Journal du sujet 123 (Raunel)

Image
Répondre
Avatar du membre
Hastein
Markjaniste Dément
Messages : 1167
Enregistré le : mar. 18 août 2009 01:00
Date de naissance : 27 sept. 1985

Journal du sujet 123 (Raunel)

Message par Hastein » jeu. 22 juil. 2010 13:11

C'est ici que le sujet 123, Raunel écrira son journal.

Image

Avatar du membre
Neuralnoise
Sdompy magnifiscient
Messages : 2415
Enregistré le : sam. 11 juil. 2009 01:00
Date de naissance : 18 mai 1989

Re: Journal du sujet 123 (Raunel)

Message par Neuralnoise » mar. 31 août 2010 12:53

Nos pas résonnent dans les couloirs de la section de l'hôpital psychiatrique nouvellement renommée en unité FLANDRE. Nous sommes en quête d'un meurtrier comme on en voit rarement : brutal, corrompu et aux méthodes inhabituelles. Nos foulées nous emmènent en direction plus loin encore dans l'unité en suivant les déductions de Varnias quant au lieu où nous pourrons révéler et arrêter le tueur. Une marche dans IELOF, le nom de l'hôpital, qui entre deux réflexions sur notre future tâche m'amène et m'oblige à rationaliser mon passé proche. En effet, je parle ici d'un passé datant de quelques jours, car l'entièreté des souvenirs de ma vie m'est opaque. Quelques images fugaces me reviennent, mais je suis dans l'impossibilité de donner un lieu, un nom et même une pensée sur celles-ci…

Ma deuxième existence à prit vie il n'y a que quelques jours. J'étais alors un simple patient de l'hôpital à la journée morne et morose, le lendemain aussi insipide que la veille. Chaque jour était le même. Cette réflexion pourrait d'ailleurs paraître comme un trait d'humour maintenant que la vérité a éclaté, car c'était un fait, mes journées de patient étaient identiques et mes nuits peuplées d'un unique cauchemar. Jusqu'au jour où je suis allé dans la bibliothèque, jour où j'ai repris le contrôle de mon existence, jour lors duquel la vraie nature du soi-disant médecin fut révélée. J'ai été torturé longuement et sans ménagement jusqu'à ce que mon corps cède face à ma volonté et que les ténèbres m'emportaient dans de paisibles songes.

Les souvenirs restent flous cependant je me rappel m'être réveillé dans ma chambre, perclus de douleurs pulsant aussi bien dans mon corps que dans mon esprit. Avec toute ma volonté, j'avais entrepris de sortir de ma cellule. Quelque chose s'était passé, un évènement anormal au vu des lumières, du bruit et de l'environnement. J'avais traîné ma carcasse jusqu'au self, espérant trouver de l'aide ou tout du moins quelqu'un capable de m'expliquer ce qui arrivait. Après quelques efforts, j'arrivai enfin dans l'enceinte du réfectoire où tout était sens dessus dessous, j'étais visiblement témoin des restes d'affrontements. Parmi les décombres, j'avais découvert trois personnes, deux hommes et une femme qui avaient eux aussi des difficultés à recouvrer leurs esprits. Nous étions sur la défensive malgré que certains d'entre eux avaient l'air de se connaître et de m'avoir déjà croisé, pour moi, ils n'étaient que des inconnus qui partageaient autant la condition de patient que celle de prisonnier. Nous nous sommes mis d'accord pour nous entraider et tenter de découvrir la vérité sur cet endroit et la raison de notre présence en ces lieux. Je restais perplexe quant à ces personnes, je ne les savais pas encore dignes de confiance et même encore maintenant les doutes persistent.

Quoi qu'il en soit, à peine nous étions-nous mis d'accord qu'une bande d'hommes ont fait irruption dans la pièce. Leur hostilité a révélé en chacun de nous notre instinct de survie, la femme prénommée Taryianna à eu un comportement étrange durant le temps qu'il nous a fallu pour sauver notre peau face à ce qu'il s'agissait de fervent du culte du Léviathan, tandis que l'un des hommes, prénommé Xanthis, révélait sa nature dérangeante de psyker, le dernier homme, Varnias, semblait quant à lui être quelqu'un d'honnête. L'escarmouche terminée, je m'étais interrogé sur mon aptitude au combat ainsi que sur celle de mes compagnons de cellule. Quelques choses en moi étaient tapies, sans que je puisse mettre le doigt dessus. Qu'il s'agisse autant de la façon dont je me suis battu que de la sensation que j'ai ressentie lorsque le prisonnier que nous avions interrogé expliquait le dogme de son culte et nomma l'Empereur.

