quelques millimètres il me semble) et certaines unités n'étaient utilisées dans certains pays. Mais c'est comme le français à l'époque: pour parler dans tout le royaume de france il fallait autant parler français que breton, corse, basque ou normand ou d'autres "dialectes" si on peut dire car il y avait énormement de gens qui ne parlaient pas français, notamment dans les couches populaire et ça pouvait se ressentir à bord.
mais on fait simple et le français permet de communiquer avec les français!

longueur:

lieu 4.5 kilomètre
mile marin 1852 mètres, 2000 yards
lieu marin 3 mile soit environ 5.5 km
encablure 185 mètres environ, 200 yards. 10 encablures font un mile marin
yard 0.91 et des poussières mètres. 3 pieds
toise 6 pieds soit 1.8 mètres, soit 2 yards. 100 toises font une encablure et 1000 toise un mile nautique.
brasse 1.6 mètre
pied 0.32 mètres. Il y avait des tonnes de pied, pied anglais, français, royal... la variation se faisait d'environ quelques millimètres à centimètres.)
pouce 2.7 centimètres
ligne 2.027 centimètres. Là je pense qu'on ne va jamais mais alors jamais s'en servir

Volume


tonneau 2.83 mètres cube
pipe 411 litres
pinte 0.95 litre. Et ouais à l'époque la pinte au bar était plus avantageuse que de nos jours...
chopine 0.47 litres. Deux chopines font une pinte
pied cube (ou amphore dans l'antiquité) 34.3 litres.
litron 0.79 litre

superficie

acre 5 107 mètre carré, soit 100 perches carrées
perche carrée 51.07 mètre carré

poids

baril marchand 150 kilos
livre 500 grammes (environ en réalité 489 grammes)
le quintal 100 livres soit 50 kilos
le millier 1000 livres soit 500 kilos
le tonneau de mer 979 kilos
once 42 grammes

tout cela c'est vraiment pour la culture personnelle. Évidemment il sera plus rp et sympa si on arrive à parler avec les unités de l'époque, et étant assez habitué à certaines qui sont encore dans le métier (encablure, yard, brasse, mile et pied vous allez les entendre souvent) mais pour le reste je vais tâcher de faire parler mes pnjs en ces valeurs mais ne tiendra rigueur à personne qui va parler en système métrique.

Je pense avoir fait le tour de tout les termes principaux que vous autres joueurs-personnages allaient rencontrer au cours de cette aventure.
Il y en aura d'autre mais dont il n'est pas forcement utile d'évoquer maintenant comme les différents types de navire ou trop anecdotique et complexe pour devoir passer 50 lignes à expliquer un tel élément.
Si il y a des points précis que vous auriez voulu savoir n'hésitez pas à me contacter, si je peux donner la réponse je le ferai sinon on la cherchera ensemble.

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