Chapitre 1 - La traversée

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Artabates
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Chapitre 1 - La traversée

Message par Artabates » lun. 29 oct. 2018 22:51

Rappel des règles que nous suivrons sur ce post:
-Le texte écrit en italique illustre ce qui est dit "avec la voix du MJ". Ce que j'écrirai sans, sera à considérer comme HRP et n'aura pas de valeur narrative.
-Les discours directs des PNJs seront bien sûr entre guillemets.
-Les mots en gras ne sont pas dits avec une emphase particulière de ma part mais sont des mots que je juge comme étant des points de repère possibles pour vos (re)lectures (et les miennes, d'ailleurs). Car après tout, ça en fait, du texte! Et un peu balisage ne fait pas de mal.

-Répondez à ce post pour déclarer vos actions, poser des questions, discuter entre vous... Si discussion il y a entre deux joueurs et que cela est fait de manière "discrète" (sans qu'un autre joueur ne soit au courant), je vous invite à passer par le mode Message Privé, tout en me gardant dans les destinataires (non pas pour vous espionner mais plutôt pour pouvoir préciser ou corriger des éléments qui pourraient être mal décrits ou mal expliqués à l'origine par le MJ lui-même).

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Port de Mandril, Île de Valine, an 2487.

Le mot court vite, de bouche à oreille, dans les rues de cette ville riche qui se remet avec peine du cataclysme ayant secoué les Rivages il y a quelques semaines. L'Apogée, le Càravo le plus performant de la flotte du Doge, doit bientôt lever l'ancre!

La population des environs a interrompu ses activités et s'est rassemblée sur le port, les yeux rivés sur le navire. Leur attroupement cause un embouteillage alors que les portefaix tâchent de charger les malles des passagers à bord; dans la confusion, l'une des malles tombe sur le pied d'un badaud, qui hurle de douleur. Une dispute éclate, rapidement interrompue par les hommes de la Veille Républicaine, qui dispersent la foule avant de reprendre leur poste devant l'accès au navire.
Un aconier barbu, avec en main la très longue liste de fournitures devant être chargées à bord, ordonne aux portefaix de reprendre leur besogne. De lourdes caisses, tonneaux et malles, y sont ainsi transportées. Pendant ce temps, l'équipage s'affaire, manipulant cordages et nœuds.

C'est dans cette atmosphère fébrile que les trois passagers tant attendus posent le pied hors d'une calèche, elle aussi bloquée par la populace. Ils se frayent un chemin jusqu'au ponton, où un grand homme athlétique et élégant les y attendait, accompagné d'une femme non moins athlétique.
(L'homme semble avoir entre 30 et 40 ans, est brun, légèrement barbu, dépasse d'une tête la plupart des personnes présentes sur le quai, et porte un pardessus taupe. La femme qui l'accompagne est large d'épaules, a des cheveux auburn coiffés sévèrement, et est vêtue de sombre. Elle semble avoir la trentaine.)

Avec un chaleureux et large sourire, il s'adresse à eux:
"Très chers passagers, nous vous attendions avec impatience. Soyez les bienvenus sur l'Apogée. Je suis Rabirio Quintiu Vestorio, pour vous servir." Il s'incline. "En tant que maître d'équipage, vous échangerez surtout avec moi concernant les modalités de votre séjour sur le navire. Je vous présente également notre médecin de bord, Mme Eugénie De Zuolaga." Elle s'incline à son tour. "Ce sera elle qui veillera à ce que vous ne soyez pas trop <<endommagés>> par le voyage, car j'ai cru comprendre que certains d'entre vous n'ont jamais pris part à un voyage maritime avant aujourd'hui..." Il hésite: "Non pas que vous ayez à affronter un quelconque danger sur le pont, comme de serrer les voiles en vitesse si une tempête approche, ceci est de notre responsabilité... Je pensais plutôt à votre capacité à retenir votre estomac." Il affiche une petite moue amusée. "Et je parle ici du mal de mer, rien à voir avec la fraîcheur des vivres ou avec le talent de notre cuisinier, HAHAHA." Il éclate d'un grand rire sonore. Voyant que celui-ci n'est pas repris, il se ressaisis avec un air sérieux:
"Non, je plaisante, nous avons suffisamment de bonne nourriture pour que n'ayons pas à nous rationner trop drastiquement d'ici à notre retour, et de toute façon je suis sûr que vous vous ferez très vite au rythme des vagues. Mais bref, suivez-moi, je dois vous amener à votre cabine."