Nous avions par la suite entrepris d'avancer plus loin dans les profondeurs des couloirs de l'hôpital où la santé mentale de Taryianna se révéla au grand jour lorsqu'elle attaqua des gardes qui nous avaient à peine parlé. Nous avions été obligés de nous défendre rapidement, ceux-ci étant équipés d'armes à feu face aux piètres armes récupérées sur les fanatiques du culte du Léviathan voir même un sac rempli de conserve nutritive pour Varnias. La personnalité de la femme s'était diamétralement changée d'un extrême à l'autre, l'apeurée laissant place à une sociopathe de premier ordre auquel s'ajoute une amnésie lorsqu'elle redevient "elle-même" et la transposition de ses actes comme étant les miens. Je suis donc rapidement devenu pour elle son protecteur, une pure invention de son esprit torturé que je n’arrive toujours pas assumer.

La suite de notre exploration nous avait amenés à rencontrer une des premières factions répandues dans l'hôpital, il s'agissait de l'unité PANDORA constituée de l'ancienne administration de IELOF. Nous avions eu affaire par l'intermédiaire d'un hololitique au directeur de l'hôpital qui nous avait enjoué à accepter son offre. Pour obtenir son aide, nous étions censés nous introduire dans une autre unité de IELOF appelée GEHIRN, les anciens médecins de l'hôpital, puis saboter leur générateur et si possible récupérer des dossiers de la très Sainte Inquisition. À quel prix? Je me pose encore la question, car nous n'avions aucune motivation a réalisé pareil acte et surtout aucune envie de participer aux guerres intestines de IELOF. Cependant, la menace aidant, nous avions accepté l'offre et nous sommes partis vers la zone contrôlée par GEHIRN. Une sortie tenue de plongée nous a permis d'admirer la taille du complexe qu'est IELOF et l'impossible estimation de la profondeur à laquelle nous étions. En plus du lieu, nous avons rencontré une faune hostile et très étrange ressemblant de loin à des hommes poissons hostiles et voraces que nous avons difficilement repoussés. Combat durant lequel, l'inefficacité martiale de Varnias se révéla suite à une grave blessure que seule l'intervention de Xanthis permit de stabiliser avant de nous obliger à nous dépêcher dans l'unité GEHIRN pour demander une aide plus conséquente qu'un tour de passe-passe de psyker, bien que ses talents me paraissent à présent plus utiles que menaçant.

Nous avions été accueillis par la médecin en chef de l'unité, Docteur APOSTEL, dont l'omniscience me déstabilisa alors que je cherchais à trouver une raison à notre présence sans nous attirer ses foudres. Néanmoins, Varnias avait reçu les soins nécessaires pour ne pas être un fardeau. Le temps nécessaire pour que les médecins s'occupent de lui, la directrice nous a à son tour proposé un travail avec à la clef quelque chose qu'on ne refuse pas : nos dossiers de patient. Après concertation du groupe, nous avions accepté son offre qui consistait à apporter des tubes au contenu inconnu à un associé de la directrice. L'individu, nommé Artus, tentait de faire cavalier seul, ce qui n'était bien sûr pas du goût de la directrice et en plus de la livraison, nous avions mission de le lui faire savoir et qu'il s'en rappelle définitivement. Nous étions donc partis à sa rencontre en direction son repère, un réfectoire, dans lequel nous avions dû faire face aux sbires d'Artus. Ils étaient certainement mentalement limités puisqu'ils ne se sont pas laissé démonter par notre arrivée intimidante et ils avaient choisi de nous affronter. Je suis peiné de voir que la totalité des personnes de cet hôpital est constamment sur la défensive, nous faisant passer pour des parias ne pouvant réclamer que l'aide de l'Empereur Dieu. Quoi qu'il en soit, chacun de nous a là encore révélé son aptitude au combat dont nous sommes, une nouvelle fois, sorti victorieux, mais non sans dégâts. Nous avions pu interroger un prisonnier, apeuré par la présence de Taryianna alors qu'elle nous avait fait de nouveau une démonstration de sa double personnalité. Celui-ci, plus couard que courageux, avait décidé de fuir et il récolta un tir dans le dos. À peine avions-nous réfléchi à un plan pour nous occuper d'Artus que celui-là même entrait dans la pièce. Sans plus attendre, nous lui sautions dessus pour le maîtriser. Une fois certain qu'il ne représentait pas de danger, nous lui avions fait part de ce que le Docteur APOSTEL attendait de lui, de même que pour les sévices corporels. Quelque chose d'étrange en moi s'était éveillé alors que je tranchais un des doigts d'Artus, comme demandé par APOSTEL. Je n'y ai pris ni plaisir, ni souffrance. Néanmoins, alors qu'Artus me frappa du genou, un voile rouge s'abattait devant mes yeux. Toujours armé d'une scie à os, je voulais lui déchirer les chairs. Je ne savais pas si ce genre d'émotion faisait partie de mon ancien moi ou était-ce une réaction que j'avais développée pour mieux survivre dans cet hôpital. Une réaction calquée sur toutes les personnes que nous avions rencontrées jusqu'alors qui s'était stoppé instantanément alors que Taryianna, une nouvelle fois prise d'une fièvre fracassait la mâchoire d'Artus.

