Jahvul et la demeure de la bête

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Markjan
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Jahvul et la demeure de la bête

Message par Markjan » mar. 6 mars 2018 19:10

Lorsque le prince éfrit Jhavhul a finalement découvert le tombeau de l’un des rejetons de Rovagug, Xotani le Saignefeu, il savait qu’il aurait besoin d’un lieu dans lequel accueillir ses disciples. Il ordonna la création d’un vaste complexe de temples doté de plusieurs niveaux souterrains et, pour tenter de se cacher de ses ennemis, fit de ceux qui avaient construit son temple les premiers sacrifices à Rovagug sur l’autel de la Demeure de la Bête.
Dès lors, seule la caste dirigeante des prêtres sut que leur protecteur, qui résidait dans un complexe enfoui encore plus profondément sous la montagne Pâle, n’était pas véritablement un serviteur direct de la Bête hirsute, mais simplement un prince éfrit. Ceux que les prêtres de Jhavhul choisissaient parmi ses disciples pour recevoir les « Bénédictions de la Bête » ne se souciaient pourtant que peu de la véritable nature de leur bienfaiteur – pas plus qu’ils ne se souciaient du rituel étrange de prières et de requêtes inhabituelles visant à instiller le « sang du feu en Notre Seigneur Jhavhul », puisqu’à la fin du rituel, chacun de ces hommes avait le droit de communiquer son plus grand désir à la forme sombre qu’ils servaient et voir son souhait accompli.
Au fil des semaines et des mois suivants, les rangs des disciples de la Demeure de la Bête grossirent, et chaque nouvel arrivant qui s’éloignait du temple avait l’âme transformée.
Naturellement, Jhavhul se servait en réalité de ses disciples pour nourrir sa propre consommation de souhaits visant à permettre sa transformation en un monstre puissant : Xotani le Saignefeu. Mais afin de forcer la transformation, il lui fallait utiliser le pouvoir presque inimaginable de mille souhaits.
Incapable de bénéficier directement de sa capacité d’accorder des souhaits, Jhavhul était contraint de compter sur les souhaits des mortels. Les « rituels et les prières » qu’il exigeait d’eux étaient conçus pour appliquer à ses propres besoins deux des trois souhaits que l’éfrit pouvait accorder par jour, tandis que le troisième était accordé au mortel à titre de récompense pour ses services. Jhavhul s’assura qu’aucun subordonné ne reçoive jamais le bénéfice de plus d’un souhait pour deux raisons.
Tout d’abord, il savait que ce qu’il faisait engendrerait des ondulations dans la réalité qui alerteraient les autres génies – des ennemis qui s’opposeraient à ses plans. En étalant ces « ondulations » parmi des dizaines de disciples, il espérait faire en sorte que les ondulations restent de petite taille, plutôt que de créer un énorme crescendo concentré sur un être.
En second lieu, empêcher ses disciples de bénéficier de plus d’un souhait chacun lui permettait de contrôler leur puissance. Ses subordonnés se verraient accorder leur désir le plus cher, mais un seul uniquement – ce faisant, Jhavhul espérait éviter que l’un d’eux devienne si puissant qu’il pourrait décider de s’opposer directement à lui.

Mais Jhavhul sous-estima ses ennemis, et notamment la veille attentive dont ils faisaient preuve. Continuant à maltraiter la réalité, ses souhaits attirèrent rapidement l’attention d’une autre maîtresse des souhaits : la djinn Nefeshti.
Grâce à l’aide d’un amant humain du nom d’Andrathi, de ses cinq subordonnés janns et d’une petite armée lui appartenant en propre, les Templiers des cinq vents se mirent à la recherche de Jhavhul et attaquèrent ses gens. Les batailles qui s’ensuivirent firent rage à travers toute la région de la montagne Pâle tandis que Jhavhul essayait désespérément de tenir le temps qu’il lui fallait pour arriver au terme de ses mille souhaits.
Le sort décida cependant qu’il n’y parviendrait jamais. Andrathi se sacrifia afin de capturer Jhavhul et son armée dans une dimension magique contenue dans le légendaire parchemin de Kakishon. Mais avant que Nefeshti ne puisse mettre la main dessus, une des seules acolytes de Jhavhul qui réussit à échapper à ce funeste destin (une prêtresse gnolle du nom de Shirak), s’empara du parchemin et retourna à toutes jambes à la Demeure de la Bête, cachant l’artefact dans la plus profonde partie du temple, par-delà des enchantements de protection qui le dissimuleraient aux regards indiscrets pendant des siècles.
--> Voir l'histoire de Katapesh (3250), Javhul Nefeshti et les templiers des 5 vents

***

Situation au 2ème chapitre: GHARTOK le Roi-Charognard
Durant toutes ces années, la Demeure de la Bête servit de domicile à d’innombrables créatures, et pourtant rares sont celles qui connurent une aussi grande notoriété que son seigneur actuel : un immense gnoll du nom de Ghartok, connu de ses meutes comme le roi Charognard.
Même avant qu’il ne fasse de la Demeure de la Bête sa tanière, Ghartok était une légende parmi les tribus gnolles de la montagne Pâle. Son dédain à l’égard de la déesse traditionnelle des gnolls, Lamashtu, était bien connu – il affirmait depuis longtemps aux membres de sa meute qu’il existait de meilleurs dieux, profondément enfouis sous terre. Des dieux qui n’étaient pas aussi mous et fragiles qu’une chienne enceinte, des dieux qui ne méritaient que ce que la race des gnolls avait de plus fort et de plus puissant à offrir.
Les gnolls éprouvaient également une crainte surnaturelle à l’égard des ruines de la face nord de la montagne Pâle, mais lorsque Ghartok y conduisit un groupe de ces créatures triées sur le volet et en émergea seul et victorieux, armé d’une puissante hache magique et mesurant physiquement presque deux fois la taille qu’il faisait lorsqu’il était entré, sa puissance n’en fut qu’accrue. De même que sa célébrité.
Tandis que se répandaient les rumeurs faisant état d’un nouveau seigneur de guerre (un gnoll qui ne vénérait non pas Lamashtu mais Rovagug, qui s’était établi dans le lieu hanté qu’était la Demeure de la Bête, qui combattait avec une grande hache hurlante et qui était presque deux fois plus grand que la plupart de ses congénères), de plus en plus de tribus abandonnèrent leurs traditions pour se diriger vers la montagne Pâle. Elles apprirent que ce nouveau seigneur de guerre se faisait appeler le roi Charognard et que ceux qui tentaient de le défier apprenaient vite à quel point il était puissant.
À mesure que le temps passait et que les effectifs des tribus de la montagne Pâle augmentaient, le roi Charognard se retira dans les profondeurs de la Demeure de la Bête, uniquement assisté par ses plus proches alliés et esclaves. Aujourd’hui, la légende du roi Charognard est connue de chaque gnoll de la région de la montagne Pâle et, bien que certains chefs de clans régionaux prétendent être des descendants directs de leur féroce dirigeant, très peu ont réellement vu le roi Charognard en personne. Ghartok lui-même était pratiquement devenu un dieu aux yeux de ses tribus et la Demeure de la Bête était son trône.

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