Il mène ses interlocuteurs en haut des marches qui le mènent sur le pont où le boucan des matelots est assourdissant. Le navire est stable et les vagues faibles, aussi vous avez presque l'impression d'être encore sur la terre ferme.
Les matelots et gabiers affairés, suivent les indications d'une grande femme pâle portant un bandeau rouge sur ses cheveux blonds coupés courts. (Les traits physiques de la femme et son accent de gorge lorsqu'elle s'adresse aux gabiers vous font vous dire qu'elle n'est pas Venn'Dys.)
Ils jettent néanmoins un regard bref sur vous quatre qui accompagnez le maître d'équipage. Certains font un signe de tête au médecin de bord.

Puis soudainement, tous s'interrompent. Le silence tombe comme chape de plomb. La porte d'une cabine menant au pont vient de s'ouvrir, une femme en sort.
(Elle semble avoir entre 45 et 50 ans, de corpulence sèche et de taille moyenne. Ses cheveux gris ondulés sont serrés en une tresse épaisse et impeccable. Son visage est buriné et ridé par les feux-du-ciel. Elle est vêtue d'un manteau de feutre bleu sombre, long, ayant vécu, de longues bottes et d'un tricorne marron. Vous voyez qu'elle dispose d’une rapière à sa ceinture.)
Le maître d'équipage s'excuse auprès de vous et prend place derrière celle-ci. Le médecin de bord lui emboîte le pas.
Les gabiers se sont rassemblés derrière la grande femme pâle.

Le capitaine embrasse de ses yeux clairs et perçants l'avancée du travail et jauge ceux présents sur le pont. Après un bref silence, elle déclare d'une voix ferme, mais calme:

"Mes salutations à tout l'équipage. Je me nomme Elivra Graziela Lariano.
Mon aimable second vous a déjà transmis mes ordres, divisé vos tâches et veillé à l'organisation de notre logistique, mais je préfère m'assurer que tout ce qui doit être su soit dit ici et maintenant, afin que nous soyons tous à la même page.
Je suis mandatée par son altesse sérénissime le Doge, qui m'a transmis le commandement de l'Apogée, de traverser la Mer Océane."

Vous ressentez comme un frisson qui parcourt l'assistance.

"Le Doge veut s'assurer de vérifier si la théorie discutée en ce moment dans les cercles scientifiques est fondée. Nous devons découvrir, si oui ou non, une terre a émergé au Sud.
Nous aurons suffisamment de vivres pour 5 mois. Nous ferons une escale rapide à Port-Franc cette semaine pour que nos cales soient pleines, puis nous ferons cap vers le Sud. Si au bout de 10 semaines, nulle terre n'est en vue, nous rebrousserons chemin.
En revanche, si une terre est bel et bien là, nous avons pour tâche d'y accoster, d'y prélever quelques éléments servant de preuves de notre découverte, et de revenir à Valine avec une description aussi précise que possible de l'endroit. C'est pour ces tâches que nos trois passagers nous accompagneront."

Tous les regards se tournent alors vers vous.

"J'ai conscience qu'un certain nombre d'entre vous n'ont pas encore pris leur marque avec le navire ou avec le reste de l'équipage. Tâchons d'apprendre à nous connaître dans le calme et la bienveillance, car je souhaite que la traversée soit aussi paisible que possible.
Je laisse notre Bosco faire les présentations des personnes à bord", dit-elle à Rabirio en lui cédant la place.