La besogne terminée, nous étions repartis rendre des comptes à APOSTEL qui nous remerciait du travail. La colère commençait à me reprendre lorsque nous avions compris qu'elle nous avait bernés après qu'elle n'ait pu nous fournir le dossier que d'un seul d'entre nous. Elle prêchait qu'elle nous aiderait à retrouver le dossier de chacun d'entre nous, mais faire preuve d'un tel manque d'honnête me laissait hargneux.

C'est lors de cette entrevue que ma vie avait été révélée. En effet, l'unique dossier qu'elle détenait était le mien. Ma photo, mon nom, les détails de ma vie, j'étais un ecclésiaste au service de l'Empereur. Il est vrai que je ressentais comme une flamme brûlant en moi sans savoir de quoi il s'agissait, je brûlais d'une foi puissante et pure envers l'Empereur de l'Humanité. À cet instant j'avais compris mon destin en ces lieux. Je devais répandre Sa voix, chanter Son credo et rendre Sa justice. J'étais Raunel le missionnaire. J'étais à IELOF pour apprendre à ces païens la foi véritable. J'étais à IELOF car la volonté de l'Empereur devait être réalisée.

Le choc encaissé et après avoir promis à mes compagnons de les suivre jusqu'à ce qu'ils obtiennent à leur tour la vérité de leur existence, docteur APOSTEL nous avait proposé une nouvelle offre. Depuis quelque temps, au sein de l'unité voisine appelée FLANDRE se passaient des évènements étranges. La directrice nous avait présenté les cadavres d'hommes aux parties génitales atrophiées et au corps recouvert de tâche cancéreuse. Elle attendait de nous une enquête et si possible un sujet vivant contre sa récompense.

Nous ne souhaitions pas retourner du côté de l'unité PANDORA, nous les avions jugés indignes de confiance. De ce fait, nous nous étions mis en route vers l'unité FLANDRE laquelle est l'un des pires lieux de débauches jamais vues. J'ai dû intervenir physiquement sur un homme qui tentait d'abuser d'une très jeune fille enceinte ! Cette dernière nous avait dirigés dans le dédale de stupre et de luxure jusqu'à ce qui semblait être un ancien auditorium transformé en arène pour l'occasion. Avant de pouvoir avoir affaire à la maîtresse des lieux, Miss FLANDRE, nous avions dû assister à des combats sauvages et barbares qui ne m'ont pas plu. Néanmoins, nous avions pu remarquer des taches semblables à celles des hommes sur certaines combattantes ainsi que sur la petite que l'on venait de sauver des mains d'un fou. Les évènements terminés, Miss FLANDRE était venu à notre rencontre, elle semblait déjà connaître Taryianna. Nous lui avions fait part de notre venue, omettant que nous étions mandatés par ASPOTEL. L'entrevue nous avait permis d'apprendre qu'il y avait 7 morts tous les 7 jours et que FLANDRE nous autorisait à enquêter sur ces morts étranges et ces meurtres. Il nous a fallu tout de même prendre une nuit de repos après tout nos efforts, une nuit où résonne encore les échos d'un cauchemar datant de je ne sais quand.

Notre enquête nous avait amenés à étudier les lieux des crimes sur lesquels nous avons découvert les détails troublants que sont des traces de pas de rouille dont l'empreinte ressemble à un sabot et un vieillissement accéléré des lieux autour de la zone du meurtre. L'étude des différents lieux a permis à Varnias de déterminer une ritualisation des meurtres au niveau de leur localité dans l'unité FLANDRE ainsi que les lieux des prochaines attaques. Nous avions pu exclure l'hypothèse d'une personne lambda, quelque chose de non humain s'en prenait aux résidents de l'unité. Chose plus étrange encore lorsque l'attitude de Maria, la petite fille que nous avions sauvée, avait changé du tout au tout et que de sa propre bouche sortirent les termes de rituel, démon, etc. J'en étais venu à douter de la nature de la petite fille me préparant à annihiler une menace cachée. Nous avons aussi commencer à douter de Varnias, alors que nous pensions qu'il tentait de nous dissimuler son savoir, m'obligeant à le menacer d'une arme et à Xanthis de mettre en oeuvre son savoir de damné. Je me souviens m'être emporté puis la sérénité m'avait repris. Mes autres compagnons n'avaient pas l'air plus choqué que cela, cette dernière pensée s'étiolait alors que nos pas résonnaient dans les couloirs de l'unité FLANDRE. La zone des prochains meurtres se dévoilait face à nous…
- Où est le pognon Lebowski ?! Où il est ton putain de pognon, connard ?!
- Il doit être là, dans le fond, quelque part. Refais voir.

• The Big Lebowski •

:idea: Aider son MJ à rendre les parties épiques

Avatar du membre
Neuralnoise
Sdompy magnifiscient
Messages : 2415
Enregistré le : sam. 11 juil. 2009 01:00
Date de naissance : 18 mai 1989

Re: Journal du sujet 123 (Raunel)

Message par Neuralnoise » jeu. 18 nov. 2010 16:01

Une fois arrivé sur place, la jeune Maria avait de nouveau changé de comportement. Elle était redevenue glaciale, cinglante et sarcastique. En d'autres temps, j'aurai du me faire violence pour ne pas lui rappeler physiquement qu'elle place elle avait dans l'échiquier de l'Empereur mais dans le cas présent, elle vomissait son humeur mauvaise à Varnias, ce qui n'était donc pas sans me faire plaisir suite à son acte. Quoi qu'il en soit, nous nous étions mis en quête de réponse vis-à-vis du lieu et d'évènements étranges. Absolument personne n'était apte à nous répondre convenablement ou avec précision, à vrai dire, c'était prévisible : vivre dans l'unité Flandre c'était avant tout pour oublier. Toute cette perversion, cette ignominie transpirant le stupre et la luxure, me rendait mal à l'aise. Mes prières envers l'Empereur et Ses saints ne cessaient jamais, chaque pas nous laissant découvrir des lieux pires que le pas précédent. Je me suis moi-même étonné en remarquant que les textes de ces prières venaient d'elles-mêmes dans mon esprit et que je les avais entonnés sans m'en rendre compte avant de longues minutes.

Après quelques heures d'errance, nous avions décidé de revoir la dirigeante Flandre, la nuit allait bientôt tomber accompagnés de son lot de sacrifices et nous n'étions pas en mesure d'affronter quoique soit cet ennemi. De nouveau confronté à cette tête de grox, il nous a fallu défendre notre position et expliquer à cette imbécile qu'être équipé était dans l'intérêt de l'unité Flandre. Nous avions alors rencontré une personne très aimable et serviable qui nous a offerts plus que ce que l'on espérait.

Cela fait, la tension devenait palpable. Les rues se vidaient au fur et à mesure que le temps s'écoulait. Nous avions guetté le meurtrier quelques minutes, jusqu'à ce que Maria sent une présence non humaine dans une partie de la zone et court dans sa direction. Cette gamine avait beau être une vraie peste, elle restait une gamine. Nous l'avions donc suivi, des cris s'élevant, jusqu'à ce que l'horreur se dresse face à nous. Ni nos cauchemars, ni les pires chimères auxquelles nous aurions songé n'étaient l'égale de ce qui se dressait dans cette pièce étroite où nous venions de pénétrer. Cette… chose était… l'archétype du mal à travers sa morphologie dérangeante, l'odeur qu'elle laissait flotter derrière elle, le cadavre empalé au bout de son arme. Cela se sentait dans l'air, pas physiquement, mais on pouvait sentir son aura maladive et… démoniaque !