Celui-ci s'exécute:
"Bien. Pour toute affaire concernant le navire ou la traversée, adressez-vous à moi ou à Olegàrio." Il tend la main vers un homme ventru avec une barbe en collier qui se tient près du gouvernail, accompagné d'une femme plus jeune au teint hâlé.
"Il est notre quartier-maître, mais également notre timonier. Renada est chargée de le remplacer à la barre à la nuit tombée.
Nos deux compères qui éviteront la pluie la plupart du temps seront notre calfat et charpentier, Gielmi, ainsi que notre cuisinier, Felicio."
Les deux hommes sont debout près des dernières caisses à avoir été montées à bord. Gielmi est aussi grand que Felicio est petit. Le premier vous regarde droit dans les yeux, tandis que le second regarde par terre.
Rabirio se tourne ensuite vers le gros de l'équipage et désigne la femme pâle au bandeau rouge:

"Je vois que Wektra, notre maître voilier, a déjà pris les choses en main. Certains la connaissent déjà pour avoir déjà fait partie de ses équipes, et c'est tant mieux."


Ce prénom ne sonne vraiment pas Venn'Dys. Zacarias, lui, sait que le prénom est Gehemdal. (Ce peuple vivant au Nord-Est des rivages, qui autrefois avait unis les différentes maisons en un Empire Métallique.)

Vous distinguez que sa peau est constellée de tâches de rousseur et que ses yeux sont d'un bleu froid.
"Directement sous ses ordres, les gabiers s'occupent des voiles et se relaient à la vigie. Nous avons Zoltana, Pilar, Josefina, Ignaç, Téofilo et Marcello.

Les matelots laisseront la grimpette aux gabiers et s'occuperont du reste: nous comptons sur Irsima, Gaia, Silva, Caterina et Eduardu.
Enfin, nos deux mousses, nos toutes jeunes recrues, devront veiller au nettoyage, à l'entretien, et surtout à apprendre le plus vite et le mieux possible ce que signifie la vie au large", fait-il avec un regard sévère. Les deux adolescents sont tétanisés alors que tout l'équipage se tourne vers eux. "Gavrila et Lùisinho, n'ayez cependant pas peur, vous êtes entre de bonnes mains," conclut-il avec un large sourire.

Son discours terminé, le capitaine reprend, d'une voix plus douce que précédemment:

"Je souhaite également la bienvenue à nos trois passagers. J'espère que les conditions de vie sur le navire vous conviendront. C'est sur vous que je compte, si nous devions trouver quelque chose, là-bas, au-delà de l'azur. Permettez-moi de vous présenter à l'équipage.
Mme Hierroloharà a pour tâche de tenir une carte de notre parcours et de nos découvertes terrestres, s'il en est. Messieurs Almeida et D'Orell sont en revanche des hommes de science qui pourront sans aucun doute étudier ce que nous rencontrerons d'exotique sur notre chemin et à notre destination.

Enfin, pour conclure ce long discours, je vous rappelle qu'en mon absence, le Bosco parle en mon nom. Tout ce qu'il dit a valeur d'ordre; je me porte garante de ses propos."

Elle laisse s'écouler une pause, de manière à marquer la solennité de ses paroles.

"Très bien." Elle se tourne alors vers Rabirio. "Maître d'équipage, sommes-nous au complet et prêts à partir?"
"Oui, capitaine."
"Alors, tous à vos postes." Et se tournant vers l'homme à la barbe en collier: "Prêts à lever l'ancre, timonier."

Le branle-bas commence. Wektra, le maître-voilier, dirige l'orientation des voiles de sa voix puissante. Les matelots larguent les amarres. Le capitaine retient un instant auprès d'elle le médecin de bord et lui adresse quelques mots que vous ne pouvez entendre dans le tohu-bohu.
Puis, alors que vous sentez la puissante mise en mouvement du bâtiment, votre cœur commence à battre de peur et d'excitation. Le capitaine se place à la poupe et regardera surtout le rivage qui s'éloigne. Quelques badauds agitent des foulards en guise d'au revoir, la plupart des portefaix et ouvriers regardent hagards le départ du majestueux navire.