Nos esprits n'avaient pas flanché, nous avions une mission et j'avais un devoir bien plus personnel à remplir. Mais la bête se faisait joueuse, nous obligeant à la poursuivre dans toute la zone grâce aux perceptions de Xanthis et de Maria. Nous avions à peine le temps de lui porter un coup qu'elle disparaissait déjà dans un nuage de mouche ailleurs dans la zone. Le combat avait été âpre jusqu'à ce que Maria révèle sa nature abjecte lorsque le démon, qui s'apprêtait à disparaître de nouveau, avait été pris dans les flammes purificatrices alors que la jeune femme s'était avancée dans la pièce pour déclencher ce cataclysme.

Nous remettant de nos émotions, je m'approchais du corps inconscient de Maria. Les préceptes de l'Empereur dieu interdissent l'existence même de pareils êtres. Alors que j'allais accomplir mon devoir, Xanthis voulut s'opposer mais les choses furent tout autres puisque cette femme dans ma tête m'en empêchait, prétextant que la fille devait vivre et sortir de cet endroit de fou.

Furieux de devoir renier l'un des piliers de ma foi, je les laissais tous là en plan pour retourner voir Flandre.

Ce n'est que plus tard le lendemain, quand mes compagnons m'ont rejoint que j'ai remarqué l'arme que tenait Taryianna. Je n'y avais pas fait attention au début de leur retour, je n'avais pas fait attention qu'elle tenait à présent en main l'arme du monstre que nous avions vaincu ! Je préférais éviter de hurler de nouveau, de peur de passer pour un de ces illuminés rédemptionnistes. Et puis après tout… je ne fais partis de l'ecclésiarchie que sur le papier et non dans mes souvenirs, je serais plutôt du genre à faire tout comme quand cela m'arrange.

Néanmoins, tout travail méritant salaire, nous avions obtenu de Flandre le droit de conserver l'équipement qu'on nous avait donné ainsi que des rations de survie auxquelles s'ajoutent des places d'honneur aux festivités du soir. Après une journée de repos, nous nous sommes donc rendus à l'arène où j'avais quelques plans. En effet, poussé par le désir de voir l'adjoint de Flandre trépassé pour son incompétence et sa bêtise et si possible gagner quelques éléments de valeur au passage. J'avais amené Taryianna à participer à la joute que nous avions déjà vu lors de laquelle le champion remporte une nuit avec une magnifique jeune femme. Il y avait une réelle raison à cela : l'arme récupérée sur le démon était-elle simplement faite de métal? Tout cela afin de vérifier mes doutes après avoir lu les passages adéquats dans le missel que le Docteur Apostel m'avait remis. Le combat fut prompt et sanglant et la réponse évidente : Taryianna détenait entre ses mains une arme démon ! J'avais préféré garder cela pour moi, mais d'après ce que j'avais lu à travers les psaumes, les prières et les textes sacrés du missel… Taryianna était la dernière personne dans l'univers à devoir posséder pareil objet !

C'est à la fin de ce combat que notre monde bascula. Un homme à l'aura imposante avait fait taire la foule et s'était mis à parler. Un simple regard m'avait permis de reconnaître l'infâme "Docteur" qui me "voulait du bien" avant de me retrouver libre dans cet asile de fou ! Les paroles de l'homme n'étaient que haine, arrogance et menaces. Cela avait été très court, mais percutant puis quelque chose avait changé, quelque chose d'horrible était en train de modifier la réalité. Derrière l'homme apparaissait une espèce de trou qui s'était rapidement révélé être une sorte de passage lorsque des molosses s'étaient mis à en sortir. La panique s'élevait dans l'arène puis le chaos s'était déchaîné. Des cris, des hurlements, des pleurs, du sang, des morts. Les molosses s'attaquaient à la foule et mes compagnons et moi avions été séparés. Je me débattais à grand renfort de coup de coude pour sortir de l'arène, les chiens n'étaient pas loin. Ce n'est que pas l'aide de Taryianna que j'ai pu vivre et retrouver mes compagnons pour fuir les lieux. Toujours accompagnés de Maria qui était à présent à notre… ma charge, il nous fallait trouver une sortie rapidement, une sortie vers Apostel. Nous avions donc pris le chemin nous menant jusqu'au monorail que nous avions emprunté pour arriver à l'unité Flandre. Sur notre route, nous avons dû faire face à des adversaires étranges au corps élancé et aux armures acérées. Tout c'est passé très vite et c'est sous le feu de l'ennemi que vous avons tenu position à la gare jusqu'à ce que le monorail arrive enfin pour notre salut à tous. Apostel était venu nous chercher avec le monorail, nous étions saufs, entiers et en sécurité. À peine m'étais-je assis que les ténèbres s'emparèrent de moi pour sombrer dans l'inconscience. Un moment éthéré durant lequel j'ai pu faire le point et réfléchir à ma place, à ce que je suis et à ce que je serais.