L'Île de Valine finit par devenir un point, puis disparaît derrière l'horizon. Le capitaine se détourne, échange quelques mots avec le timonier et disparaît à son tour dans sa cabine.


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Le chemin à vos quartiers vous sera montré par Rabirio. Vous disposez chacun d'un lit, de diverses bassines pour vos ablutions, et des affaires indiquées dans vos équipements respectifs.

Voici à peu près à quoi ressemblent le pont du navire (appelons-le "étage 0") et l'étage -1:
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Lesdites images n'ont qu'une valeur schématique: ce que vous y voyez ne signifie pas nécessairement que les objets exacts que vous voyez s'y trouvent. Cela sert surtout à représenter les dimensions du navire et à vous donner une idée générale de l'endroit (d'autant qu'il y a bien plus de choses dans ce navire que ce qui y est représenté).

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Voici comment nous allons procéder:

-Je vais découper cette traversée par tranches d'1 semaine.
-J'aimerais savoir ce que vos personnages comptent faire durant cette première semaine. Une fois vos actions déclarées, je ferai la description de ce qui se passe durant la semaine en question.
-S'il y a des questions, je tâcherai d'y répondre avant que vous n'ayez à déclarer vos actions (j'ai été au strict minimum des descriptifs des PNJs du navire, par rapport à ce que vous avez pu rencontrer. Du coup, vous aurez davantage de détails concernant ce vers quoi vous vous intéressez / ce avec quoi vous interagissez. Donc encore une fois, posez des questions, vous m'aidez ainsi à mieux décrire)!
-N'hésitez pas à discuter entre vous avant de déclarer vos actions.
-Si un événement devait survenir en cours de semaine, j'interromprai mon récit au moment où celui-ci a lieu, et nous repartirons sur un cycle description / déclaration d'actions.


Je vous écoute! :mrgreen:

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Artabates
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Re: Chapitre 1 - La traversée

Message par Artabates » mar. 30 oct. 2018 20:55

Quelques informations sur l'Apogée:

Le navire est un càravo (navire à voile à haute coque, et à faible tirant d'eau).
Il est le joyau des armateurs Venn'Dys qui n'ont jusqu'ici pas encore conçu de navire plus rapide ou maniable.

Long de 23 mètres, d'une capacité de 55 tonneaux, à trois mâts. Dispose d'un équipage de 20 personnes.

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Le navire dispose de trois étages en plus du pont - le fond de cale étant essentiellement réservé au stockage de vivres.

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Zacarias Almeida
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Re: Chapitre 1 - La traversée

Message par Zacarias Almeida » dim. 4 nov. 2018 17:36

Je me tourne vers mes compagnons de voyage :
"Cher Léon D'Orell, ravi de vous retrouver ici. Mme Hierroloharà, c'est un plaisir de faire votre connaissance."
Puis, un peu embarrassé et ne sachant quoi ajouter, je saisis mon sac de voyage.
"Je suppose que mes malles sont déjà près de notre cabine. Je vais m'y installer, à bientôt".

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Yhoalibeth
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Re: Chapitre 1 - La traversée

Message par Yhoalibeth » lun. 5 nov. 2018 14:10

« Eh bien, je suppose que ce gentilhomme affété nous ouvre la voie. Je vais également dès l’abord prendre possession de mes quartiers. M. D’Orell, souffrez que je vous emboîte le pas ? Ainsi donc, M. Almeida et vous-même avez quelque accointance, puis-je déduire ? C’est étrange, moi-même ne… » Puis le son de ma voix se fait plus distant et indistinct à mesure que, descendant les escaliers, je m’engage sous le pont et repère ma cabine.
Découvrant que je partage vraisemblablement celle-ci avec les deux gentilshommes de science, je décide de faire preuve de courtoisie et de les laisser choisir la couchette et le coin de la cabine qu’ils préféreront occuper. Et avec un enthousiasme masquant difficilement le malaise des premières rencontres, je tenterai de faire connaissance avec ces deux compagnons.

Une semaine, c’est long mais c’est court. J’augure que cette première semaine sera avant tout marquée par l’accent de la découverte. Tout étant si neuf et inconnu pour elle qui n’a connu que la terre ferme, Yhoalibeth se montrera très curieuse de ce qui l’entoure. Ignorante de l’agitation des navires et du métier des travailleurs de la mer, elle observera attentivement les activités des différents marins sur le pont et tentera de s’entretenir, sinon de se lier, avec les plus affables et les plus disponibles d’entre eux. Probablement sujette aux affres du mal de mer, elle n’hésitera pas à s’enquérir auprès d’Eugénie de Zuolaga de quelque remède propre à calmer le malaise dû au roulis pendant quelques heures au moins.
Cartographe avant tout, et bien que sa tâche de commencera que bien plus tard, Yhoalibeth, professionnelle, souhaitera :
- discuter avec le timonier, notamment avec Renada, de nuit, pour tâcher de comprendre comment il est possible de tenir le cap et de se situer sur une carte lorsque l’on parcourt un terrain aussi partout semblable à lui-même que l’océan ;
- demander quels astres sont les plus importants pour les marins ;
- tenir un relevé – à tout le moins mental – rigoureux des ciels nocturnes sous lesquels nous naviguons, surtout compte tenu de la chance que nous avons, loin de toute ville, de pouvoir observer une cartographie des étoiles d’une grande pureté ;
- commencer à tenir un journal de ce voyage.

Je n’ai que trois petites questions pour le moment : 1) où se situent les quartiers des autres membres de l’équipage ? 2) où partageons-nous nos repas ? 3) y a-t-il par hasard certains membres d’équipage qui ont amené des instruments de musique pour égayer les soirées ? Car, si certains moments de relâche s’y prêtent, j’aimerais y participer en récitant un conte ou deux.

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Re: Chapitre 1 - La traversée

Message par Léon D'Orell » ven. 9 nov. 2018 20:19

Léon leur emboite le pas, et se tourne vers Hierroloharà: "Madame, enchanté.", "Effectivement, nous avons déjà travaillé ensemble" Puis, à Zacarias: "Cher Zacarias, je suis également content de vous voir ici. Je vous ai envoyé une lettre pour vous annoncer ma présence, mais tout s'est décidé fort vite, et je pense qu'elle arrivera chez vous après notre départ.".

Durant la semaine, je souhaite:
- Discuter un peu avec l'équipage, en particulier si les repas sont partagés.
- Essayer d'apprendre à monter au mat, afin de pouvoir parfois surveiller l'horizon, car il est très impatient de voir la terre (déjà).
- Parler avec Zacarias pour lui demander des nouvelles, et m'enquérir de ses projets durant l'expédition
- Faire connaissance avec Hierrolohara, et discuter avec elle des astres visibles durant la nuit, si cela ne la dérange pas de se lancer dans un petit cours improvisé d'astronomie.
- S'enquérir auprès des matelots des dangers potentiels encourus en mer, et de ce qui est prévu pour y faire face.
- Pour passer le temps, il réalise des esquisses de la vue depuis le pont à divers moments de la journée.

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Re: Chapitre 1 - La traversée

Message par Eugénie » lun. 12 nov. 2018 11:29

Chers passagers,
Nous avons dû nous rencontrer, sur le pont pour admirer le spectacle d'un coucher de soleil, à table lors d'un dîner en compagnie des officiers, ou lors d'une consultation pour un mal de mer, une plaie ou une bosse. Je suis Eugénie, le médecin de bord.
Cependant, vous aurez vite compris que traiter ce genre de petits maux ne m'enchante guère et j'ai tendance à manquer cruellement de patience dans ces occasions. En revanche, toute opération nécessitant l'utilisation d'une scie me passionne. Si bien que si je trouve une oreille attentive (et point trop sensible^^) je serais ravie de lui raconter mes plus brillantes chirurgies.
Je suis curieuse de vous chers compagnons, d'où venez-vous ? Comment fonctionnent vos instruments ? Pourquoi vous êtes-vous embarqués ? Que pensez-vous que nous allons trouver là-bas ? Avez-vous peur ? Avez-vous hâte ?
Mes questions sont posées avec candeur et je ne me vexerais pas si vous me trouvez indiscrète.