Arrivé à bon port, Varnias m'avait réveillé sans ménagement tandis qu'Apostel nous ramenait au sein de la section contrôlée par le Gehirn.

Après avoir pensé, nos plaies Apostel nous avaient expliqué qu'elle était notre supérieure hiérarchique. Avec un étonnement déconcertant, elle nous avait appris que nous faisions partie de la très Sainte Inquisition et que nous étions des agents ayant accepté de perdre leur identité pour le bien de l'humanité. Notre mission était de trouver le mal de Ielof, mal que nous venions de rencontrer : les eldars noirs. Il s'agissait d'une race xenos aux sombres desseins et qui se sont intéressés à Ielof. À peine avions-nous eu le temps d'encaisser l'information qu'Apostel nous donnait les prochaines directive : détruire Ielof. Un rapide débriefing où elle nous donnait les détails : détruire les portions de l'hôpital maintenant détenu par la secte du Léviathan ainsi que celles détenues par les dirigeants de Pandora. Elle nous avait donné peu d'équipement, la mission devait être rapide, mais efficace puisqu'elle nous a remis ce qu'elle appelle des bombes à plasma. Un plan des plus simples était de rallier la secte du Léviathan à notre cause en utilisant leur ferveur à notre mission. En effet, nous n'aurions jamais pu nous occuper à nous quatre de cette faction réunissant plusieurs centaines de membres.

Une fois tout mis au point, nous devions ressortir à l'extérieur de Ielof, dans l'immensité de l'océan, pour rejoindre les zones qui nous intéressaient. Le voyage avait été périlleux et quelques-uns d'entre nous ont bien failli y perdre la vie. Mais nous y sommes finalement arrivés. Le plus dangereux était devant nous, convaincre les Léviathans. Pour cela, je devais réunir le plus possible les bribes de mon passé et faire ressortir toute ma dévotion envers l'Empereur. Je devais me faire passer pour l'un des leurs… La chose n'allait pas être aisé, mais alors que nous arrivions dans une grande salle, nous avions pu assister à la mise à mort d'un homme, plusieurs cadavres pendaient aux murs, comme ci ils s'étaient eux même empalés sur des armes et autres objets tranchants fixés aux murs. Nous avions décidé de ne pas les déranger et c'est une fois le rituel achevé que nous sommes apparus au grand jour. Il m'a fallu toutes les peines du monde pour ne pas être ébranlé en remarquant que celle qui dirige la secte n'était autre que l'infirmière qui prenait soin de moi avant que je ne sois libre. Gagner sa confiance n'allait pas être facile après ce que je lui avais fait enduré. Mais je ne perdais pas l'objectif, je m'étais donc présenté et après un long discours haut en couleur, elle m'avait cru et sincère au point de m'incorporer à la secte en me tatouant à l'aide d'une lame rouillée le symbole du Léviathan sur le torse. Non sans douleur, je leur expliquais à travers plusieurs paraboles qu'il fallait attaquer Pandora et son régime totalitaire qui menaçait la venue du Léviathan sur Ielof. Suite à mon discours, j'accusais le coup pour comprendre rapidement qu'ils me voyaient tous sans exception comme l'élu qui devait les mener à la bataille et réincarner l'Empereur sur terre.

Nous avions eu le droit au repos, l'assaut avait été programmé le lendemain, de quoi nous laisser tous dormir sur un œil. Après une brève nuit, les préparatifs avançaient, les Léviathans étaient bientôt près au combat. Taryianna en avait alors profité pour déposer une des bombes près des générateurs de la secte tandis que je m'occupais à haranguer les combattants. Taryianna avait mis du temps à revenir, elle était amochée donc elle avait encore tapé avant de réfléchir. Grand bien lui en fasse.