Je suis attentive au comportement et au moral de chacun sur le bateau.

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Re: Chapitre 1 - La traversée

Message par Yhoalibeth » mer. 14 nov. 2018 17:21

Premier matin, de consultation auprès de notre médecin Eugénie de Zuolaga après une nuit particulièrement malaisée, il ne fait guère de doute que Yhoalibeth – « appelez-moi Adia, si vous préférez » – et Eugénie trouveront à échanger de premières amabilités.
« N’est-ce pas un curieux endroit, pour se rencontrer ? Une cabine de médecin, sur un càravo qui nous emmène aux confins du monde. Vous m’auriez raconté cette histoire encore une semaine avant le Cataclysme, je vous aurais volontiers ri au nez. Oh, gentiment, bien sûr ! », se tapotant deux fois le front, confuse et affolée à l’idée d’avoir pu exprimer quelque chose de blessant à son interlocutrice, « je n’irais pas rire comme cela, comme qui dirait pour un rien, malveillamment, de qui que ce soit ! Mais le Cataclysme a eu lieu. Le Cataclysme a apporté ses désastres et emporté nos trésors. Je suis sûre qu’il ne vous a pas épargnée non plus, Eugénie. J’ai fait mes adieux à ce qu’il reste de ma famille, mes adieux à mon aimé – enfin, au si peu que j’aimais encore en lui –, mes adieux à ce vieux continent qui s’étouffe sous lui-même. » Marquant un temps, se tapotant une nouvelle fois le front, puis reprenant, d’un ton enjoué inattendu : « Savez-vous que je deviendrai la plus grande cartographe de tous les temps ? Ahah ! Les vieux barbus scribouillards sont finis. Ils se prétendent cartographes ? Des cacographes, oui, tous autant qu’ils sont, je peux vous le dire ! Ahah ! Mais venez donc sur le pont, un de ces soirs. Je vous montrerai comment mesurer les distances entre les îles, entre les terres, entre les astres, et je vous raconterai la légende du bâton de Jacob, mon instrument fétiche, si vous aimez les légendes. Et vous-même me raconterez vos propres légendes. Si nous avons la meilleure des médecins, nous aurons la meilleure des vigueurs pour arpenter les nouveaux mondes ! »
Des paroles que MM. D’Orell et Almeida, en tant que voisins de cabine, auront l’occasion d’entendre.

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Re: Chapitre 1 - La traversée

Message par Zacarias Almeida » mer. 14 nov. 2018 19:35

Arrivé dans la cabine, Zacarias pose ses sacs sur le lit et passe une main dans ses cheveux ébouriffés (une vue à laquelle les autres passagers s'habitueront bientôt, car il ne semble jamais prendre la peine de les coiffer). La pensée lui passe par la tête que la cabine est plus sobre que ce dont il a l'habitude...mais il se reprend : de ce dont il avait l'habitude, avant le Cataclysme. Mais il y a assez de place sur le bateau pour qu'il puisse avancer tranquillement sur son projet, et c'est tout ce qui lui importe.
Il ouvre l'une de ses trois malles, la bleue, et commence à en sortir des affaires avec une fébrilité déconcertante étant donné la longue traversée qui les attend: papier, plume, encre, équerre, compas, et un ensemble de rouleaux de papier recouverts de dessins finement tracés. Le bruit de la porte le fait se retourner et, apercevant D'Orell, il l'interpelle avec la même fébrilité - sans penser une seconde à laisser à son compagnon de cabine le temps de déposer ses propres affaires :
- "Léon ! Venez voir mon dernier projet !"
Et, comme il le fera plus tard devant Yhoalibeth lorsqu'elle entrera à son tour dans la cabine, il déploie devant lui les rouleaux. La plupart des dessins sont couverts de mesures, de formes géométriques découpées par des calculs d'angle incompréhensibles à quiconque d'autre que leur auteur. L'un d'eux, qui semble proposer une vue d'ensemble, attire pourtant l'attention : il représente un objet étrange, un genre de ballon qui semble attaché par des cordes à une plate-forme sur laquelle, en scrutant les détails du dessin, Léon apercevra des figures humaines. Juste au-dessus de leurs têtes, un objet dont s'échappe quelque chose qui ressemble à une flamme.
Voyant l'air perplexe de Léon, Zacarias s'exclame :
- "J'ai trouvé le moyen de naviguer dans les airs !"

Même s'il semble plus absorbé par ses prototypes et ses schémas que par ses compagnons de voyage durant la soirée qui suit, Zacarias sera attentif à leurs réactions face à son prototype. Il travaillera tard dans la nuit sur ses schémas (il leur a expliqué qu'il veut utiliser la traversée pour vérifier tous ses calculs, et pouvoir tester son prototype dès l'arrivée sur la terre ferme), à la lumière d'une bougie. Du moins jusqu'à ce qu'une vague un peu plus forte que les autres fasse tanguer une fois de plus le bateau, et qu'il lève le nez suffisamment longtemps de ses dessins pour réaliser qu'il ne se sent pas très bien...
Après une nuit plutôt mouvementée, il ira donc trouver au matin Eugénie, en ne s'étonnant qu'à moitié d'y voir déjà Yhoalibeth : il avait bien remarqué son lit vide, et s'était douté qu'elle était sujette au même mal ! Il racontera à nouveau ses projets à la médecin de bord, et ne s'offensera pas (bien au contraire) qu'elle semble les prendre plus au sérieux que sa nausée. Son mal de mer étant persistant, il devra s'attarder auprès d'elle, et finira donc par se distraire suffisamment longtemps de ses réflexions pour l'interroger à son tour sur ses expériences - et s'intéresser très attentivement à ce qu'elle a pu en apprendre de l'anatomie humaine ou animale.
Zacarias finira par se rendre à l'évidence : son mal de mer l'empêche de travailler à ses prototypes, et il est repris de nausées dès qu'il retourne dans la cabine pour continuer ses calculs, ou essayer de lire. Il sera donc forcé - à son corps défendant - de se balader sur le bateau et de passer le plus clair de son temps sur le pont. De mauvaise humeur pendant les premiers jours, il finira par se prendre de passion pour les ressorts de la navigation - non sans intérêt, puisqu'il imagine que faire naviguer son ballon requerra quelque chose de similaire. Il ira donc notamment parler avec les timoniers, Olegàrio et Renada, et avec la maître voilier, Wektra. S'il se sent en confiance, il leur parlera peut-être de son prototype. Et, surtout, il essaiera d'en savoir plus sur la capitaine et sur les façons possibles de l'aborder...
A force de parcourir le pont, il finira par prendre des couleurs et par se redresser, ce qui fera apparaître sa grande taille, et lui donnera un air moins chétif (ses cheveux, en revanche, resteront toujours aussi ébouriffés). Et, tenu à l'écart de son obsession, sa conversation deviendra aussi plus variée; il s'intéressera à son tour aux vies D'Orell et de Hierroloharà, et aux raisons qui les ont poussés à entreprendre ce voyage (et il demandera à Adia de lui raconter la légende du bâton de Jacob). A l'occasion, peut-être enhardi par un alcool dont il a peu l'habitude, il se laissera aller à les faire rire avec lui en expliquant comment, bien qu'enfant précoce, il est peu à peu devenu la bête noire de certains de ses maîtres, à force de mettre plus d'énergie et d'intelligence dans ses propres lubies que dans les exercices qu'on attendait de lui. Il racontera comment sa famille avait alors abandonné l'idée de le voir un jour devenir marchand, et avait continué à subvenir à ses besoins en le laissant travailler sur ses prototypes - ils avaient alors suffisamment d'argent pour se permettre le luxe d'un fils oisif. Les choses avaient bien changé après le cataclysme, et il terminera son récit, en reprenant une gorgée d'alcool - décidément très bon ! - sur une exultation : ce bateau est le miracle qui l'a sauvé de son triste sort de négociant en textiles !

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