L'heure arrivait enfin où j'allais mener avec mes compagnons cette foule de dégénérés. Après qu'on m'ait remis le sacro-saint lance-flamme qu'ils avaient l'air de vénérer, bien qu'à première vu il n'avait même pas l'air capable d'allumer un cierge, je prenais la tête de l'armée en direction de Pandora.
- Où est le pognon Lebowski ?! Où il est ton putain de pognon, connard ?!
- Il doit être là, dans le fond, quelque part. Refais voir.

• The Big Lebowski •

:idea: Aider son MJ à rendre les parties épiques

Avatar du membre
Neuralnoise
Sdompy magnifiscient
Messages : 2415
Enregistré le : sam. 11 juil. 2009 01:00
Date de naissance : 18 mai 1989

Re: Journal du sujet 123 (Raunel)

Message par Neuralnoise » dim. 19 juin 2011 23:52

Taryianna est morte...


 
Spoiler :

Image
- Où est le pognon Lebowski ?! Où il est ton putain de pognon, connard ?!
- Il doit être là, dans le fond, quelque part. Refais voir.

• The Big Lebowski •

:idea: Aider son MJ à rendre les parties épiques

Avatar du membre
Hastein
Markjaniste Dément
Messages : 1167
Enregistré le : mar. 18 août 2009 01:00
Date de naissance : 27 sept. 1985

Re: Journal du sujet 123 (Raunel)

Message par Hastein » mar. 21 juin 2011 11:47

L'Inquisition réquisitionne cette tablette cyber-data, veuillez transmettre ses secrets dans la boite à mp.
[/color]

Votre honnêteté vous fait honneur Raunel, vous devez savoir cependant que provoquer la mort d'un acolyte n'est pas dans les prérogatives de la mission. Au vue des circonstances, je ne peux pas vous en vouloir d'avoir pris les mesures nécessaires pour protéger votre couverture. Je vous demanderais à contrario de faire preuve de plus de prudence et de discrétion à l'avenir, vous n'êtes plus à Ieloff, vous vous trouvez désormais dans une cité ruche de l'Imperium. J'attends de vous que vous dépassiez vos réflexes de survie que vous a imposer ce lieu, ils sont peut être efficace de la part d'un ganger, mais ce n'est pas le comportement que j'attends de la part d'un acolyte, légat de mon autorité qui plus est.

Vous devez réfléchir avant d'agir et ne pas vous baser sur vos propres instincts de survie, cela vient de vous couter une estimée collègue qui vous a suivie depuis Ieloff. Ne cherchez pas cependant à trouver une excuse pour apaiser votre conscience en vous demandant si Taryana faisait partie d'un réseau ennemi, les circonstances de sa mort son accidentelles, le pur fruit d'un hasard mal placé dans lequel vous avez joué le rôle d’allumette. Apprenez de cette mort, faîtes en sorte que cette dernière ne soit pas morte en vain, vous avez encore une mission à accomplir, des collègues qui comptent sur vous pour accomplir la mission que je vous ai confié.

Je ne tolère pas l'échec Raunel, si vous arrivez à mener à bien votre mission, je pourrais penser à une punition moins sévère pour la mort de votre collègue. Je réitère donc mes conseils, calmer votre sang bouillonnant et réfléchissez avec toute votre équipe, vous n'êtes pas seuls, ils sont là pour vous épauler et permettre à cette mission de réussir. Je sais que vous ne me ferez pas défaut... Que l'Empereur veuille sur vous Raunel.

Inquisitrice Aurora Drain.

Avatar du membre
Neuralnoise
Sdompy magnifiscient
Messages : 2415
Enregistré le : sam. 11 juil. 2009 01:00
Date de naissance : 18 mai 1989

Re: Journal du sujet 123 (Raunel)

Message par Neuralnoise » mar. 21 juin 2011 17:57

Noeud coulant et chaise à bascule...

 
Spoiler :

Image
- Où est le pognon Lebowski ?! Où il est ton putain de pognon, connard ?!
- Il doit être là, dans le fond, quelque part. Refais voir.

• The Big Lebowski •

:idea: Aider son MJ à rendre les parties épiques

Répondre

Retourner vers « Dark Heresy par Hastein »

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 2 invités